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		<title>Apprendre la bourse</title>
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		<copyright>Copyright 2005-2007 France Bourse. Tous droits réservés.</copyright>
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		<pubDate>Tue, 7 Oct 2008 19:47:55 +0200</pubDate>
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			<title>Apprendre la bourse</title>
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				<title><![CDATA[Les indices ISM et PMI]]></title>
				<description>
				 				<![CDATA[
Aujourd'hui, on attend aux États-Unis la publication de l'indice ISM manufacturier qui sera suivie dans la semaine par celle de l'ISM des services. Quid ?
ISM signifie Institute of Supply Management. L'Institute for Supply Management est une organisation américaine fondée en 1913 regroupant les professionnels de la fonction achats et approvisionnement. Elle enquête auprès des directeurs d'achats de grandes entreprises présentes sur différents secteurs d'activité. Il en ressort un indice qui fournit aux économistes et aux analystes une estimation de l'activité future des entreprises. L'indice ISM indique un signal d'accroissement de la production s'il est supérieur 50 ou de ralentissement s'il est inférieur à 50. L'indice ISM peut porter sur le secteur manufacturier ou des services ou les deux.

Aux États-Unis mais en Europe également, les indices PMI sont aussi très regardés.
PMI signifie « Purchasing Manager's Index » ou indice des directeurs d'achat (IDA, signe plus couramment utilisé de ce côté-ci de l'Atlantique). Cet indice économique peut concerner le secteur manufacturier, des services ou être composite (les deux). L'indice manufacturier comprend principalement les composantes production, commande et emploi. Celui pour les services comprend notamment l'activité en cours, les anticipations d'activité, les prix des intrants et l'emploi. L'indice composite qui regroupe l'indicateur pour le secteur manufacturier et celui des services est corrélé à l'évolution du PIB.
Un chiffre au dessus de 50 est synonyme de croissance dans un secteur et inversement si le chiffre est inférieur à 50. Plus cet indicateur s'éloigne des 50 et plus le rythme d'expansion ou de contraction de l'activité est important.
Pour information, la création de l'indice PMI revient à Theodore Torda, un économiste du Département du Commerce américain, en 1982.

Francebourse.com
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				<author>contact@francebourse.com (France Bourse)</author>
				<pubDate>Tue, 2 Sep 2008 14:01:45 +0200</pubDate>
				<category>Apprendre la bourse</category>
 							</item>
		
