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Article du 24/10/2007

Affaire EADS : la Caisse des dépôts, partie civile

La Caisse des dépôts (CDC) envisage de se porter partie civile « du fait de la diffusion d'informations trompeuses » dans l'affaire EADS, affirme son directeur général Augustin de Romanet, dans une interview aux Echos mercredi.
« Nous envisageons de nous constituer partie civile du fait de la diffusion d'informations fausses ou trompeuses », indique Augustin de Romanet dans un entretien au journal économique, tout en disant « assumer » l'investissement de la CDC dans le groupe.
« Quant à une éventuelle demande d'annulation des deux tranches de la vente à terme restant à réaliser, ce n'est pas la voie que nous avons choisie à l'heure où nous parlons », ajoute-t-il.
La CDC a acquis en avril 2006 une partie des titres EADS cédés par le groupe Lagardère, soit 2,25% du capital pour environ 600 millions d'euros, en trois tranches échelonnées de 2007 à 2009. Deux mois plus tard, le cours de l'action dévissait en Bourse après l'annonce de nouveaux retards dans le programme de l'A380.
Quelques mois avant cette annonce, deux banques d'affaires avaient émis des recommandations favorables à EADS.
« Même si je n'étais pas à ce poste à l'époque, j'assume parfaitement d'avoir investi dans cette entreprise, car c'est un investissement de long terme, qui recèle un fort potentiel », affirme le directeur général de la CDC.
« Pour autant, cet investissement a mis en lumière une demande forte pour davantage de clarification des processus de décision de la Caisse des dépôts dans ce type d'opération », poursuit-il.
Augustin de Romanet a proposé qu'un futur comité composé du président de la commission de surveillance de la CDC et de certains de ses membres se prononce sur toute opération similaire à celle d'EADS, sur proposition du directeur général de la Caisse.
« Les contours de ce comité (...) seront arrêtés d'ici à la fin de l'année », affirme Augustin de Romanet aux Echos.


 
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