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Disparition : Charlton Heston, une des dernières légendes d’Hollywood

Article du 07/04/2008

Charlton Heston, l’une des dernières légendes d’Hollywood, couronné en 1959 par l’Oscar du Meilleur acteur dans « Ben Hur », est mort samedi à 84 ans. En plus de cinquante ans de carrière et une soixantaine de films, Charlton Heston, de son vrai nom John Charles Carter, s’était forgé une stature de comédien voué aux grandes figures historiques tout en restant un homme de théâtre. Devenu célèbre pour ses rôles dans des fresques épiques comme « Les Dix Commandements » où il interprétait Moïse, l’acteur américain luttait depuis des années contre la maladie d’Alzheimer.
Après des débuts à la radio et au théâtre, ce fils de meunier suit des cours d’art dramatique à la North Western University puis sert dans l’armée de l’air pendant la deuxième Guerre Mondiale. En 1945, il tente sa chance à Broadway. L’acteur aux yeux bleu acier et à la carrure d’athlète débute en 1947 dans « Antoine et Cléopâtre » puis enchaîne avec un rôle dans une adaptation de « Jules César » pour la télévision (1948) qui lui vaudra d’être remarqué par Hollywood.
Il se voit proposer, en 1950, le rôle principal de « La Main qui se venge » de William Dieterle. Cecil B. De Mille l’engage ensuite dans « Sous le plus grand chapiteau du monde » (1951), qui remporte l’Oscar du Meilleur film. Charlton Heston est lancé. Dès les années 1950, il impose tout l’éventail de son talent dans une multitude de films historiques et d’anticipation. Seuls quelques uns de ses longs métrages peuvent être qualifiés de fresques épiques et costumées, comme « Les Dix commandements » de Cecil B. De Mille (1956), ou « Ben Hur » (1959), de William Wyler, consacré par l’Oscar du Meilleur acteur.
« Chuck », pour ses intimes, s’illustre également dans « La furie du désir » de King Vidor (1952), « La soif du mal » d’Orson Welles (1958) ou « Le Cid » d’Anthony Mann (1961).
Il joue dans des westerns et des films fantastiques ou de science fiction. « La Planète des singes » (Franklin F. Schaffner, 1968) ajoute à sa popularité.
Tenté par la réalisation, il met en scène « Antoine et Cléopâtre » en 1971 et « La fièvre de l’or » en 1982. Après avoir été président à six reprises du syndicat des acteurs, il prend la tête de l’American film institute.
Connu pour ses prises de position conservatrices, notamment contre l’avortement, l’acteur présida également de 1998 à 2003 la National Rifle Association, se consacrant alors à la défense du droit controversé de détenir des armes individuelles aux Etats-Unis.

Francebourse.com, avec AFP
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