			<item>
				<title><![CDATA[A quoi servent les agences de notation ?]]></title>
				<description>
				 				<![CDATA[
La crise des « subprime » et les difficultés qu'ont connues depuis de nombreuses institutions bancaires de part le monde ont mis en avant la spécificité du rôle des agences de notation. A la fois « pyromanes » et « pompiers » - un reproche qui avait été fait au Fonds Monétaire International en son temps -, les agences de notation sont des intervenants financiers d'un genre particulier dont l'influence sur les marchés et les sociétés est primordiale.
La création des agences de notation remonte aux années 1970 aux Etats-Unis, sous l'impulsion de la SEC (Security and Exchange Commission). Portées par les fonds baptismaux, ces agences sont pensées comme un outil de la désintermédiation financière. Et elles en deviennent un rouage majeur.
Elles font leur apparition en France dans les années 1980, sous le gouvernement Bérégovoy, alors que la France commence à émettre des emprunts et à placer sa dette à l'étranger.
Aujourd'hui, les agences les plus connues sont les américaines Standard&Poor's (S&P) et Moody's. Il ne faut pas oublier non plus Ficht Ratings.
Ces agences se présentent comme des sociétés privées chargées d'évaluer le risque de solvabilité des emprunteurs, qu'ils soient privés (entreprises) ou publics (Etats, régions, communes...). Leur principal caractéristique et atout : leur indépendance, bien que cette notion porte toujours à polémique. En effet, et ces critiques n'ont pas manqué d'émerger lors de l'éclatement de la « bulle Internet », de l'affaire Enron ou de la crise des « subprime », la question des conflits d'intérêt, de l'autonomie de l'évaluateur par rapport à l'évalué - qui est aussi celui qui paye pour -, de la transparence des processus de notation est très épineuse. 
Les agences utilisent un système de notation - « rating » - propre à chaque agence. « Une notation représente l'opinion d'une agence, à une date donnée, sur la capacité d'un émetteur ou d'une émission de titres à faire face en temps et en heure aux engagements financiers à terme », résume l'Autorité des Marchés Financiers française (AMF) dans son Rapport 2007 sur les agences de notation. La notation est « fondée sur une analyse résultant d'information publique et non publique, est décidée par un comité de notation, fait l'objet d'un suivi par l'analyste qui a instruit le dossier. » Le processus de notation repose sur, précise l'AMF, « l'analyse de trois champs : les éléments opérationnels, les ratios financiers et comptables, la structure et la stratégie de l'entreprise ; des éléments à la fois qualitatifs et quantitatifs qui peuvent être sujets à des phénomènes cycliques ; des méthodologies spécifiques et/ ou des ajustements qui sont propres à chaque agence ».
Ces notes font l'objet d'une évaluation régulière et peuvent être revues à la hausse ou à la baisse. Bien évidemment, une entreprise auditée a tout intérêt à avoir la meilleure note possible : considérée comme sérieuse, elle pourra par exemple obtenir des emprunts à des taux intéressants. 
Pour l'actionnaire, cette note permet d'évaluer la santé financière de l'entreprise. Cela explique que tout mouvement de la notation puisse avoir des conséquences sur les cours des actions ou des obligations de la société. Si la note baisse, c'est parce qu'un problème, un défaut présent ou à venir a été détecté, parce que la confiance dans la société a été mise à mal… 
Dans la crise des « subprime », les agences de notation ont montré de gros points faibles. Elles ont noté les « paquets » de crédits titrisés, les obligations et les titres émis en contrepartie, les banques, les réhausseurs de crédit, de manière beaucoup trop généreuse faisant croire à la solidité financière de produits qui, par essence, n'en avaient pas. Sous prétexte de ces « bonnes notes », une bulle spéculative s'est créée puis a enflé alors que les acteurs n'étaient pas en mesure d'appréhender correctement le risque. Ensuite, lorsque le marché de l'immobilier américain s'est retourné, les agences de notation ont trop tardé avant de dégrader les titres de créances hypothécaires et, du jour au lendemain presque, les notes se sont effondrées, ce qui a aggravé la crise. 
Après le déclenchement de la crise américaine des crédits, certains pouvoirs publics et autorités financières (G7, SEC, Commission européenne, AMF) n'ont pas manqué de dénoncer les lacunes des agences de notation quant à la gestion de leur indépendance, des conflits d'intérêts et de leurs compétences et de réclamer une nouvelle réglementation.
Le CESR (Committee of European Securities Regulators) a publié en mai dernier un deuxième rapport sur les agences de notation. Ce rapport, qui se concentre sur le rôle des agences dans la notation des produits financiers structurés, souligne le besoin d'une meilleure communication des agences sur les caractéristiques et les limites des notations dans le domaine des financements structurés. Le CESR propose de créer un organisme international dont la mission serait de développer des normes internationales en conformité avec les mesures prises par l'OICV (Organisation Internationale des Commissions de Valeurs) et de suivre la mise en oeuvre du code de conduite par les agences.

Francebourse.com
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				<author>contact@francebourse.com (France Bourse)</author>
				<pubDate>Tue, 26 Aug 2008 14:17:58 +0200</pubDate>
				<category>Apprendre la bourse</category>
 							</item>
		
			<item>
				<title><![CDATA[Le PEG ou « Price Earning Growth »]]></title>
				<description>
				 				<![CDATA[Après la CAF, le BPA, le RSI, nous continuons notre découverte des sigles financiers avec l'étude d'un autre ratio, couramment utilisé dans les études de valorisation des sociétés, le PEG ou « Price Earning Growth ».

