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Ouverture du 09 jan 2009
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Fait divers : La fête militaire tourne au drame
Une faute non volontaire. Le drame survenu hier au 3e RPIMa de Carcassonne, où 17 personnes ont été blessées par des tirs à balles réelles, relève « à 99,9 % (d’)une faute non volontaire » « due à un mélange de munitions réelles et à blanc », a déclaré à l’AFP le colonel Benoît Royal, chef du Sirpa-terre (Service d’informations de l’Armée de Terre).
Dix-sept personnes, dont quinze civils et deux militaires, ont été blessées hier, dont quatre grièvement, lorsqu’un militaire a ouvert le feu à balles réelles pour une raison inexpliquée lors d’une journée portes ouvertes dans une caserne de Carcassonne. Quatre des dix-sept personnes blessées sont sorties de l’hôpital dans la nuit de dimanche à lundi, a-t-on appris auprès de la Préfecture de l’Aude.
Ces quatre blessés légers étaient hospitalisés à la clinique Montréal de Carcassonne, avec deux autres blessés, dont l’un, ayant reçu une balle dans la jambe et une autre dans le bassin, a été opéré dans la nuit, son état étant à présent jugé « satisfaisant ». Cinq autres blessés sont hospitalisés à l’hôpital de Carcassonne où le président Nicolas Sarkozy doit se rendre en milieu de matinée, avant d’effectuer un déplacement à Toulouse, où quatre autres victimes sont hospitalisées. Au total, onze blessés ont été hospitalisés à Carcassonne, quatre à Toulouse, un à Montpellier et un à Perpignan.
Une fillette de 6 ans, hospitalisée au CHU de Carcassonne et atteinte à l’avant-bras et à l’épaule gauche, a également subi une intervention dans la nuit. Son état est qualifié de « stable ». Un garçonnet de trois ans, souffrant d’une fracture de l’humérus droit et hospitalisé au CHU de Purpan à Toulouse, a été opéré dans la nuit et son état est « stabilisé », précise-t-on de même source.
Sur les 17 blessés, dont cinq enfants, quinze sont des civils et deux des militaires.
Le drame s’est produit lors d’une démonstration de libération d’otages du Groupe de commandos parachutistes du 3e Régiment de parachutistes d’infanterie de marine (RPIMa).
L’auteur des coups de feu, un sergent du 3e RPIMa, a été placé en garde à vue.
Selon une source de la gendarmerie nationale, « des armes ont été saisies et mises sous scellé, et les auditions de plusieurs personnes ont débuté ». « Toutes les hypothèses sont envisagées », a ajouté cette source.
Le colonel Royal a fait valoir que des munitions à balles réelles ne pouvaient être perçues par les militaires que dans trois cas : les exercices réalisés précisément à balles réelles sur un champ de tir ou dans un stand de tir, les gardes autour de points sensibles ou les patrouilles « Vigipirate ».
Dans un communiqué, Nicolas Sarkozy a annoncé qu’il attendait « au plus tôt le résultat des enquêtes déjà diligentées pour en tirer les conséquences qui seront exemplaires ».
Le Premier ministre François Fillon a demandé « à la justice de faire toute la lumière sur les raisons pour lesquelles des tirs à balles réelles se sont produits lors d’une journée de démonstration au grand public des activités de cette base ».
Francebourse.com, avec AFP
