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		<pubDate>Tue, 9 Feb 2010 17:03:31 +0100</pubDate>
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			<title>France, Economie</title>
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				<title><![CDATA[Ukraine : Timochenko n'a pas dit pas son dernier mot]]></title>
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				 				<![CDATA[Le Premier ministre ukrainien  refuse de reconnaître sa défaite et va contester le résultat de l'élection présidentielle, malgré des pressions de toutes parts, laissant présager une nouvelle période d'incertitude pour ce pays habitués aux crises. 
 "Je ne reconnaîtrai jamais la légitimité de la victoire de  avec un scrutin pareil", a déclaré Mme Timochenko lors d'une réunion lundi soir avec son groupe parlementaire, selon l'influent journal en ligne Ukraïnska Pravda, citant des sources au sein de son parti.
Plusieurs députés du bloc Timochenko ont indiqué mardi que des plaintes allaient être déposées devant les tribunaux pour remettre en cause le résultat du vote.
"Nous allons tout faire pour prouver que cette élection a été falsifiée", a déclaré le député Sergui Sobolev à la télévision. "Nous allons au cours des deux prochains jours préparer des plaintes devant les tribunaux administratifs", a-t-il ajouté.
 Mme Timochenko va d'abord tenter d'obtenir l'invalidation des résultats dans certains bureaux puis, en cas de succès, remettre en cause le résultat global du scrutin, a précisé une député du bloc Timochenko, Olena Choustik.
"S'il y a un verdict positif dans (plusieurs) tribunaux, alors nous contesterons le résultat global de l'élection", a-t-elle fait valoir, citée par l'agence Interfax, n'excluant pas dans ce cas un troisième tour.
L'opposant Ianoukovitch a obtenu 48,95% des suffrages dimanche contre 45,48% au Premier ministre, selon les résultats quasi-complets de l'élection publiés mardi par la Commission électorale centrale après le dépouillement de 99,95% des bulletins.
 Le Premier ministre, d'habitude plus flamboyante, observe un silence total sur sa stratégie post-scrutin. Une conférence de presse prévue lundi a été reportée à mardi à une heure indéterminée.
"Les tentatives d'invalider le résultat du vote sont un moyen de pression sur le camp adverse. Timochenko tente de gagner du temps pour les marchandages politiques à venir", estime le politologue indépendant Stanislav Belkovski.
Elle est pourtant sous pression non seulement du camp de M. Ianoukovitch qui l'appelle à se comporter en "démocrate" mais aussi de la communauté internationale qui l'a invitée à s'incliner après une élection jugée "transparente et honnête".
"Le monde enterre Ioulia", jubilait mardi le quotidien pro-Ianoukovitch Segodnia.
Le journal relève toutefois que "la victoire de Ianoukovitch n'est pas définitive" tant que le nouveau gouvernement n'est pas mis en place. La partie ne s'annonce pas facile, le futur président n'ayant pas de majorité au Parlement.
Pour se débarrasser du Premier ministre Timochenko, M. Ianoukovitch devra d'abord former une nouvelle majorité au Parlement et rallier pour ceci des transfuges du camp orange (de Timochenko et du président sortant Viktor Iouchtchenko).
Il peut aussi dissoudre l'Assemblée et convoquer des législatives anticipées, un scénario mal vu par tout le monde tant le pays est fatigué des crises politiques et élections à répétition.
Le quotidien pro-Timochenko Gazeta po-Kievski note pour sa part que l'écart assez étroit entre les deux candidats - à peine 3,5 points - leur complique la vie à tous les deux.
"(Résultat) au bord de l'infarctus. Cela rabat l'orgueil du vainqueur et le perdant s'en mord les doigts", écrit le journal.
"Il serait plus logique pour Mme Timochenko de renoncer au poste de Premier ministre et de laisser ses adversaires se noyer dans la crise économique (...) Mais elle n'a pas l'habitude de renoncer au pouvoir", souligne le journal.
Quant à M. Ianoukovitch, "il s'expose à tous les vents avec une avance si insignifiante", conclut le journal.

