Le don d’organes, en nette augmentation au cours des dernières années, est très loin de répondre aux besoins, estime l’association pour le don d’organes France-Adot, qui organise sa 13ème journée du don à la fin de la semaine.
En 2007, selon France Adot, 4 664 greffes ont été pratiquées, soit 54 % de plus qu’en 2000. Cependant les dons sont restés très insuffisants : 231 patients sont décédés faute d’organe et la liste d’attente au 31 décembre était de 7 672 malades.
Dans le même temps, 278 000 cartes de volontaires pour le don, qui n’ont pas valeur légale, ont été demandées à l’association. L’association plaide pour un registre officiel des volontaires du don d’organes, comme il existe un « registre national des refus » sur lequel on peut s’inscrire si l’on ne veut pas en donner.
Elle suggère aussi que soit inscrite sur la carte Vitale 2, en cours de distribution, la volonté - ou non- de donner un organe après sa mort. En décembre dernier, 150 députés UMP et Nouveau Centre s’étaient déclarés favorables à l’inscription éventuelle de la mention « donneur d’organes » sur la Carte Vitale pour « limiter le taux de refus spontané des familles » au moment du décès.
Le don est volontaire, gratuit et anonyme. Avoir une carte disant que l’on veut faire don d’organes - on peut préciser lesquels - après sa mort n’empêche pas de demander le moment venu l’accord des proches, qui apportent parfois aux soignants une réponse différente de celle du défunt. En l’absence de proches, la loi s’applique et le consentement est « présumé ».