Ouvrir le « Club des 5 ». C’est un peu l’objectif du cycle de négociations entre les partenaires sociaux qui a commencé aujourd’hui. Dans les termes consacrés, il s’agit de réviser la représentativité des organisations syndicales.
Pour l’heure, la CGT, la CFDT, la CFTC, FO et la CFE-CGC sont considérées comme les confédérations représentatives selon un arrêté de 1996. Depuis les textes de 1950, actualisés en 1966, les cinq grandes confédérations bénéficient d’une « présomption irréfragable de représentativité », c’est-à-dire incontestable.
D’autres syndicats revendiquent cette légitimité. Fin novembre 2006, le Conseil économique et social (CES), saisi par Dominique de Villepin, a adopté un avis prônant une réforme de la représentativité syndicale qui pourrait mettre fin à ce monopole. Le CES proposait que la représentativité soit ouverte à toutes les organisations « légalement constituées et indépendantes ».
Cette clarification est par ailleurs réclamées par les grandes centrales syndicales qui espèrent ainsi améliorer le dialogue social et faire revenir les salariés vers le syndicalisme, alors que seuls 7 % à 8 % des salariés du privé sont syndiqués et que des élections prud’homales sont prévues fin 2008.
Le sujet promet de ne pas être simple malgré cet apparent consensus sur le fond. La forme – toute réforme – ne saurait être évidente. Le gouvernement a demandé aux partenaires sociaux d’achever ces négociations fin mars.