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Voici deux titres d'appoint spéculatifs pour parier sur une belle performance (plus de 50%) à moyen terme Ce sont des smallcaps, sur lesquels il y a ...
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Pinault part à la chasse au Puma
Un Puma pour l’été. PPR entend bien intégrer dans son portefeuille de marques une nouvelle griffe : celle de l’équipementier sportif Puma.Par une OPA « amicale », le groupe de François-Henri Pinault compte devenir propriétaire de la notoriété et des parts de marché du concurrent de Nike et d’Adidas. PPR a déjà acquis une participation de contrôle de 27,1 % dans Puma et cherche désormais à obtenir 100 % du groupe cible.
Pour cette première étape, PPR a proposé un prix « ferme et définitif » de 330 euros par action, soit une valorisation de 5,3 milliards d’euros pour Puma. Coût de l’opération : 1,4 milliard d’euros. Hier, cette annonce a fait bouger l’action Puma à la hausse et la valorisation est montée à 5,9 milliards d’euros.
Reste que l’affaire devra se dénouer entre la filiale de Pinault, Sapardis, et la holding Mayfair de la famille d’entrepreneurs allemands Herz, héritiers des fondateurs du groupe Tchibo, actionnaire majoritaire de Beiersdorf (Nivea). Une assemblée générale de Puma doit se tenir dans la journée en Allemagne. La nomination de trois administrateurs du groupe français (sur six) au conseil de Puma devrait être votée aujourd’hui. Elle deviendra effective dès que les autorités de la concurrence européennes auront donné leur aval à l’opération, probablement début juin.
Et l’OPA complète pourrait se dérouler dès juillet. Le rachat de la totalité de Puma –l’acquisition de la participation détenue par Mayfair et l’offre publique d'achat - sera financée à 100 % par endettement bancaire.
Enfin,pour l’heure, rien n’est joué pour une acquisition des 100 % du capital de Puma. Nike est cité comme éventuel prédateur pour la marque au couguar même si la probabilité est mince.
Une acquisition cohérente pour PPR
Pour le groupe français, spécialiste du luxe (Gucci, Yves-Saint-Laurent) et de la distribution (Conforama, Redcats, Fnac), cette acquisition « représente une nouvelle opportunité de développement pour PPR et une étape importante dans sa stratégie de croissance rentable », pouvait-on lire dans un communiqué de la direction.
François-Henri Pinault veut renforcer la présence de Puma dans l’univers du « sport lifestyle ». Il compte développer ses lignes de vêtements et accessoires et accélérer les ouvertures de magasins. Intégré au groupe PPR, Puma lui ferait accomplir un joli bond en chiffre d’affaires (+ 13 %) et en rentabilité (un point de marge).
Une bonne affaire pour Puma ? Puma est le troisième équipementier sportif mondial. Il a réalisé un chiffre d’affaires de 2,37 milliards d’euros en 2006 et un bénéfice net de 262 millions d’euros. Dix ans après sa reprise en main par Jochen Zeitz, l’entreprise bavaroise qui était alors au bord du dépôt de bilan peut afficher de jolis résultats. Le groupe a été rentabilisé notamment grâce à la délocalisation de la production en Asie. La gamme de produits a été modernisée pour toucher un public plus large que celui des amateurs d’athlétisme. Dès 1998, Madonna ou Cameron Diaz portent des baskets à l’emblème du félin. En 2006, la marque devient championne du monde de football pour la première fois de son histoire grâce à la victoire de l’équipe d’Italie, sponsorisée par le groupe allemand.
Des bons chiffres certes mais qui cachent à peine sa petite taille face aux géants Nike et Adidas. D’aucuns disent que l’équipementier aurait eu du mal à survivre dans cet environnement concurrentiel et voient dans la probable arrivée de Pinault une bonne nouvelle.
Francebourse.com – Alexandra Voinchet

