Société : Les Français favorables aux dispositifs de vidéosurveillance
Article du 14/04/2008
Selon une étude Ipsos pour la CNIL, une large majorité de Français (71 %) est favorable à la présence de caméras de vidéosurveillance dans les lieux publics. Si cette opinion est largement majoritaire au sein de toutes les catégories de la population, on note que les femmes (74 %) et les personnes âgées (77 % des 60 ans et plus), deux populations particulièrement sensibles aux problèmes d’insécurité, y sont les plus favorables.
Selon Ipsos, les Français voient les caméras de surveillance comme une réponse adéquate à l’insécurité. 83 % des personnes ayant déclaré être favorables à la présence de caméras de vidéosurveillance affirment que leur multiplication est un moyen efficace de lutter contre la délinquance et le terrorisme.
Selon 65 % des Français, la multiplication de ces caméras permettra de lutter efficacement contre la délinquance et le terrorisme. Les séniors (73 % des retraités, notamment) se montrent les plus convaincus des vertus sécurisantes des caméras de vidéosurveillance. Cet argument convainc également une large majorité des personnes vivant en milieu rural (71 %).
Une majorité relative de Français (43 %) estime qu’il n’y a actuellement en France pas assez de caméras de vidéosurveillance dans les lieux publics. Un tiers des Français (33 %) ne sont pas de cet avis et considèrent que leur nombre est suffisant, tandis que 15 % jugent qu’il y en a déjà trop. Ce dernier sentiment est particulièrement répandu dans l’agglomération parisienne (21 %), ce qui s’explique probablement par le nombre déjà élevé de caméras de vidéosurveillance dans les transports en commun, notamment.
Cette enquête révèle par ailleurs que les personnes interrogées souhaitent dans le même temps qu’un contrôle soit exercé sur ces dispositifs dans un souci de protection de la vie privée : 79 % y sont favorables et 47 % considèrent même que cela est « très important ». La CNIL apparaît comme un organisme légitime pour assurer cette fonction.
Etude réalisée en face-à-face du 14 au 17 mars 2008 auprès d’un échantillon de 972 personnes, représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus.