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Quinzaine*
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actualisées
le 08/01/2009
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Audiotel
0899 70 24 42
Ouverture du 08 jan 2009
Tarif : 1€35/appel puis 0€34/min
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Marchés : Wall Street s'agite à l'idée de l'élection d'un président démocrate
Ayant oublié l’âge d’or des présidences Clinton, Wall Street envisage d’un mauvais oeil l’arrivée éventuelle d’un démocrate à la Maison Blanche, même si la communauté financière, divisée, a du mal à s’engager derrière un candidat précis.
« Wall Street commence à réagir à la possibilité que les démocrates dirigent non seulement le Congrès, mais aussi la Maison Blanche », souligne l’économiste indépendant Joel Naroff.
Sur un site de paris virtuels du Wall Street Journal, miroir du monde économique, le parti démocrate gagne à 62,3 %. « On observe la réaction typique : les républicains sont bons pour le marché, les démocrates mauvais », relève Joel Naroff. « Ce qui n’est pas nécessairement vrai, puisque la Bourse a été incroyablement performante sous les années Bill Clinton, mais cela annonce des changements, et donc beaucoup d’incertitudes ».
En tête des inquiétudes des investisseurs : la fiscalité. « Wall Street a sans aucun doute profité de la politique fiscale de l’administration Bush, ce qui fait pencher les investisseurs vers les républicains, moins susceptibles de revenir sur des baisses d’impôts » favorables aux entreprises, explique Gina Martin, économiste chez Wachovia.
La bataille très serrée entre les candidats à l’investiture, qui rivalisent de promesses de changement des deux côtés, ajoute aux troubles d'une communauté déjà ébranlée par une crise financière persistante.
Signe que les investisseurs n’arrivent pas à y voir clair, Hillary Clinton apparaît maintenant gagnante de l’investiture démocrate à 58 %, devant Barack Obama avec 38 %, sur intrade.com, mini-marché Internet où l’on achète des titres sur tel ou tel candidat. Alors qu’à la veille des primaires du New Hampshire, qu’il a perdus, Barack Obama était le favori à plus de 70 %.
Le penchant traditionnel de la communauté financière pour le parti républicain est par ailleurs écorné par l’engagement de plusieurs grands pontes de la finance auprès des démocrates.
Le milliardaire Warren Buffet, très écouté des investisseurs, a fait part de son soutien à Hillary Clinton et à Barack Obama, tandis que les patrons de Goldman Sachs, Lloyd Blankfein, et de Morgan Stanley, John Mack, ont fait des contributions à la campagne de l’ancienne First Lady. Selon le Center for Responsive Politics, qui étudie le financement des partis politiques, les contributions des sociétés d’investissement se sont dirigées en premier vers Hillary Clinton (4,74 millions de dollars jusqu’en octobre 2007), puis vers l’ancien maire républicain de New York Rudolph Giuliani et Barack Obama.
Mais les économistes soulignent qu'à dix mois de l’élection, Wall Street n’a pas encore départagé les candidats et leurs propositions. A ce jour, « les différents candidats démocrates sont tous mis dans le même panier », affirme Joel Naroff. Hillary Clinton fait toutefois figure de personnalité déjà connue, donc plus prévisible, même si elle a déjà attaqué dans ses discours plusieurs industries, notamment l’énergie et la pharmacie, soulignait Gina Martin.
Pour le magazine financier Barron’s, le seul candidat issu du monde des affaires, le républicain Mitt Romney, à la peine dans les sondages, a la position économique la plus favorable au marché. Le fondateur de la société d’investissement Bain Capital s’est vu attribuer une note de 3,8 sur 4, devant MM. Giuliani et McCain, qui pâtit de son opposition aux baisses d’impôts du président Bush. M. Obama et Mme Clinton ont obtenu seulement 2 et 1,8. Autres candidats dans la course, le républicain Mike Huckabee et le démocrate John Edwards, font eux plutôt figure d’épouvantails, avec leur rhétorique à tonalité populiste.
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