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Article du 10/07/2008

Iran : Y investir est trop risqué

Mnemo : FP

Investir en Iran est trop risqué pour que la compagnie pétrolière française Total s’y intéresse. C’est en substance l’idée maitresse de Christophe de Margerie dans un entretien au Financial Times.
« Aujourd’hui nous prendrions beaucoup trop de risques politiques à investir en Iran, car les gens diraient : ‘Total est prêt à n’importe quoi pour faire de l’argent’ »
, déclare le directeur exécutif de Total au quotidien britannique. Pourtant, il déplore la mise à l’écart politique de l’Iran et de l’Irak. « Vous enlevez deux grands pays (l’Iran et l’Irak) du système et après vous dites : ‘il n’y a plus assez de pétrole et de gaz’. Oh quelle surprise ! », s’exclame-t-il.
L’Iran possède en effet les deuxièmes réserves mondiales de gaz après la Russie.
Total est présent en Iran : il y a produit en 2007 15 000 barils équivalent pétrole par jour sur une production totale annuelle de 2,35 millions. Total est également engagé depuis des années dans des négociations avec Téhéran pour l’exploitation de réserves de gaz (bloc 11) à South Pars. Ce dossier prévoit également la création d’une installation produisant du gaz naturel liquéfié pour l’exportation. En fin d’année dernière, des responsables iraniens affirmaient que Total devait prendre une décision d’ici juin pour éviter de se faire remplacer par d’autres compagnies sur South Pars. Ils étaient ensuite revenus sur cet ultimatum.
South Pars, considéré comme le plus grand gisement de gaz au monde, est partagé entre l’Iran et le Qatar mais l’exploitation côté iranien est très en retard par rapport à celle menée par l’émirat.
Les grandes sociétés pétrolières occidentales mettent en avant la hausse des coûts d’investissement pour justifier le retard pris dans leurs projets iraniens. Mais des experts du secteur expliquent ces délais par leurs réticences à s’engager dans un pays soumis à des sanctions internationales croissantes à cause de son programme nucléaire.

Francebourse.com, avec AFP


 
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