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		<pubDate>Tue, 9 Feb 2010 18:27:52 +0100</pubDate>
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				<title><![CDATA[Interview de Edmond Abergel (MGI Digital Graphics) par JDH]]></title>
				<description>
				 				<![CDATA[MGI DIGITAL GRAPHICS est un pilier du portefeuille PEPITES, qui, au-delà, avait été recommandée à plusieurs reprises, tant en 2006 qu'en 2007 qu'en 2008.
Aujourd'hui, le titre gagne 88% depuis le 1er janvier et c'est l'une des rares valeurs d'Alternext a être revenue à un cours de bourse proche de ses plus hauts historiques d'avant-la-crise.

Une interview d'Edmond Abergel, PDG du groupe, s'impose à l'aube de la reprise.

Rappelons que MGI DIGITAL GRAPHICS est une société qui vend des stations d'impression numérique ainsi que des consommables.
Ses débouchés sont internationaux bien que 59% du CA soit réalisé en France

Voici les réponses d'Edmond Abergel aux questions de Jean-David Haddad :

JDH : Mr Abergel, bonjour et merci de répondre à mes questions, le titre MGI intéressant particulièrement nos abonnés étant donné que c'est un titre-phare du portefeuille PEPITES

Edmond Abergel : Tout le plaisir est pour moi

JDH : Comment MGI a traversé la crise? En regardant vos semestriels on a l'impression que vous n'en n'avez pas vraiment souffert, est-ce le cas?

EA : 2009 a été une année très enrichissante pour MGI. Comme vous le soulignez, sur le semestre passé nous avons fait malgré la crise une croissance de 9% au 1er semestre. Nous allons annoncer dans une dizaine de jours nos résultats, donc je ne vous en dirai pas plus à ce sujet. Nous n'avons pas ressenti la crise directement sur notre activité mais à travers les problèmes de financement de nos clients, uniquement...

JDH : Le marché des arts graphiques est en baisse de 30% environ sur le semestre! Comment se fait-il que vous, MGI, n'ayez pas, ou si peu, ressenti la crise?

EA : En fait la crise a fait ressortir l'adéquation de nos équipements par rapport à des gens qui hésitent à faire des investissements lourds. Ainsi nous avons gagné des parts de marché par rapport à des entreprises qui vendent de gros équipements bien plus chers, les notres offrant finalement aussi ce qu'ils attendent. 

JDH : Et comment voyez-vous la reprise? De manière optimiste je présume...

EA : 2009 a été une année de reconnaissance de l'ensemble des produits MGI par nos pairs. Nous avons réçu des prix qui démontrent cette reconnaissance. Nous avons fait un salon en septembre en Amérique du Nord qui s'est très bien passé... Donc oui nous voyons l'avenir et la reprise avec confiance, surtout que nous avons de gros intêréts de la part de nos concurrents qui souhaitent établir des partenariats et proposent de distribuer nos produits!

JDH : Pas de prévision chiffrée?

EA : Non, pas de prévision chiffrée...

JDH : Merci beaucoup de nous avoir accordé cette interview

EA : Merci de votre confiance!

Un article sera publié dans la prochaine lettre PEPITES du 1er novembre 2009

Francebourse.com
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				<author>contact@francebourse.com (France Bourse)</author>
				<pubDate>Thu, 1 Oct 2009 16:48:37 +0200</pubDate>
				<category>Interviews</category>
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				<title><![CDATA[Interview de Philippe Erb (WooGroup) par JDH]]></title>
				<description>
				 				<![CDATA[Philippe Erb, ancien directeur de banque, puis trader professionnel, auteur du best-seller "tout savoir sur le day-trading", fait la une d'Entreprendre, et revient au premier plan sur la scène financière internationale, avec la création de la société WooGroup dont il est PDG. Récemment introduite sur le marché libre, WooGroup s'attaque au monopole de Western Union sur le marché du transfert d'argent, en utilisant les moyens technologiques les plus modernes qui soient (installation d'automates que sont les kiosques, sortes de distributeurs de billets ultra-sophistiqués) permettant de faire du transfert d'argent "low cost". 
Tandis que WooGroup est l'objet du dossier de notre lettre PEPITES du 1er février 2009, Philippe Erb répond aux questions de Jean-David Haddad :

JDH : Mr Erb, tout le monde ne s'attaque pas à un business aussi établi que Western Union... Quand et comment vous est venue l'idée de WOOGROUP?
Philippe Erb : L'idée remonte à 3 ans environ. A cette époque, nous avons cherché à faciliter les retraits par nos clients de leurs plus-values effectués sur les marchés financiers à l'étranger. Nous avons alors démarré des négociations avec une banque et Mastercard afin de pouvoir transférer ces avoirs sur une carte de retrait.
Rapidement nous sommes passés du transfert scriptural à l'idée du transfert de cash après avoir utilisé les services des sociétés de transferts de cash .
Nous avons découvert un marché colossal de plus de 600 milliards de usd par an ou un leader domine sans réelle concurrence et donc des marges très importantes.

