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0899 70 24 42
Ouverture du 02 déc 2008
Tarif : 1€35/appel puis 0€34/min
Suppressions de postes dans l'Education : manifestations des lycéens
En marge de la mobilisation des enseignants contre les milliers de suppressions de postes prévues à la rentrée 2008, les lycéens sont appelés à descendre dans la rue jeudi et commencent à donner les signes d'une effervescence toujours redoutée par les gouvernements.Les deux syndicats lycéens, l'Union nationale lycéenne (UNL) et la fédération indépendante et démocratique lycéenne (Fidl) ont appelé leurs troupes à des manifestations jeudi à 14H00, à Paris, Lyon et Marseille.
Ils étaient des centaines à défiler le 18 mars aux côtés des enseignants grévistes Sud-Education, notamment à Paris, criant au « sacrifice » de leur éducation. Pour leur premier appel formel à manifester, les lycéens vont pour la première fois se compter et prendre la mesure d'une mobilisation pour l'instant essentiellement francilienne.
« Il y aura beaucoup plus de monde », a prévenu la Fidl mercredi, mais, a-t-elle précisé, « il peut y avoir 1.500 lycéens comme 10.000 ». Ce syndicat a organisé samedi une assemblée générale d' « information et de coordination » des lycées d'Ile-de-France à laquelle des représentants de 35 établissements ont participé.
« Les élèves s'attacheront à établir un rapport de force qui leur permette de peser dans le débat et d'obtenir des moyens supplémentaires pour l'année scolaire à venir », a déclaré de son côté l'UNL, en insistant sur la persistance ces dernières semaines de « mouvements locaux très suivis » et communs à l'ensemble des acteurs de l'Education, élèves, profs et parents.
A Paris, les lycéens ont d'ailleurs calé leur date et leur parcours sur celui des enseignants de l'académie de Créteil, appelés à la grève par une intersyndicale Snes-FSU, Snep-FSU, Snuep-FSU, FO, CGT, Sud-Education, Sundep.
Si nombre d'enseignants pourraient se mobiliser jeudi, selon les syndicats, leurs revendications sont plus larges. Mais les lycéens demeurent une composante essentielle, car très sensible dans l'opinion publique, de la réussite d'un mouvement.
Au plan national, 8.830 postes sont supprimés dans les collèges et lycées publics dont 3.200 compensés par des heures supplémentaires.
Depuis plusieurs semaines, les établissements ont appris de combien d'enseignants ils allaient devoir se passer avec certes des élèves en moins mais les mêmes tâches à effectuer. Plusieurs fois annoncée, la réforme du lycée qui pourrait modifier celles-ci reste floue dans ses contours comme dans sa forme et son calendrier.
« Aucune réforme n'a pour cause les suppressions de postes », a nuancé mercredi l'entourage de Xavier Darcos, par ailleurs peu disert depuis dix jours sur l'effervescence actuelle.
« Collèges morts », « lycées bloqués », rassemblements devant l'inspection académique, occupations nocturnes, la grogne monte essentiellement en banlieue et tourne selon les jours, établissement par établissement, rendant compliqué pour les syndicats un décompte des établissements mobilisés.
Selon les informations recueillies par les bureaux de l'AFP, au retour du week-end de Pâques, des parents d'élèves et des enseignants ont occupé de nuit sept établissements des Yvelines, huit lycées de Seine-et-Marne (sur 55) ont été bloqués, trois lycées de Bobigny fermés et « sept à huit établissements perturbés » en Seine-Saint-Denis. Dans les Hauts-de-Seine, enseignants, parents d'élèves et élèves de quatre établissements se sont mobilisés, sans blocage.
La Fidl fait état de « 70 à 80 établissements mobilisés » en région parisienne.
Francebourse.com, avec AFP
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