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Fin de séance du 10 oct 2008
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EDF : British Energy, sésame du nucléaire britannique, attire les prétendants
Mnemo : EDF
Le marché nucléaire britannique, en pleine phase de relance, attire les géants européens de l’énergie. Le groupe British Energy qui possède et exploite la plupart des sites nucléaires du Royaume-Uni a reçu plusieurs offres de rachat. Le gouvernement britannique s’est dit en début d’année disposé à vendre sa part de 35,2 % dans British Energy, premier producteur d’énergie du Royaume-Uni. Dans la foulée, le groupe a entamé des discussions avec des concurrents européens et a annoncé en mars que cela pourrait déboucher sur une alliance ou une offre de rachat.
EDF ferait partie des prétendants. Selon la presse britannique, le groupe français aurait même déposé son offre en fin de semaine dernière. Le Daily Telegraph évoquait alors une offre comprise entre 9,2 et 10,2 milliards de livres, soit entre 11,7 et 13 milliards d’euros. Pour le quotidien, EDF fait même figure de « grand favori » dans la course au rachat de British Energy.
L’opérateur britannique a semble-t-il réussi à mettre en valeur ses atouts puisque d’autres candidats sont en lice. « La compagnie a reçu une série de propositions de plusieurs parties qui veulent faire une offre complète sur le groupe » et « cela inclut des propositions plus élevées que le cours de clôture du 15 mai », qui est de 680 pence par action, a indiqué British Energy, sans dévoiler le nom des candidats à son rachat.
Selon l’agence Thomson Financial News, l’espagnol Iberdrola ferait partie des intéressés. Parmi les autres candidats supposés figurent l’allemand RWE et le britannique Centrica. Aucun n’a fait de commentaires. En revanche, le français Suez, qui possède deux centrales en Belgique depuis le rachat d’Electrabel, et des participations dans deux autres en France, a démenti avoir fait une offre, après avoir déjà laissé entendre le mois dernier qu’il n’était pas candidat pour le moment.
Contrairement aux dires de la presse donc, EDF ne serait pas le seul postulant. De plus son offre basse pourrait être pénalisante pour le groupe alors que British Energy vaut plus de 10 milliards de livres (12,5 milliards d’euros).
British Energy se présente aujourd’hui comme le « sésame du nucléaire britannique ». En effet, il possède et exploite huit des dix centrales nucléaires civiles encore en activité dans le pays (les deux restantes, détenues par le groupe public BNFL, sont promises à la fermeture d’ici 2010), qui assurent un cinquième de l’électricité produite au Royaume-Uni.
Mais les centrales de BE sont vieillissantes, leur fermeture étant programmée entre 2014 et 2035. Du coup, le gouvernement a annoncé début janvier sa volonté de lancer la construction d’une nouvelle génération de réacteurs. Tout le gratin européen et mondial de l’énergie (dont EDF et Areva) s’est mis sur les rangs pour participer à cette renaissance du nucléaire « Made in UK ». Les sites déjà exploités par British Energy pourraient tout naturellement accueillir les futures centrales atomiques et celui qui mettra la main sur le groupe obtiendra en quelque sorte les clés du royaume.
Francebourse.com, avec AFP
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