L’île comorienne d’Anjouan a été réveillée par des combats à l’arme lourde. L’armée fédérale comorienne entend chasser du pouvoir de l’île d’Anjouan des autorités jugées illégales. Les soldats comoriens sont accompagnés de troupes tanzaniennes mandatées par l’Union Africaine (UA) pour participer à cette opération baptisée « Démocratie aux Comores ». L’opération est également soutenue par la France qui a transporté des troupes africaines jusqu’aux Comores.
Le gouvernement de l’Union des Comores veut chasser du pouvoir le colonel Mohamed Bacar, président d’Anjouan depuis 2002, mais dont il n’a pas reconnu la réélection en juin 2007. L’UA n’a pas non plus reconnu le scrutin à Anjouan.
Mais l’homme fort d’Anjouan refuse d’organiser un nouveau scrutin et semble vouloir se maintenir au pouvoir à tout prix. Toutefois, l’incursion de l’armée comorienne au plus près du palais présidentiel d’Anjouan laisse planer des doutes sur le sort de Mohamed Bacar, injoignable mardi à la mi-journée. Impossible également d’avoir de bilan sur d’éventuelles pertes humaines militaires et civiles.