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				<author>contact@francebourse.com (France Bourse)</author>
				<pubDate>Tue, 9 Feb 2010 16:49:18 +0100</pubDate>
				<category>France, Economie</category>
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				<title><![CDATA[Un soldat français tué en Afghanistan, le 40ème depuis 2001]]></title>
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				 				<![CDATA[Un soldat français du 13e bataillon de Chasseurs Alpins (Chambéry) est mort en Afghanistan, dans la province de Kapisa (est), au cours d'une opération de protection d'un convoi logistique de l'armée nationale afghane, a indiqué mardi l'Elysée dans un communiqué.
Ce décès porte à 40 le nombre de soldats français tués en Afghanistan depuis le déploiement des premières troupes alliées, fin 2001.
"Le président de la République a appris avec beaucoup d'émotion la mort d'un soldat français du 13ème Bataillon de Chasseurs Alpins (Chambéry)", selon un communiqué de l'Elysée.
"Ce soldat participait à la protection d'un convoi logistique de l'armée nationale afghane en Kapisa, à l'entrée sud de la vallée d'Alasay. Au cours de l'opération, les éléments français ont été pris à partie par les insurgés. Un soldat français a été mortellement touché", poursuit le communiqué.
"Ce soldat a payé de sa vie l'engagement de la France au service de la paix et de la sécurité du peuple afghan", écrit le chef de l'Etat, qui "présente à la famille et à ses proches ses plus sincères condoléances et s'associe à leur douleur".
"Le chef de l'État a réaffirmé son soutien au peuple afghan et aux autorités afghanes. Il a condamné avec force cette violence aveugle et a exprimé la détermination de la France à continuer d'oeuvrer au sein de la Force internationale d'assistance à la sécurité. Cette force, mandatée par l'ONU, a reçu la mission de contribuer au retour de la stabilité, au rétablissement de la paix et au développement en Afghanistan".
La France compte quelque 3.750 soldats sur le théâtre des opérations afghan, dont près de 3.500 sur le sol afghan.

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				<author>contact@francebourse.com (France Bourse)</author>
				<pubDate>Tue, 9 Feb 2010 16:49:12 +0100</pubDate>
				<category>France, Economie</category>
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				<title><![CDATA[Trois collégiennes de 14 ans dix heures en garde à vue à Paris après une altercation]]></title>
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				 				<![CDATA[Trois collégiennes de 14 ans ont été placées en garde à vue pendant dix heures la semaine dernière dans un commissariat parisien après une bagarre dans leur collège, a annoncé à l'AFP la mère de l'une d'elles, confirmant une information de France Inter.
Un collégien, qui accompagnait les jeunes filles, a été interpellé le mardi 2 février, à 20H00, et n'a été relâché que le jeudi matin, à 1H00, après avoir passé plus de 25 heures en garde à vue, a précisé cette mère de famille.
Les faits remontent au mardi 2 février au soir, à la sortie d'un collège du XXe arrondissement de Paris, lorsqu'une bagarre éclate entre deux garçons. Le garçon, par la suite interpellé, donne des coups mais "pas les filles qui ont essayé de séparer les protagonistes", a affirmé la maman d'Anne, la collégienne interpellée chez elle.
Le lendemain, six policiers se rendent au collège et demandent à deux jeunes filles de les suivre. Ils vont ensuite au domicile d'Anne, restée à la maison car elle était souffrante. Cueillie chez elle à 10H30, elle part en jogging, la tenue dans laquelle elle dormait, avec les policiers.
Ceux-ci annoncent aux jeunes filles leur mise en garde à vue. Puis elles sont placées en cellule, leurs lacets ayant été confisqués.
Lors d'un transfert chez le médecin, les trois jeunes filles seront menottées dans le fourgon de police. Elles seront rendues à leurs parents le soir, à 20H00, après la prise de photos individuelles par la police.
"Je comprends très bien qu'on demande des explications après une bagarre, qu'il y ait une convocation au commissariat. Mais je trouve le dispositif d'interpellation au domicile suivi d'une garde à vue complètement disproportionné", a affirmé la mère d'Anne.
Interrogée par l'AFP, la préfecture de police a annoncé que le préfet de police avait demandé à l'Inspection générale des services (IGS, "police des polices") une enquête administrative pour savoir si une faute avait été commise par la police.
Le Directeur de la Sécurité de Proximité de l'Agglomération parisienne (DSPAP) Alain Gardère devait tenir une conférence de presse mardi, à 12H00, à la préfecture de police de Paris, 9, boulevard du Palais (IVe).
