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Article du 26/03/2008

Justice : Dans le procès de l'hormone de croissance, le principal accusé « demande pardon »


Le professeur Jean-Claude Job, ancien président de l’association France Hypophyse et prévenu central du procès de l’hormone de croissance a, pour la première fois, « demandé pardon » en s’adressant à la première des familles de victimes venue témoigner à la barre.
Le tribunal correctionnel de Paris a en effet commencé aujourd’hui à entendre les familles des victimes de l’hormone de croissance raconter la lente agonie de leurs enfants, morts de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (MCJ).
Le professeur Job, 85 ans, a pris la parole après les témoignages des parents de Nicolas Guillemet, mort en 1991 à l’âge de 13 ans : « j’ai gardé le souvenir ineffaçable, et qui revient souvent, de Nicolas sur sa chaise (roulante) devant mon bureau. J’ai toujours, en moi-même, demandé pardon à Dieu. Je demande pardon à M. et Mme Guillemet », a-t-il dit.
Trop petit, Nicolas comme tous les autres enfants ont été traités dans les années 1980 avec une hormone de croissance fabriquée à partir de l’hypophyse, une glande crânienne prélevée sur les cadavres dans les hôpitaux. Et c’est parce que certaines glandes étaient infectées que 111 jeunes sont morts à ce jour de la MCJ, que trois en souffrent et que des centaines d’autres vivent avec la peur d’être atteints un jour par cette maladie dont l’incubation peut être très longue.
Les experts assurent qu’à l’époque, le savoir médical ne leur permettait pas d’appréhender le risque d’infection. Sur ce sujet, les trois juges ont tout entendu : le Nobel américain Stanley Prusiner, découvreur du prion, l’agent infectieux de la MCJ, a assuré avoir été lui-même « véritablement surpris » à l’annonce en 1985 du premier cas aux Etats-Unis. D’autres spécialistes en revanche affirment que la première alerte remontait à 1974.

Francebourse.com, avec AFP

 
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