Le PEG s'obtient à partir d'un ratio encore plus commun, le PER ou « Price Earning Ratio ». Pour mémoire, le PER se calcule en divisant le cours de Bourse par le bénéfice net de l'action. Le PER est un bon indicateur du rapport entre la valeur boursière d'une entreprise et ses profits. Plus le PER est élevé, plus une valeur est considérée comme chère. Attention toutefois à toujours comparer le PER d'une société au reste de son secteur.
Le PEG lui se calcule en divisant le PER par le taux de croissance moyen du résultat net sur plusieurs années. Si un PEG est supérieur à 1, on considère que la valeur est chère. Un taux inférieur à 1 signifie un potentiel de hausse probable du cours car le taux de croissance attendu des bénéfices est supérieur au PER.
Cette opération rend tout de suite ce ratio un peu moins évident à trouver et un peu moins usité. Le principal intérêt du PEG est de permettre de relativiser un PER élevé en tenant compte de la forte croissance des profits attendue. A la différence du PER, le PEG propose surtout une analyse dynamique de l'entreprise sur plusieurs exercices.
Le PEG d'une société se comprend toujours au regard des PEG des entreprises situées dans le même secteur d'activité que celle étudiée.

Francebourse.com
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				<link>http://www.francebourse.com/fiche_news_29894.fb</link>
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				<author>contact@francebourse.com (France Bourse)</author>
				<pubDate>Mon, 18 Aug 2008 17:06:32 +0200</pubDate>
				<category>Apprendre la bourse</category>
 							</item>
		
			<item>
				<title><![CDATA[Le retour sur investissement]]></title>
				<description>
				 				<![CDATA[
Dans la vie de tous les jours comme dans les grandes entreprises, tous les projets sont passés à la loupe. Quels sont les avantages ? Les inconvénients ? Combien cela va-t-il coûter ? Comment rembourser la mise de départ ? Cela vaut-il le coup ?...
En finance, on parle de rentabilité des capitaux investis, de ROCE ou « return on capital employed » ou encore de ROI ou « return on investment » (RSI en français ou retour sur investissement).
Derrière ces termes, se comprend la même idées : celle de la rentabilité économique et de l'utilité de l'investissement. Si, dans un premier temps, l'investissement impacte négativement les états financiers d'une entreprise, c'est pour que, dans un second temps, l'entreprise plus performante en retire des revenus supplémentaires qui lui serviront à « rembourser » l'investissement et à financer sa croissance : l'investissement doit générer des recettes à plus ou moins brève échéance. En toute logique, avant même de procéder à un investissement, la société va chercher à en quantifier et qualifier l'utilité et à en maîtriser les paramètres. Elle utilise pour cela différents ratios tels que ceux énoncés ci-dessus.
Le RSI mesure l'efficacité d'un investissement en terme de rentabilité. Il sert à constater le rendement d'un investissement passé ou en cours ou à estimer le rendement que donnera un investissement futur.
Le RSI consiste généralement en un simple ratio comparant la valeur du coût de l'investissement avec sa rentabilité (montant d'argent gagné ou perdu). Pour appréhender la valeur de l'investissement, il faut considérer des données monétaires. On regardera souvent les capitaux investis qui peuvent comprendre les capitaux propres et/ ou de l'endettement financier. 
On donne en général ce ratio de rentabilité en pourcentage plutôt qu'en valeur décimale. Généralement, le RSI est utilisé comme un taux de rendement annuel ou annualisé et déclaré sur l'année civile ou fiscale. 
Par exemple, mon investissement initial est de 1 000 euros en année n. Je gagne 50 euros en année n+1 d'où un RSI en taux de rendement annuel de 5 %. 
Les choses peuvent bien évidemment être plus compliquées que cela. Pour déterminer précisément le rendement de l'investissement, on peut l'apprécier en tenant compte des impôts, de l'inflation, de la valeur d'une monnaie, du risque lié à l'investissement, des taux d'intérêts… Mais ce sont là des facteurs exogènes susceptibles d'évoluer dans le temps. Du coup, compte tenu de certaines variables impossibles ou difficiles à anticiper, le calcul de la rentabilité d'un investissement ex ante (par avance) peut donc être faussé. 
C'est bien là l'essence même de l'investissement.