Selon la loi, un enfant de 13 à 16 ans peut être placé en garde à vue pendant 24 heures, si des indices laissent penser qu'il a commis ou tenté de commettre une infraction.

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				<author>contact@francebourse.com (France Bourse)</author>
				<pubDate>Tue, 9 Feb 2010 16:45:58 +0100</pubDate>
				<category>France, Economie</category>
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				<title><![CDATA[Le procès en appel du gang des barbares se tiendra sans Fofana]]></title>
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				 				<![CDATA[Youssouf Fofana, condamné en juillet à la perpétuité pour l'assassinat en janvier 2006 d'Ilan Halimi, a renoncé à faire appel, ce qui signifie que le second procès du gang des barbares à l'automne se déroulera en son absence, a-t-on appris mardi auprès du parquet général.

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				<author>contact@francebourse.com (France Bourse)</author>
				<pubDate>Tue, 9 Feb 2010 16:28:37 +0100</pubDate>
				<category>France, Economie</category>
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				<title><![CDATA[Cour des comptes: niches fiscales et congés des contrôleurs aériens pointés]]></title>
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				 				<![CDATA[Dérives des programmes d'armement, niches fiscales onéreuses, contrôles fiscaux inéquitables, congés "officieux" des contrôleurs aériens: le rapport annuel de la Cour des comptes, publié mardi, pointe une nouvelle série d'anomalies dans la gestion des deniers publics.
Toujours très attendu grâce au retentissement médiatique que Philippe Séguin avait su lui donner depuis sa nomination à la tête de cette institution en 2004, ce rapport, finalisé en décembre quelques semaines avant son décès, est "le dernier acte public qu'il aura marqué de son empreinte", a souligné le premier président par intérim, Alain Pichon.
Comme chaque année, la Cour consacre l'un des 25 chapitres de son rapport à la situation préoccupante des finances publiques de la France. Elle s'y alarme de la "dégradation" des déficits, notamment sociaux, causée non seulement par la crise mais aussi par l'incapacité du gouvernement à maîtriser suffisamment ses dépenses pour compenser les baisses d'impôts, en particulier les nouvelles "niches fiscales".
Des dispositifs de défiscalisation d'ailleurs épinglés dans le cas de la loi Girardin appliquée à la Nouvelle-Calédonie et à Wallis-et-Futuna. Une aide de l'Etat, "consentie directement sous forme de subventions, aurait été nettement moins onéreuse", assènent les magistrats de la rue Cambon.
Toujours au plan fiscal, la Cour déplore que les contribuables ne soient pas toujours égaux devant les contrôles car les agents du fisc visent en priorité le "rendement financier" et délaissent donc certains impôts jugés moins rentables, comme l'ISF, ou certains secteurs d'activité.
Côté social, la lutte contre les fraudes à l'assurance chômage, pour un préjudice évalué à près de 2 milliards d'euros par an, dont les "difficultés (sont) persistantes", essuie les critiques des magistrats, de même que la politique "coûteuse" en faveur des services à la personne.
Les Sages prônent en outre une évolution du modèle social de la SNCF pour l'harmoniser avec le "droit commun". Pour la RATP en revanche, elle recommande une aide pour financer ses infrastructures et une "opération-vérité" sur la dette qu'elle ne sera pas en mesure de rembourser, comme ce fut le cas pour la SNCF.
Toujours en matière de transports, les magistrats critiquent vertement un système "opaque" de congés officieux en vigueur chez les contrôleurs aériens, qui ne travailleraient qu'une centaine de jours par an, ce qui pourrait poser des problèmes de sécurité.
Les "dérives financières" des programmes d'armement, notamment les retards de l'avion de transport militaire A400M, ou encore le parc automobile surdimensionné de la police nationale ont également été passés au crible par la Cour des comptes.
Elle pointe enfin du doigt les "faiblesses" parfois coupables du contrôle des aides au développement rural, dont le recouvrement a pu être empêché par l'intervention personnelle d'un ancien ministre de l'Agriculture.
Le rapport s'attarde encore cette année sur une des "bizarreries" administratives que Philippe Séguin se plaisait régulièrement à débusquer: les inspecteurs de l'académie de Paris, "une survivance historique injustifiée" de l'administration napoléonienne qui a donné lieu au "dévoiement de l'utilisation de ces emplois publics pour permettre des nominations de collaborateurs d'autorités publiques".