JDH : Votre expérience des marchés financiers peut-elle vous servir dans l'aventure WOOGROUP?
PE : Mon expérience de cadre dirigeant de banque me permet de comprendre les métiers de la banque et de savoir ce que pense cette corporation. Cela m'a aidé à obtenir des rdv pour représenter le projet notamment auprès de banque française. De plus j'ai une expérience en tant que correspondant tracfin qui me permet d'appréhender la compliance difficile de nos métiers avec une acuité particulière. Quand à mon expérience des marchés financiers elle nous permet de mieux comprendre et gérer les problèmes de risque de change auxquels nous sommes confrontés en permanence
 
JDH : En demandant leur avis à des gens d'expérience, je me suis laissé dire qu'un français indépendant (en ce sens qu'il n'est pas soutenu par un grand groupe bancaire) ne peut pas se lancer à l'assaut d'un tel projet. Que répondez-vous à cela?
PE : Je répondrai que c'est faux et vrai en même temps, en fait cela dépends des réglementations nationales. Notre métier est complémentaire à celui des banques, nos clients sont dans leur majorité non bancarisés.  Dans de nombreux pays nous négocions avec des banques ; nous apportons la technologie, en contrepartie elle nous permettent d'installer nos kiosques en façade.
La stratégie est gagnante-gagnante  puisque nous partageons les commissions, les banques y voient également une opération d'image pour elles ainsi que la possibilité de rendre leur PNB ( produit net bancaire) moins sensible au seul métier de l'intermédiation.
 
JDH : Votre projet a quelque chose d'éminemment politique (c'est une aide indirecte aux pays en voie de développement et un moyen de bancariser la population non bancarisée). Comptez-vous essayer d'obtenir un quelconque soutien du gouvernement?
PE : Je parlerai même d'aide directe. Il faut savoir que depuis 2005 les transferts d'argent représente la première source de financement de la majorité des pays africains devant les aides et prêts du FMI et de la banque mondiale.  Autant dire que ces transferts sont indispensables au développement .Toute réduction du coût de ces transferts ( et nos structure de charges nous permettent  de baisser les commissions habituelles  de façon très importantes ) se chiffrent rapidement en milliards d'euros en plus investis dans ces pays. A cet égard les autorités gouvernementales et para gouvernementales (banques centrales notamment) sont évidemment intéressés à laisser la concurrence réduire les prix.
 
JDH : Votre business plan prévisionnel est très ambitieux. Il suppose quel montant de levée de fonds, et sous quelle échéance?
PE : Le business plan tient compte la première année d'une augmentation de capital de 5 millions d'euros. Nous sommes en cours d'entretien avec les gérants de fonds dans ce but. En terme de diversification nous attendons également des investisseurs qualifiés à ce stade.
Mais nous sommes également en contact avancés avec des décideurs économiques et des chefs d'entreprises africains et également avec des groupes financiers d'Arabie saoudites, propriétaires entre autre de plusieurs banques et qui se montrent très intéressés par notre technologie. Ces investisseurs ont une capacité de feu presque illimitée et une volonté réelle d'être des acteurs significatifs dans les métiers de la finance en général et du transfert d'argent en particulier.

JDH : Si vous ne levez que 1 à 2 millions, par combien faut-il diviser le CA et le RN prévisionnels en 2010?
#FF6D22
La suite de l'interview, ainsi qu'une analyse complète du dossier, se trouvent dans la lettre PEPITES du 1er février 2009, en vente à l'unité :
http://www.francebourse.com/produits.fb 
Pour vous abonner :
http://www.francebourse.com/nos_abonnements.fb 

Question subsidiaire de JDH à Philippe Erb, uniquement pour les lecteurs de Francebourse.Com :

JDH : Ce que je vais vous demander n'a rien à voir avec WooGroup, mais en appelle à vos compétences sur la vision des marchés financiers... Comment voyez-vous l'avenir des indices boursiers, et quand espérez-vous un rebond? A moins que vous soyez baissier...
Philippe Erb : Je pense que les marchés sont très bas. Néanmoins, j'attends pour croire au rebond, que les banques commencent à présenter des trimestriels solides qui ne fassent plus apparaitre les effets de la crise financière. C'est pourquoi je m'attends à une zone de trading range sur les mois qui viennent (ça peut être 2800/3300, voire un peu plus large) avec une vraie reprise en fin d'année. Je pense que le plus dur est passé, que 2009 sera une année plus ou moins neutre, avec une forte volatilité, mais que 2010 devrait réellement voire les marchés repartir et fortement

JDH : Merci de ces réponses, et bonne chance à WooGroup!