Francebourse.com
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				<author>contact@francebourse.com (France Bourse)</author>
				<pubDate>Tue, 12 Aug 2008 14:19:01 +0200</pubDate>
				<category>Apprendre la bourse</category>
 							</item>
		
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				<title><![CDATA[Le bénéfice par action (BPA)]]></title>
				<description>
				 				<![CDATA[
Les analystes utilisent souvent le ratio BPA ou bénéfice par action pour évaluer les performances d'une entreprise. Ce chiffre est facilement disponible dans les bilans des entreprises cotées selon les normes IFRS.
Pour résumer, le BPA traduit l'enrichissement théorique de l'actionnaire, rapporté à une action, pendant l'année puisque le bénéfice net revient aux actionnaires.
Son équivalent en anglais est l'EPS ou « earning per share ».

Le calcul du BPA est simple. Il s'agit du bénéfice net divisé par le nombre d'actions qui compose le capital de la société étudiée. 
Deux précisions : il faut veiller à bien prendre le bénéfice net après impôt, part du groupe, hors éléments exceptionnels non récurrents.
Quant au nombre d'actions, on considère celui des actions actuellement émises (sous déduction des actions auto-détenues). 
L'évolution du BPA est donc fonction de celle du résultat net consolidé de l'entreprise et de celle du nombre d'actions.
On parle parfois de bénéfice par action « fully diluted » : on considère alors le nombre d'actions actuellement émises majoré des actions non encore créées mais qui peuvent l'être potentiellement (par conversion d'obligations convertibles, d'obligations remboursables en action, de bons de souscription....). Et l'on utilise pour le calcul le bénéfice net majoré des produits financiers (ou réduit des charges financières) après impôt, qui apparaîtront (ou disparaîtront) du fait de l'exercice des bons, de la conversion des obligations convertibles. 
Attention, la spécificité de ce ratio bénéfice par action fait qu'il peut être manipulé par certains choix stratégiques de l'entreprise (fusion, acquisition, recours à l'endettement…). La progression du BPA n'est pas toujours synonyme de création de valeur ni son recul de destruction de valeur

Tout mouvement non anticipé du BPA (hausse ou baisse inattendue du BPA) s'appelle une « alerte sur bénéfice ». D'une manière plus générale, un « profit warning », sans préjuger systématiquement de l'évolution future des résultats, entraîne souvent une variation immédiate du cours de Bourse de l'entreprise. Le terme n'est pourtant pas forcément synonyme de mauvaise santé d'une société mais d'une révision à la baisse des résultats prévus dans l'avenir. Les « profit warnings » sont à la mode puisque c'est un moyen de prévenir les marchés avant la publication officielle de résultats et donc de leur permettre de réviser leurs convictions sur un titre.

Les analystes qui regardent ce ratio s'intéressent au taux de croissance des BPA : plus celui-ci est élevé, plus l'investisseur sera prêt à payer la société sur la base d'un multiple élevé de ses bénéfices actuels sachant que ceux-ci doivent croître fortement à l'avenir.
Plus les BPA sont volatiles (faible visibilité), plus le risque est fort.

Le calcul du BPA sert aussi à déterminer le PER (« price earning ratio »).
PER = valeur de l'action / bénéfice par action
On parle de PER prospectif lorsqu'on utilise l'estimation du BPA de l'exercice en cours pour le calculer et de PER historique lorsque l'on rapporte le dernier BPA publié à la valeur du jour de l'action (c'est la pratique anglaise).