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				<author>contact@francebourse.com (France Bourse)</author>
				<pubDate>Tue, 9 Feb 2010 16:24:13 +0100</pubDate>
				<category>France, Economie</category>
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				<title><![CDATA[UE : la Commission "Barroso II" démarre dans une Europe en crise]]></title>
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				 				<![CDATA[Le Parlement européen a accordé mardi sa confiance à la nouvelle Commission européenne de José Manuel Barroso, qui après une période de flottement de plus de trois mois va devoir s'atteler sans tarder à relancer la croissance économique.
L'équipe "Barroso II" a été adoubée par 488 voix pour, 137 contre et 72 abstentions. "Une majorité plus forte qu'il y a cinq ans", s'est félicité le Portugais, y voyant une "légitimité démocratique" claire pour son deuxième mandat qui court jusque fin octobre 2014.
Conservateurs, socialistes (sauf les Français) et libéraux, représentés dans la nouvelle équipe, l'ont soutenu, contrairement aux Verts, aux communistes et à quelques eurosceptiques.
Après plusieurs mois de gestion des affaires courantes, suite notamment au retard dans l'application du traité de Lisbonne, la Commission doit s'attaquer aux conséquences de la crise financière.
"Des défis urgents requièrent des actions urgentes, mon équipe est prête", a assuré M. Barroso.
Souvent mis en cause lors du premier mandat pour son immobilisme, le Portugais s'est voulu volontariste, promettant des "mesures à court terme pour remettre l'Europe au travail" et promouvoir la croissance et l'emploi.
M. Barroso a admis les problèmes actuels de l'Europe. Elle ne compte "pas encore" autant qu'elle devrait dans le monde, a-t-il reconnu, insistant sur le besoin de parler "avec une seule voix".
En particulier, "si nous voulons renforcer notre base industrielle (...) il faut une coordination économique plus forte", a-t-il estimé, alors que l'idée d'un "gouvernement économique" sera au centre d'un sommet des dirigeants européens jeudi à Bruxelles.
Reste à voir si la nouvelle Commission saura relever le défi.
Sa vice-présidente britannique Catherine Ashton, Haute représentante pour les Affaires étrangères censée incarner la "voix de l'Europe", est déjà sur la sellette pour son effacement après le séisme en Haïti. En privé, les Français lui reprochent aussi de ne pas maîtriser la langue de Molière.
A son image, beaucoup de membres de l'équipe "Barroso II" doivent encore convaincre. "Monsieur Barroso avait promis une Commission qui serait plus que la somme d'individualités, mais l'addition de beaucoup de zéros ne peut pas donner un résultat positif", a raillé le chef de file des écologistes, Daniel Cohn-Bendit.
Lors de leurs examens de passage en janvier devant le Parlement, "j'ai eu l'impression que c'était l'ordre des trappistes" et "que l'abbé José Manuel a dit à ses novices: ne dites rien plutôt que de dire des bêtises", a raillé le président des eurodéputés socialistes, Martin Schulz.
Enfin, la Commission risque d'avoir du mal à s'affirmer face aux Etats et au nouveau président de l'UE Herman Van Rompuy, à l'origine du sommet de jeudi à Bruxelles.
"N'écoutez pas trop les Etats", a conseillé le leader des libéraux au Parlement, Guy Verhofstadt, à M. Barroso, accusé par ses détracteurs d'avoir l'échine trop souple face à Nicolas Sarkozy ou Angela Merkel.
"Nous attendons de la Commission européenne qu'elle soit le moteur de l'Europe", a-t-il dit.
Une demande partagée même par la famille politique de M. Barroso, les conservateurs: leur président Joseph Daul réclame "une action énergique", car "la voix européenne n'a pas été à ce stade à la hauteur de nos espérances".
"S'il y a renationalisation (de l'UE) plutôt qu'un projet européen ambitieux, c'est la même chose qu'à Copenhague (sur le climat): les décisions sont prises par Barack Obama et Hu Jintao", les présidents américain et chinois, a mis en garde Martin Schulz.

