Le rapport annuel de la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) déplore le manque d’accès aux soins des détenus, que ce soit en prison, au commissariat, en zone d’attente d’un aéroport, en centre de rétention. « La privation de liberté ne doit pas entraîner pour autant la suppression des droits fondamentaux de la personne malade », insiste la CNDS, chargée depuis sa création en 2000 de veiller au respect de la déontologie par les personnes chargées d’une mission de sécurité.
La Commission dénonce « des examens médicaux réalisés en présence de plusieurs surveillants », « des soins effectués sur une personne menottée et entravée à son lit d’hôpital », « des escortes et des extractions médicales annulées en raison de difficultés d’organisation », « des problèmes d’accès aux soins d’urgence la nuit » ou encore « le non-respect des prescriptions médicales ».