Le BPA sert aussi à calculer le « pay out ratio ». Ce ratio est à comparer au rendement car il permet de mieux l'apprécier. Si le rendement est fort et le « pay out » élevé, cela signifie que l'entreprise est en perte de vitesse. 
« Pay out » = dividende par action / BPA

Francebourse.com
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				<link>http://www.francebourse.com/fiche_news_29723.fb</link>
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				<author>contact@francebourse.com (France Bourse)</author>
				<pubDate>Tue, 5 Aug 2008 14:54:26 +0200</pubDate>
				<category>Apprendre la bourse</category>
 							</item>
		
			<item>
				<title><![CDATA[La CAF]]></title>
				<description>
				 				<![CDATA[
CAF : trois lettres qui désignent la capacité d'autofinancement d'une entreprise. Car pour assurer son développement et faire face à ses dettes, une entreprise a bien besoin de financements.
Pour cela, toute société dispose de ressources d'origine externe (augmentations de capital, emprunts…) ou interne. On parle là de la capacité d'autofinancement générée par l'activité même de l'entreprise. Il s'agit en quelque sorte de l'excédent de ressources internes dégagé durant l'exercice.

A quoi sert cette capacité d'autofinancement ? 

- à augmenter le fonds de roulement
- à renouveler et accroître les investissements
- à rembourser les dettes financières
- à rémunérer les associés
- à couvrir les pertes probables et les risques afférant à l'activité

Ce ratio est également pour les analystes un bon moyen de mesurer la capacité de développement et l'indépendance financière d'une entreprise. Plus la CAF est importante et plus l'entreprise est en mesure de faire face à ses besoins de financement. 
On peut déterminer, à partir du calcul du montant de cette CAF, un certain nombre de ratios qui permettront de ce faire une idée plus précise de la capacité d'une entreprise à faire face, grâce aux ressources dégagées lors de ses opérations de gestion, à ses divers besoins de financement. Parmi ces rations, on citera la capacité d'autofinancement (CAF / chiffre d'affaires) ou le rendement des capitaux investis (CAF / fonds propres).
Si la CAF ne suffit pas à couvrir l'ensemble des besoins de financement de l'entreprise, alors celle-ci devra faire appel à d'autres modalités de financement.
Il faut toutefois bien garder à l'esprit que la CAF ne s'analyse pas sur un seul exercice mais il faut regarder son évolution de la CAF sur plusieurs années pour mieux se renseigner sur la santé de l'entreprise.

La CAF est encore appelée cash-flow.
La CAF est très proche de la marge brute d'autofinancement (MBA). Le concept de CAF a été proposé et défini par les autorités comptables françaises lors de la mise en place du plan comptable 1984. La CAF aurait du remplacer la notion de MBA qui correspondait au référentiel comptable précédent mais le concept de MBA reste utilisé par de nombreux analystes et le MBA et CAF sont souvent utilisées et considérées comme synonymes. 

Comment la calculer ? 

Il existe deux méthodes (soustractive ou additive) selon le modèle présenté par le plan comptable général.
D'une manière générale, la CAF est la différence entre les produits encaissables (les produits qui génèrent des recettes) et les charges décaissables (les charges qui entraînent des dépenses, comme les achats, les charges externes, les charges de personnel…) relevant de l'activité normale de l'entreprise, c'est-à-dire qui ne relèvent pas des opérations de financement ou d'investissement.

Dans la méthode soustractive, on calcule la CAF à partir de l'excédent brut d'exploitation (EBE = produits encaissables - charges décaissables). 
Pour faire simple, CAF = excédent brut d'exploitation + autres produits encaissables - autres charges décaissables + transferts de charges d'exploitation vers charges à répartir sur plusieurs exercices

Dans la méthode additive, on la calcule à partir du résultat net de l'exercice. 
Pour faire simple, CAF = résultat net + charges non décaissables ou charges calculées - produits non encaissables +/- résultat sur cessions d'éléments d'actif. 
Les charges non décaissables correspondent aux dotations aux amortissements qui constatent une dépréciation des éléments de l'actif mais qui n'a pas entraînée de dépense de la part de l'entreprise, et aux dotations aux provisions car la dépense dans ce cas là n'est pas encore intervenue. Les produits non encaissables correspondent aux reprises sur amortissements et provisions qui ne constituent pas une recette réelle pour l'entreprise mais annulent simplement un amortissement ou une provision antérieure.
Cette méthode est la plus rapide mais la moins explicative.

