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Obama veut toujours un retrait d'Irak en 2010 et une solution politique
Le candidat démocrate à la présidence des Etats-Unis, Barack Obama, a déclaré mardi à Amman après sa visite en Irak qu'il souhaitait toujours un retrait des soldats américains en 2010 mais a souligné qu'une solution politique était aussi nécessaire."Je salue le consensus croissant aux Etats-Unis et en Irak pour une limite dans le temps. Mon avis est que nous pouvons nous déployer en toute sécurité en 16 mois de sorte que nos brigades de combat soient hors d'Irak en 2010", a-t-il dit lors d'une conférence de presse au cours d'une étape de quelques heures en Jordanie.
"Il y a un progrès en matière de sécurité, maintenant nous avons besoin d'une solution politique", a-t-il ajouté après une visite de deux jours en Irak.
Il y avait rencontré le Premier ministre Nouri al-Maliki et assuré que le dirigeant irakien partageait ses vues sur un retrait en 2010.
"Il a fait part de son espoir de voir les troupes américaines retirées d'Irak en 2010", a rapporté le sénateur de l'Illinois dans un communiqué publié par son bureau à Washington et cosigné par deux autres sénateurs qui l'accompagnent.
M. Obama, donné favori dans les sondages, prône, s'il est élu, un retrait en 16 mois à partir de sa prise de fonction en janvier. "Cela sera l'été 2010, deux ans à partir de maintenant", avait-il annoncé la semaine dernière.
La question du départ des quelque 145.000 soldats américains déployés en Irak fait l'objet d'une négociation ardue entre Bagdad et Washington.
La Maison Blanche a indiqué lundi qu'un accord ne serait pas signé comme prévu, au 31 juillet. Washington refuse de déterminer une date-butoir pour le retrait des troupes américaines, ajoutant qu'une "date souhaitable" pouvait être envisagée.
"Le Premier ministre Maliki nous a dit que les Irakiens apprécient les sacrifices des soldats américains, mais qu'ils ne veulent pas d'une présence à durée indéterminée des troupes américaines", écrivent encore les trois sénateurs dans leur communiqué.
M. Obama a reconnu à Amman être en désaccord avec le général David Petraeus, le commandant des soldats américains en Irak, sur un retrait. "Il ne fait pas de doute que le général Petraeus ne veut pas de calendrier", a-t-il dit.
Mais il a ajouté ses responsabilités de président seraient plus larges et comprendraient par exemple l'utilisation de quelque 10 milliards de dollars par mois - le cout de la guerre selon lui - "pour soutenir une économie américaine qui va vraiment mal en ce moment".
Le sénateur a aussi salué les facteurs ayant permis d'améliorer la stabilité en Irak, dont l'envoi à partir de février 2007 de renforts américains, qu'il avait critiqué.
"Grâce aux efforts extraordinaires de nos forces armées, à des forces de sécurité irakiennes plus efficaces, à la mobilisation des milices sunnites contre Al-Qaïda, et au cessez-le-feu avec les milices chiites, la violence a été réduite en Irak de façon significative", souligne-t-il dans le communiqué de ses services.
Interrogé à Amman sur cette stratégie du "sursaut", M. Obama, a reconnu que "la situation était plus sûre en Irak qu'il y a un an et demi".
Mais il ajouté que parler de succès "dépendait de votre façon de voir".
Le sénateur de l'Illinois, 46 ans, était arrivé lundi matin à Bassorah, dans le sud de l'Irak, pour sa deuxième visite dans le pays après un rapide passage en janvier 2006.
Elle est intervenue alors que la violence dans le pays est à son plus bas niveau depuis le début, en mars 2003, de l'intervention conduite par les Etats-Unis, à laquelle le sénateur américain s'était opposé.
En Jordanie, le candidat démocrate a rencontré le roi Abdallah II pour un entretien centré sur le processus de paix entre Palestiniens et Israéliens et les relations entre les Etats-Unis et les pays arabes, selon le palais royal.
M. Obama était attendu mardi soir en Israël.

