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Article du 21/02/2008

Colombie : libération d'un quatrième otage

Peser sur le processus de libération des otages détenus par les Farc dans la jungle colombienne. Tel est le but de la visite de deux jours du chef de la diplomatie française Bernard Kouchner au Venezuela et en Colombie.
Mercredi, Bernard Kouchner a rencontré à Caracas le président vénézuélien Hugo Chavez. A l’issue de cette rencontre, le ministre français a annoncé que la guérilla colombienne avait proposé à Hugo Chavez de libérer un quatrième « parlementaire » colombien dans « les prochains jours ou prochaines semaines ».
Interrogé sur l'identité du quatrième otage, Bernard Kouchner a déclaré qu'il revenait au président Chavez de le dire. Cet otage s'ajouterait ainsi à la liste des trois anciens parlementaires colombiens, Gloria Polanco, Luis Eladio Perez et Orlando Beltran, que les Farc se sont engagées au début du mois à libérer.
Ces anciens élus font partie du groupe de 43 otages dits « politiques », dont trois Américains et Ingrid Betancourt, que les Farc proposent de relâcher en échange de 500 guérilleros emprisonnés.
Aujourd’hui, Bernard Kouchner doit appeler à Bogota le président colombien Alvaro Uribe à tout faire pour faciliter une libération de la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, détenue depuis le 23 février 2002.
Le ministre français devrait rappeler au président colombien que les Farc ont rejeté toute médiation de l'église catholique. Il devait aussi faire valoir à Alvaro Uribe, selon des diplomates français, que c'est dans son intérêt d'avoir derrière lui cette affaire d'otages, qui empoisonne sa vie sur la scène internationale.
En cas de décès de Ingrid Betancourt, aujourd'hui très affaiblie, Alvaro Uribe pourrait en outre être tenu pour responsable s'il n'a pas fait les gestes nécessaires à temps, fait valoir la France. Bernard Kouchner devrait également appeler une nouvelle fois le chef de l’Etat colombien à ne rien faire qui puisse mettre « en danger » la vie des otages, après sa décision d'encercler les zones où la guérilla des Farc les détient.
A Bogota, le ministre devait également rencontrer Yolanda Pulecio et Juan Carlos Lecompte, mère et mari d’Ingrid.

Francebourse.com, avec AFP
 
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