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Article du 12/10/2007

Affaire Clearstream : Villepin juge « irréprochable » l'action de l'Etat dans l'affaire


L’audition de Dominique de Villepin aura duré 11 heures hier. Heures pendant lesquelles l’ancien chef de gouvernement est revenu sur sa non implication dans le dossier Clearstream.
Dominique de Villepin a affirmé, à l’occasion d’une pause en début de soirée, avoir « expliqué aux magistrats la façon dont l’Etat a été amené à gérer cette affaire à partir du mois de juillet (2004) », lors des premières révélations de la presse.
« J’ai indiqué que cette action avait été à mon sens irréprochable et qu’on ne saurait à aucun moment m’impliquer dans une affaire de dénonciation calomnieuse », a-t-il déclaré ajoutant à l’issue de son audition peu après 23h.
Alors ministre de l’Intérieur, Dominique de Villepin affirme avoir saisi en juillet 2004 la Direction de la surveillance du territoire d’une enquête dont le président de la République Jacques Chirac et le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin ont été tenus informés.
Dans une note de 19 pages accompagnée d’une vingtaine d’annexes transmise mercredi aux magistrats et que l’AFP a pu consulter, l’ex-Premier ministre explique avoir évoqué le dossier avec Jacques Chirac et Jean-Pierre Raffarin « dès les premiers jours de juillet » et que la saisine de la DST s’est imposée « à tous ». Il se défend également de toute action parallèle : le général Philippe Rondot, à qui il avait confié une « mission d’évaluation » en janvier et qui ne lui avait depuis pas rendu compte, devait désormais se mettre en rapport avec la DST en cas d’éléments nouveaux, affirme-t-il. L’enquête de la DST, écrit-il, a montré « très vite » qu’il y avait des « doutes » sur la véracité des listings.
Mais ces doutes « n’ont été étayés que plus tard », ajoute-t-il, soulignant que « les informations de la DST rest(aient) prudentes ».

Francebourse.com, avec AFP

 
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