A savoir l'autofinancement d'une entreprise correspond à la part de la capacité d'autofinancement qui restera in fine à la disposition de l'entreprise pour être réinvestie.
Autofinancement = CAF - dividendes payés
Cet autofinancement permet à l'entreprise de financer par elle-même des investissements, le remboursement d'emprunts, l'augmentation du fonds de roulement… Il se divise en autofinancement d'expansion servant à l'augmentation du patrimoine et du niveau de production et autofinancement de maintien lequel permet de conserver le patrimoine et le niveau d'activité. A noter que l'autofinancement d'expansion présente des avantages et des inconvénients en cas d'excès : cette ressource générée régulièrement par l'entreprise n'entraîne pas le paiement d'intérêts mais elle peut lui nuire en ralentissant son développement ou en désintéressant les associés.


Francebourse.com

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				<link>http://www.francebourse.com/fiche_news_29525.fb</link>
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				<author>contact@francebourse.com (France Bourse)</author>
				<pubDate>Tue, 29 Jul 2008 14:13:04 +0200</pubDate>
				<category>Apprendre la bourse</category>
 							</item>
		
			<item>
				<title><![CDATA[Les dividendes]]></title>
				<description>
				 				<![CDATA[Pour résumer, les dividendes sont la part des bénéfices distribués aux actionnaires d'une société de capitaux pour rémunérer leur participation au capital et la prise de risque entrepreneurial.
Cette part est fonction des bénéfices dégagés l'année passée et de la volonté des dirigeants de privilégier ou non l'autofinancement en distribuant une plus ou moins grande part des bénéfices.

La date et le montant des dividendes sont fixés par l'Assemblée Générale des actionnaires qui adopte ou non une résolution de distribution d'une partie de bénéfices engrangés l'année passée ou mis en réserve. En pratique, c'est le Conseil d'administration qui propose le montant du dividende. L'Assemblée Générale autorise ou non cette attribution aux actionnaires. La mise en paiement des dividendes doit avoir lieu dans un délai maximal de neuf mois après la clôture de l'exercice. Une prolongation de ce délai peut toutefois être accordée par ordonnance du président du tribunal de commerce statuant sur requête, à la demande du conseil d'administration ou du directoire.
Un dividende peut être payé en une ou plusieurs fois. En France, cette distribution est souvent annuelle. Elle intervient généralement en juin et juillet pour les sociétés clôturant leur exercice au 31 décembre. Aux Etats-Unis, les sociétés pratiquent fréquemment le règlement fractionné trimestriel.
A titre d'information, des dividendes seront versés cette semaine par des valeurs françaises. Ce sera notamment le cas de Laurent-Perrier (le 22, 1,40 euro en hausse de 7,7 % sur un an), de Virbac SA (le 24, 1,10 euro net en en hausse de 37,5 % sur un an), de Gascogne (le 24, 3 euros net en hausse de 50 % sur un an), de Technoflex (le 25, 0,17 euro en hausse de 30,8 % sur un an mis), de Publicis Group (le 25 également, 0,60 euro net en hausse de 20 % sur un an) ou encore d'Iliad (le 25, 0,31 euro net en hausse de 14,8 % sur un an).