Francebourse.com]]>
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				<author>contact@francebourse.com (France Bourse)</author>
				<pubDate>Mon, 2 Feb 2009 16:26:07 +0100</pubDate>
				<category>Interviews</category>
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				<title><![CDATA[Inteview de JT OLANO, PDG de O2I]]></title>
				<description>
				 				<![CDATA[Suite à ses annonces de résultats, Mr Olano, PDG de O2I, cotée sur Alternext (ALODI) a bien voulu répondre aux questions de notre directeur de l'information, Jean-David Haddad :

JDH : Jean-Thomas Olano, aujourd'hui, fin octobre 2008, où en êtes vous avec votre société O2i ? 
Jean-Thomas Olano : Nous avons fait un premier semestre rentable : plus de 200 000 euro de résultat net malgré l'intégration d'Avolis qui représente tout de même 160 personnes et qui nous a permis de faire passer les effectifs du groupe à 300 salariés aujourd'hui. Notre chiffre d'affaires semestriel sur le pôle ingénierie représente 15,8 millions d'euro et sur le pôle formation acquis l'année dernière, 7,3 millions d'euro. Nous multiplions par 4 ce chiffre d'affaires sur le pôle formation et nous sommes globalement sur un trend rentable puisque nous créons de la valeur de tous les côtés. 
JDH : Sur l'ensemble de l'année qu'espérez-vous au niveau des résultats ? 
JTO : Sans vouloir faire de prévisions trop précises nous espérons 50 millions d'euros de chiffre d'affaires sur l'ensemble de l'année 2008, répartis  de la manière suivante : 20 millions d'euro sur le pôle formation et 30 millions d'euro sur le pôle ingénierie. Bien entendu nous escomptons un résultat positif et une rentabilité nette comprise entre 1 et 2 % malgré la restructuration et ce fameux passage de 120 à 300 personnes suite à l'absorption d'Avolis et des autres filiales.
JDH : Très franchement ressentez vous la crise ou non ?
JTO : Nous profitons de la crise pour acquérir des société à moindre coût puisque notre trésorerie nous le permet. Par exemple nous allons pouvoir ramasser une société de formation dans le Sud de la France à 40 000 euro alors qu'elle était vendable à 600 000 euro en juillet dernier. Cette société réalise plus d'un million d'euro de chiffre d'affaires. Nous allons également acheter une société à la barre du tribunal de commerce que nous allons bien sûr redresser en l'intégrant dans notre périmètre. Toutes ces acquisitions auraient été impossibles quelques mois en arrière, par conséquent, étant donné que nous avons du cash, nous pouvons profiter de cette crise financière. 
JDH : Si je reprends vos espérances sur l'année 2008, je m'aperçois que la rentabilité nette (de 1 à 2 %) est moindre que ce qui était escompté. 
JTO : Certes cette rentabilité est moindre que prévue mais nous avons tout de même réussi à totalement intégrer nos filiales (en particulier sur le pôle formation) et nous sommes confiants car nous avons aujourd'hui une ambiance de travail très forte qui devrait tourner à plein régime pour 2009. 
JDH : Justement quels sont vos objectifs sur 2009 ? 

La suite de l'interview se trouvera dans la lettre PEPITES du 1er novembre 2008, avec une analyse complète de la société O2I

Pour vous abonner :
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Francebourse.com]]>
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				<link>http://www.francebourse.com/fiche_news_32922.fb</link>
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				<author>contact@francebourse.com (France Bourse)</author>
				<pubDate>Thu, 30 Oct 2008 16:45:16 +0100</pubDate>
				<category>Interviews</category>
 							</item>
		
			<item>
				<title><![CDATA[Interview du PDG de Thomas Fleurs]]></title>
				<description>
				 				<![CDATA[Nous avons eu en ligne le PDG de Thomas Fleurs, Mr Van Pulthom, qui a eu l'amabilité de répondre à nos questions

