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Article du 22/01/2008

Fiscalité : La France dans le peloton de tête pour les prélèvements fiscaux


Selon le baromètre 2008 réalisé par l’Observatoire des politiques budgétaires et fiscales (OPBF) du cabinet d’avocats Ernst & Young, les prélèvements obligatoires ont atteint un niveau record en 2006 avec 44,5 % du PIB « soit le maximum jamais atteint (pic précédent : 44,4 % en 2000) ».
Le gouvernement français affiche quant à lui un taux de 44,2 % en 2006 et prévoit 44 % en 2007 et 43,7 % cette année.
Selon les chiffres de l’OCDE, la France se classe dans ce domaine à la quatrième position, derrière la Suède, le Danemark et la Belgique, « du fait de l’importance des recettes non fiscales et de la pratique constante du déficit qui entraîne la croissance continue de la dette », souligne l’étude. Mais « en 2007, la dépense publique et sociale française s’établit à 54 % du PIB, devant le Danemark (50,8 %) et la Finlande (50,5 %). La Suède, dernière du classement avec 55 %, a réalisé une réduction rapide en 2007 (1,2 % du PIB). La France, même avec une stabilisation, est menacée de devenir le pays avec la dépense publique la plus élevée de l’OCDE », avertit l’Observatoire.
Les données du baromètre « confirment à la fois la pertinence et l’urgence » des objectifs de maîtrise des dépenses publiques du gouvernement, qui a prévu « de réduire les prélèvements obligatoires de 0,8 % d’ici à 2012, en accordant une priorité à la résorption du déficit, comme l’imposent nos engagements européens ». « Au total, compte tenu du niveau actuel du déficit budgétaire, ces objectifs impliquent la réduction des dépenses publiques et sociales de 4 % du PIB environ d’ici 2012, soit un peu moins de 1 % par an », précise l’étude.

Francebourse.com, avec AFP

 
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