L’anecdote a de quoi faire sourire : en avril 1784, un Américain, Benjamin Franklin, s’étonne dans Le Journal de Paris du nombre faramineux de bougies que les Parisiens pourraient économiser en décalant leurs heures de sommeil. Instituée un temps pendant la Première Guerre mondiale, l’idée d’une heure d’été sera relancée en France en 1975, suite au choc pétrolier. Aujourd’hui, elle est en vigueur dans 70 pays au monde. Depuis 1998, le passage à l’heure d'été et le retour à l’heure d’hiver sont harmonisés au sein de l’Union Européenne.
D’un point de vue environnemental, selon l’agence de l'environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), l’heure d’été ferait économiser à la France 1,3 milliard de kWh, soit 4 % des consommations liées à l’éclairage. Cela équivaut à la consommation totale d’électricité en une année d’une ville de 200 000 habitants.
On comprend aisément les répercussions économiques qu’une telle mesure peut également avoir.
Reste enfin que ce décalage n’est pas sans conséquence sur notre horloge biologique, sensible à l’alternance de la lumière et du soleil.