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Ouverture du 08 jan 2009
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Etats-Unis : La Maison Blanche préparerait un plan de relance
Le gouvernement américain réfléchirait à un plan de relance pour contrer le risque grandissant d’une récession aux Etats-Unis alors que le spectre de la récession ressurgit à intervalles réguliers dans la première économie mondiale depuis la crise financière de l’été mais que le secrétaire d’Etat au Trésor, Henry Paulson, a encore réaffirmé aujourd’hui que l’on ne pouvait pas parler de récession justement.
Reste que les derniers chiffres américains sur un chômage qui a bondi à 5 % en décembre ont apporté du grain à moudre aux plus pessimistes. La crainte est que la crise ne finisse par faire tâche d’huile si les consommateurs dépensent moins et réduisent du coup l’activité des entreprises. La croissance, qui avait frôlé les 5 % à la mi-2007, pourrait ainsi caler, selon nombre d’économistes.
Pour empêcher une crise, la banque centrale (Fed) s’est engagée sur une voie de baisse rapide de ses taux. Mais les analystes soulignent qu’un certain nombre de mesures cruciales échappent à son champ d’action. Des mesures qui seraient davantage de l’ordre du gouvernement et un certain nombre d’observateurs s’attendent à ce que le président George W. Bush présente un plan de relance lors de son discours sur l’état de l’Union, le 28 janvier prochain. Si Henry Paulson a confirmé que le gouvernement réfléchissait aux actions possibles, il n’a en revanche pas confirmé de plan de relance en tant que tel.
Toute la question est ensuite de savoir quelles mesures privilégier. Dans ses dernières interventions, George Bush a laissé entendre qu’il favorisait la piste des baisses d’impôts.
Ce qui ne provoque pas l’enthousiasme de tous les analystes. « Un plan de relance, ce sont d’abord des mesures temporaires. Pérenniser les baisses d’impôts est complètement à côté de la plaque, c’est utiliser l’excuse de la récession pour faire avancer son programme », s’insurge Jared Bernstein de l’Economic Policy Institute, proche des démocrates. Or, le président républicain a toujours répété qu’il voulait rendre permanentes ses baisses d’impôts, très décriées par les démocrates qui les estiment injustes, et qui doivent expirer à l’horizon 2010-2011.
Les partisans d’un plan de relance soulignent qu’il doit remplir trois critères pour être efficace : être ciblé sur les moins riches, rapidement mis en oeuvre, et temporaire. L’une des pistes les plus fréquemment évoquées est d’augmenter la durée ou le montant des allocations chômage.
L’aide pourrait aussi passer par d’autres canaux, notamment l’assistance directe aux Etats qui ont vu leurs recettes plonger avec la crise immobilière. Tout cela aurait un coût élevé : les estimations vont jusqu'à 100 milliards de dollars.
Francebourse.com, avec AFP
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