Le dividende est versé à celui qui détient une action le jour qui précède celui annoncé pour le détachement du coupon. Ainsi, vous n'êtes pas obligés d'avoir eu en portefeuille des actions Laurent-Perrier toute l'année pour recevoir le dividende. Celui ci vous sera versé si vous possédez le titre LPE le 21 juillet, peu importe que vous le déteniez depuis un jour ou un mois.
Dans le cas du SRD (Service à Règlement Différé), celui qui achète une action n'en devient propriétaire qu'à la fin du mois. En cas de détachement du dividende entre le jour de négociation et le jour de règlement/livraison, l'acheteur au SRD ne touche pas le dividende. Il reçoit une « indemnité compensatrice » égale au dividende net. Le vendeur au SRD, à l'inverse, doit l'indemnité, débitée en moins-value, et conserve l'avoir fiscal.
Le versement d'un dividende ne change pas la richesse de l'actionnaire sur le moment. En effet, avant d'être distribué, le cours de l'action comprend le montant du dividende (qui figure encore au bilan sous forme d'actifs de trésorerie). Après distribution, le cours de l'action diminue du montant correspondant au dividende par action (appauvrissement de la société, donc diminution de son actif net, déterminant du cours de l'action). Le versement du dividende provoque une baisse du titre du montant du dividende et se voit donc dans la fluctuation du cours de Bourse.
« Le dividende vous est directement versé, si vous détenez des titres dits au ‘nominatif pur', c'est-à-dire inscrits en compte dans un registre tenu par la société émettrice. Si vous détenez des actions au porteur ou au nominatif administré, le paiement du dividende est fait par virement global aux intermédiaires financiers teneurs de comptes-titres qui le répartissent ensuite entre les différents actionnaires », précise l'Autorité des Marchés Financiers dans un de ses guides pédagogiques.
Le dividende peut être réglé en espèces ou en titres. En effet, une société peut très bien proposer à ses actionnaires de souscrire à des actions nouvelles en échange des dividendes. Cela reste toutefois une option rarement exercée du fait de son caractère « dilutif ».

La politique de distribution des dividendes doit être un de vos critères d'analyse lorsque vous considérez l'achat d'une action. Mais il ne doit pas être le seul. Car cela relève d'un geste conjoncturel.
Rien ne présage la pérennité d'une politique de versement des dividendes. En effet, ce n'est pas parce qu'une société a versé des dividendes depuis des années qu'elle choisira ou sera en mesure de le faire les prochaines années. Le montant du dividende indiqué dans les cotes correspond au dernier distribué. Il ne préjuge en rien de celui de l'exercice en cours. Il ne fait donc pas acheter une action en fonction de son rendement, variable d'une année sur l'autre.
Une politique de distribution n'est pas forcément un choix opportun sur le long terme car, ce faisant, la société risque de se priver de ressources pour son développement futur. Il faut donc bien regarder la politique d'autofinancement des investissements d'une société en parallèle de sa stratégie de distribution de dividendes aux actionnaires.

En matière fiscale, il faut savoir que le traitement est différent sur un compte-titres et sur un PEA. Nous vous renvoyons aux textes en vigueur, à la réforme de l'avoir fiscal du 1er janvier 2005 mais aussi à la loi de Finances 2008 qui propose une alternative aux contribuables. 
Selon ce dernier texte, dans le cadre d'une détention hors PEA, pour les dividendes versés depuis le 1er janvier 2008, le contribuable peut choisir entre la taxation à l'impôt sur le revenu selon le barème progressif et un prélèvement de 29 % (prélèvement libératoire de 18 % majoré des cotisations sociales de 11 %) sur leur montant brut sans droit à crédit d'impôt, effectué par sa banque lors de l'encaissement. Le contribuable qui souhaite bénéficier de cette option doit l'indiquer à son intermédiaire financier pour chaque encaissement et non pour l'ensemble de son portefeuille. A défaut de demande notifiée par le contribuable à son intermédiaire financier, ses dividendes seront imposés au barème progressif après les abattements qui restent les mêmes qu'en 2007. On parle dans ce cas d'une déduction d'un abattement de 40 % et d'un abattement forfaitaire annuel de 1 525 euros pour un célibataire ou de 3 050 euros pour un couple. Le revenu global du contribuable bénéficie en outre d'un crédit d'impôt égal à 50 % du montant des dividendes perçus (plafonné à 115 euros pour une personne seule et 230 pour un couple soumis à imposition commune).


Francebourse.com

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				<author>contact@francebourse.com (France Bourse)</author>
				<pubDate>Tue, 22 Jul 2008 16:58:04 +0200</pubDate>
				<category>Apprendre la bourse</category>
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