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				<author>contact@francebourse.com (France Bourse)</author>
				<pubDate>Tue, 9 Feb 2010 16:08:23 +0100</pubDate>
				<category>France, Economie</category>
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				<title><![CDATA[Irak: l'excavation de l'antique cité d'Ur pourrait en faire l'égal des pyramides]]></title>
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				 				<![CDATA[La cité sumérienne d'Ur, où le patriarche Abraham naquit selon la Bible, pourrait devenir aussi célèbre que le site de pyramides de Gizeh en Egypte si une volonté politique existait, assurent les responsables irakiens et étrangers travaillant sur le site.
A peine 20% de la cité, située près de Nassiriya, dans le sud l'Irak, ont été découverts lors de fouilles réalisées aux 19e et 20e siècles par des archéologues britanniques et américains.
"Quand les fouilles reprendront, des tonnes d'antiquités seront mis au jour et rempliront les salles de musée. Ce site deviendra peut-être plus important que le site de Gizeh" où se trouvent les pyramides de Khéops, Képhren et Mykérinos ainsi que le Sphinx, s'enthousiasme Dhaif Mouhssin, responsable de la protection du site.
"Certains archéologues estiment qu'il faudra plus de trente ans pour faire sortir de terre la cité", ajoute l'homme en arpentant son territoire.
Le royaume d'Ur, fondé il y a plus de 4.500 ans, repose enseveli sous un grand tertre balayé par les vents au sommet duquel trône le majestueux Zigourat, une construction de briques à degrés dédiée à la déesse sumérienne de la lune, Nana.
Ur fut l'un des premiers centre de civilisation, établi sur les rives fertiles de l'Euphrate, où pour la première fois dans l'histoire de l'Humanité une écriture sous la forme de symboles cunéiformes a été utilisée.
C'est sous le règne du roi Ur-Nammu (environ 2112-2095 avant notre ère), un guerrier accompli et fondateur de la troisième dynastie de Sumer, que la cité a atteint son apogée pour s'étendre jusqu'à l'Iran. L'économie, la culture, l'art et la poésie ont fleuri. Le royaume était régi par une réelle administration et un code de lois.
"Il est certain que beaucoup plus de matériel reste à découvrir", assure Steve Tinney, professeur d'assyriologie à l'Université de Pennsylvanie (Etats-Unis), à l'origine des premières fouilles scientifiques menées avec le British Museum entre 1922 et 1934.
Il espère que des textes seront découverts pour mieux comprendre la culture et la religion polythéiste sumériennes. "Nous ne possédons pas de littérature sur Ur-Nammu et ses successeurs, sur les rituels et les prières", dit-il, joint par téléphone.
Le site d'Ur pourrait s'avérer unique s'il est confirmé qu'il recèle ce qui pourrait être, selon Dhaif Mouhssin, la demeure du patriarche Abraham, le père des trois religions monothéistes.
"On pense que c'est là qu'il résida car lors des fouilles de 1922, on a retrouvé son nom inscrit sur une pierre", explique-t-il devant un édifice de 27 pièces reconstruit sur ordre de Saddam Hussein en prévision d'une visite en 1999 de Jean Paul II, qui n'a jamais eu lieu.
Protégée par une fragile barrière et quelques gardes, Ur risque toutefois de rester une cité perdue dans un pays encore secoué par la violence et plus préoccupé par sa reconstruction que par l'archéologie.
"Il reste beaucoup à faire et un effort doit être consenti de concert avec le gouvernement central si le pays entend tirer profit de son énorme potentiel et devenir une Mecque du tourisme", estime Anna Prouse, une diplomate italienne responsable de l'Equipe de reconstruction régionale (PRT) dans la province de Zi Qar.
Outre Ur, la province possède 47 sites "d'une grande valeur archéologique", poursuit-elle.
Les autorités provinciales n'ont pas le budget pour entamer des fouilles titanesques et "se concentrent sur l'électricité, les systèmes d'égouts, les écoles, les routes, l'eau potable plutôt que l'archéologie", dit-elle.
Quant au gouvernement irakien, il n'a pas fait preuve jusqu'ici de volonté pour planifier des fouilles, même si des équipes d'archéologues ont recommencé depuis 2005 à travailler, insiste Mme Prouse.

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				<pubDate>Tue, 9 Feb 2010 15:29:58 +0100</pubDate>
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