FB : En 2 mots, pouvez-vous rappeler votre métier à nos lecteurs?
Mr VP : Notre métier, qui consiste à vendre des fleurs en gros à un fleuriste, permet à ce dernier de choisir lui-même ses fleurs et de ne pas se faire imposer des fleurs standard livrées par une centrale

FB : Qui sont vos clients?
Mr VP : Ce sont des fleuristes indépendants, des petits grossistes également. A noter que beaucoup de nos clients sont liés à Interflora

FB : Vous ne travaillez donc pas avec des enseignes comme Monceau Fleurs, dont le métier est précisément aux antipodes de ce que vous décrivez?
Mr VP : Non, bien sur que non

FB : Allez-vous annoncer de bons résultats cette année?
Mr VP : Sur 2008, ils seront en forte croissance mais pas si élevés, puisque nous attendons 700 à 800 K€ de résultat net. Par contre, sur 2009 ca devrait etre excellent

FB : Pouvez-vous chiffrer SVP?
Mr VP : Nous attendons sur 2009, 43 à 44M€ de chiffre d'affaire dont 7 à 8% de résultat net

FB : Ce qui fait donc dans les 3 M€ de résultat net!
Mr VP : Exactement

FB : Que pensez-vous des variations du cours de votre action?
Mr VP : Pas de commentaire sur la valeur du cours. Néanmoins, je déplore que des gens achètent et revendent 100 ou 200 titres, ce qui est une erreur car le marché libre est au fixing, et il est donc propice à acheter des valeurs et les garder longtemps en portefeuille.

FB : Envisagez-vous donc de changer de marché?
Mr VP : Bien sur nous pensons à Alternext mais pour le moment j'estime que nous ne sommes pas assez murs

FB : Y a-t-il autre chose que vous souhaitez communiquer à nos lecteurs?
Mr VP : Sans vouloir entrer dans des éléments confidentiels, dans les semaines qui viennent nous aurons une nouvelle importante à annoncer. Je ne peux en dire plus... 

FB : Merci d'avoir répondu à nos questions
Mr VP : Merci à vous et aux lecteurs de Francebourse

Francebourse.com]]>
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				<link>http://www.francebourse.com/fiche_news_31705.fb</link>
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				<author>contact@francebourse.com (France Bourse)</author>
				<pubDate>Fri, 3 Oct 2008 16:20:25 +0200</pubDate>
				<category>Interviews</category>
 							</item>
		
			<item>
				<title><![CDATA[Interview de Jean-David Haddad par La Chaîne Météo]]></title>
				<description>
				 				<![CDATA[La météo a des incidences économiques. En pleine saison des tempêtes tropicales et des ouragans, l'évolution des marchés du pétrole est soumise à ces aléas climatiques.
Jean-David Haddad fournit son analyse en exclusivité pour La Chaîne Météo.

Interview diffusée le 1er septembre 2008.

Francebourse.com
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				<link>http://www.francebourse.com/fiche_news_30396.fb</link>
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				<author>contact@francebourse.com (France Bourse)</author>
				<pubDate>Wed, 3 Sep 2008 10:29:01 +0200</pubDate>
				<category>Interviews</category>
 							</item>
		
			<item>
				<title><![CDATA[Intervention vidéo de Jean David Haddad 11 juillet 2008 ]]></title>
				<description>
				 				<![CDATA[Vous vous posez beaucoup de  questions, tant sur l'avenir des marchés que sur la baisse du nombre de mails que vous recevez actuellement.
Notre Directeur de l'Information, Jean-David Haddad a choisi de répondre à vos inquiétudes, vos doutes légitimes compte-tenu de la crise actuelle.]]>
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				<link>http://www.francebourse.com/fiche_news_28773.fb</link>
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				<author>contact@francebourse.com (France Bourse)</author>
				<pubDate>Fri, 11 Jul 2008 17:24:35 +0200</pubDate>
				<category>Interviews</category>
 							</item>
		
			<item>
				<title><![CDATA[H2O Innovation : Interview de Guy Goulet]]></title>
				<description>
				 				<![CDATA[L'actualité si fournie d'H2O Innovation ne pouvait pas nous laisser insensible. Nous avons contacté au Québec, par téléphone - décalage horaire oblige -, Guy Goulet. Le PDG de cette société nord-américaine, qui a fait son entré récemment sur le marché parisien d'Alternext, est revenu pour nous sur sa stratégie de croissance et de développement.

