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0899 70 24 42
Ouverture du 21 nov 2008
Tarif : 1€35/appel puis 0€34/min
Photo AFP
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Pétrole : Un début de semaine en fanfare
Le pétrole a débuté la semaine tambour battant, frôlant le seuil symbolique des 140 dollars, dans un marché. Les prix du baril d’or noir se sont en effet enflammés hier matin, grimpant de plus de quatre dollars en un éclair pour atteindre 139,89 dollars, un niveau jamais vu depuis le début de la cotation du brut en 1983 à New York. Son ancienne marque de référence - 139,12 dollars -, avait été inscrite le 6 juin. Les prix se sont ensuite repliés pour terminer la séance à 134,61 dollars, en baisse de 25 cents par rapport à leur cours de vendredi sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).
A Londres, où s’échange une qualité de pétrole plus lourde donc moins chère, la séance a également été marquée par de forts mouvements : après être montés jusqu’à 139,32 dollars le baril, effaçant au passage leur ancien record - 138,12 dollars - établi le 6 juin, les cours se sont ensuite repliés à 134,71 dollars en clôture. La hausse est de 46 cents sur la séance.
« La faiblesse relative du dollar et des perturbations sur des sites de production en Norvège ont provoqué l'envolée des prix », explique Bart Melek de BMO Capital.
Le billet vert valait plus de 1,54 dollar pour un euro hier, contre environ 1,53 dollar la veille. En rechutant quelque peu, la monnaie américaine rend moins chères les matières premières, notamment pour les investisseurs étrangers, qui cherchent à se protéger de l’inflation.
Par ailleurs, le groupe pétrolier norvégien StatoilHydro a annoncé hier l’interruption de la production sur ses plateformes en Mer du Nord à la suite d’un incendie survenu la veille. La production était amputée lundi de 150 000 barils par jour, soit 7 % de son niveau normal.
En revanche, l’annonce de l’Arabie Saoudite d’une augmentation de sa production de 200 000 barils par jour en juillet a calmé les prix. Depuis plusieurs semaines, les investisseurs semblent s’être focalisés sur le niveau jugé inférieur des disponibilités de brut face à une demande qui ne cesse de croître dans les pays émergents. Toute perturbation ou incertitude sur les approvisionnements est de nature à semer la panique et contribue à la montée des prix.
« S’il est devenu difficile de prédire l’évolution du marché, on peut néanmoins avancer que les prix ne vont pas reculer de sitôt car il y a des risques d’ouragans dans le golfe du Mexique, où se trouvent de nombreuses installations pétrolières, et nous entrons dans la période des grands déplacements en voiture aux Etats-Unis », affirme Bart Melek.
Francebourse.com, avec AFP
