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Quinzaine*
P€PITES
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actualisées
le 21/11/2008
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Audiotel
0899 70 24 42
Ouverture du 21 nov 2008
Tarif : 1€35/appel puis 0€34/min
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Etats-Unis : George W. Bush écarte un nouveau plan de relance et prône un dollar fort
Le président américain George W. Bush a partagé jeudi l'inquiétude généralisée pour l'économie américaine, mais a écarté l'idée d'un nouveau plan de relance et défendu un dollar fort, alors que le billet vert bat les records de faiblesse par rapport à l'euro.George W. Bush a toutefois redit ne pas croire que les Etats-Unis entreraient en récession lors d'une conférence de presse où les préoccupations économiques ont pris le pas sur toutes les autres.
Le jour où le département du Commerce donnait encore de mauvaises nouvelles en publiant le chiffre de la croissance au quatrième trimestre de 2007, George W. Bush a quand même eu l'occasion d'appeler la Turquie à en finir « le plus vite possible » avec l'offensive menée dans le nord de l'Irak.
Toujours soumis à la pression d'une guerre impopulaire et malgré la campagne présidentielle dont l'Irak est l'autre grand enjeu avec l'économie, George W. Bush a affirmé la nécessité de maintenir en Irak « assez de soldats pour réussir ». Il a invoqué les progrès accomplis depuis un an pour rejeter le « même vieil appel au retrait » de ses adversaires démocrates.
Quatre jours avant la présidentielle russe, il a affirmé la nécessité de la coopération avec la Russie et l'importance d'une relation personnelle entre celui qui lui succédera à la Maison Blanche en janvier 2009 et le prochain chef de l'Etat russe, comme celle qu'il a entretenue avec Vladimir Poutine.
Dans une période de vives tensions entre les deux pays, il a cependant admis ne pas savoir grand-chose de Dmitri Medvedev, celui que Vladimir Poutine a adoubé comme son successeur et qui paraît promis à la victoire.
Tout en refusant de voir en Dmitri Medvedev la marionnette de Vladimir Poutine, il s'est ouvertement interrogé sur le nom de celui qui représenterait la Russie au sommet des pays industrialisés en juillet.
Mais George W. Bush a surtout dû faire face aux inquiétudes pour la santé économique du pays, confronté à la crise de l'immobilier et du crédit, à la menace de la récession et au danger que le prix de l'essence ne passe la barre hautement symbolique des quatre dollars le gallon (3,78 litres) à la pompe.
George W. Bush, généralement très au fait de ces données, a paru surpris que l'essence puisse atteindre ce prix. Il s'est gardé d'envisager les conséquences que pourrait avoir la dégradation économique sur les chances de celui qui représentera son parti à la présidentielle de novembre.
« Ecoutez, je suis inquiet pour l'économie parce que je suis inquiet pour les Américains qui travaillent (...) Il ne fait aucun doute que l'économie a ralenti », a-t-il dit.
Pour autant, « je ne pense pas que nous allions à la récession ».
Il a défendu l'action de son gouvernement en invoquant le plan promulgué mi-février injectant 152 milliards de dollars dans l'économie nationale en 2008 pour stimuler la consommation et l'investissement.
George W. Bush a dit vouloir laisser à ce plan le temps et « la chance de produire son effet » avant de penser à une deuxième série de mesures, réclamée par une partie des responsables politiques.
Le même jour, le département du commerce indiquait que la croissance n'avait été que de 0,6% en rythme annuel au 4e trimestre de 2007, traduction d'une brutale décélération de la première économie mondiale qui connaissait encore un rythme de croissance de 4,9% l'an au troisième trimestre.
Convaincu de la robustesse de l'économie américaine, George W. Bush en a tiré argument pour répéter qu'il soutenait une politique du dollar fort.
« Nous croyons dans une politique du dollar fort », a-t-il déclaré.
« Nous pensons - et je pense - que notre économie dispose des fondamentaux adéquats pour croître et continuer à croître, de façon plus robuste, avec un peu de chance, qu'elle ne croît aujourd'hui », a-t-il dit.
« Et la valeur du dollar se reflétera dans la capacité de notre économie à croître », a-t-il dit, moins de 48 heures après que l'euro eut franchi pour la première fois le seuil de 1,50 dollar.
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