 Francebourse.com : Notre dernier article consacré à votre entreprise et paru dans notre lettre Les Pépites de Francebourse de juillet s'intitule « De l'eau au moulin ». Et je crois qu'il représente bien la réalité d'H2O Innovation depuis quelques mois, n'est-ce pas ?
Guy Goulet : En effet, notre actualité a été bien dense ces derniers mois avec de nombreuses annonces. Et l'histoire du groupe en elle-même suit cette dynamique, avec huit acquisitions en 8 ans qui nous ont amené à constituer un portefeuille de technologies de qualité. En 2000, H2O Innovation naît pour consolider l'industrie de l'eau alors que le Canada vient de connaître un problème de santé publique majeur. Aujourd'hui, nous sommes à même de solutionner toutes les problématiques d'eau pour des municipalités ou des entreprises.
 
Francebourse.com : Parlez-nous de votre dernière acquisition, Itasca ?
Guy Goulet : Il s'agit là d'une acquisition stratégique. Nous avons levé 25 millions de dollars au cours des deux dernières années et nous disposions de cash - 14 millions avant la dernière opération - faute d'avoir trouvé une cible intéressante et qui ne soit pas survalorisée. Nous avons donc pris le temps de trouver une compagnie profitable qui puisse nous permettre d'améliorer nos marges et de rendre notre cash flow positif. 
En cela, l'acquisition d'Itasca était un peu différente de celles que nous avions déjà réalisées. Jusqu'à présent, notre stratégie de croissance externe cherchait surtout à initier des synergies et à créer de la croissance organique. Avec Itasca, nous voulons véritablement devenir « cash flow positive », ce qui est un de nos points faibles. Avec le savoir-faire technologique et le carnet d'adresses d'Itasca, nous visons davantage de contrats de traitement des eaux issues de procédés industriels. D'une part, nous ajoutons une deuxième corde à notre arc. D'autre part, ce sont des contrats qui offrent une meilleure marge que ceux passés avec les municipalités. Sur une base pro forma, cette acquisition, fait déjà apparaître des cash flows positifs.
 
Francebourse.com : A ce propos, Francebourse souligne en effet que H2O Innovation doit faire attention à ses marges si l'entreprise veut répondre à un carnet de commandes qui ne cesse d'augmenter, compte tenu de l'accroissement de son périmètre géographique et technologique. Quelle sera votre politique à ce sujet ?
Guy Goulet : L'acquisition d'Itasca nous apporte une véritable complémentarité du point de vue de nos compétences, de notre localisation sur le territoire américain et va créer des synergies à la fois technologiques, commerciales et financières. Sur ce point par exemple, le marché du traitement des eaux industrielles engendre beaucoup de projets à retour rapide - de 2 à 4 mois contre 2 à 12 mois pour des contrats municipaux chez H2O Innovation. Cela se fait déjà sentir dans notre carnet de commandes puisque nous signons des contrats de façon exponentielle et de plus en plus gros.
Au 19 juin, notre carnet de commandes se montait à 19,8 millions de dollars canadiens, sans prendre en compte l'acquisition d'Itasca, contre 10,1 millions de dollars canadiens l'année dernière à la même époque. Nous pouvons espérer avec cette dernière opération des revenus de 25 à 30 millions de dollars canadiens. Nous chiffrons notre point mort pour générer des profits à environ 20 millions de dollars canadiens.
Nous allons donc nous « acharner » à trouver plus de projets industriels et travailler sur la croissance de nos ventes.
 
Francebourse.com : Ces contrats restent issus de votre activité sur le continent américain, Canada et Etats-Unis. Avez-vous des envies d'Europe ?
Guy Goulet : Dans notre secteur, l'offre en Europe de l'Ouest est déjà constituée et très performante. Difficile pour nous de la concurrencer. L'Europe de l'Est pourrait en revanche un jour présenter des opportunités.
Pour l'heure, nous nous concentrons sur le marché américain qui est le plus gros au monde. L'histoire réglementaire et financière de ce marché le rend particulièrement attractif. Aux Etats-Unis, la prise de conscience du problème de l'eau est réelle et les volontés politiques sont désormais là. Il n'y a pas d'autre choix que d'accélérer le déploiement des fonds pour mettre les infrastructures en route et H2O Innovation, par ses implantations et ses compétences, veut être un acteur majeur de ce marché.
 
Francebourse.com - Propos recueillis par Alexandra Voinchet
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				<author>contact@francebourse.com (France Bourse)</author>
				<pubDate>Thu, 10 Jul 2008 11:56:43 +0200</pubDate>
				<category>Interviews</category>
 							</item>
			


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