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le 21/11/2008
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Ouverture du 21 nov 2008
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Le candidat Obama promet un soutien "indéfectible" à Israël
Le candidat démocrate à la Maison Blanche, Barack Obama, a promis mercredi un soutien "indéfectible" à Israël, estimant que l'Iran doté de la bombe atomique constituerait "une grave menace" pour le monde.M. Obama, qui a visité la ville israélienne de Sdérot à la fin d'une journée marathon en Israël et la Cisjordanie, s'est également engagé à s'impliquer immédiatement dans le processus de paix s'il était élu.
"L'Etat d'Israël fait face à des ennemis déterminés qui cherchent sa destruction, mais il a aussi un ami et un allié, les Etats-Unis, qui sera toujours à ses côtés", a assuré le sénateur.
"J'apporte ici un soutien indéfectible à la sécurité d'Israël", a-t-il poursuivi, après avoir qualifié la création du pays de "miracle".
Face à une foule de journalistes, s'exprimant devant un monceau de débris de roquettes tirées de la bande de Gaza vers Sdérot, le candidat a estimé qu'un "Iran nucléaire serait une grave menace pour le monde".
"Le monde doit empêcher l'Iran d'obtenir une arme nucléaire (...) L'Iran nucléaire changerait la donne pas seulement au Proche-Orient, mais dans le monde entier", a-t-il insisté.
Le candidat démocrate a estimé que la communauté internationale devait adopter une politique de la "carotte et du bâton" pour empêcher l'Iran de se doter d'une arme nucléaire, alors que Téhéran dément avoir un tel projet.
Arrivé en hélicoptère à Sdérot, cible régulière des tirs de roquettes palestiniennes, le sénateur a estimé qu'il existait une occasion à saisir dans le processus de paix.
"Je n'attendrai pas quelques années de mon mandat ou de mon second mandat si je suis élu pour faire avancer le processus. Je pense qu'il existe actuellement une fenêtre (d'opportunité) que nous devons exploiter", a-t-il affirmé.
Une position qu'il a réitérée au président palestinien Mahmoud Abbas lors d'une rencontre à Ramallah, lui promettant qu'il serait un "acteur important et entier dans le processus de paix" s'il remporte la victoire en novembre. S'exprimant sur la question épineuse de Jérusalem, qui a fait échouer à plusieurs reprises les négociations israélo-palestiniennes, M. Obama a répété que la ville sainte "sera la capitale d'Israël", sans mentionner quelle serait la capitale d'un futur Etat palestinien.
"Je n'ai pas changé mes déclarations", a-t-il insisté. "Je continue à dire que Jérusalem sera la capitale d'Israël. Je l'ai déjà dit et je le dirai encore (...) mais j'ai aussi dit qu'il s'agit d'une question faisant partie" des négociations sur le statut final d'un futur Etat palestinien.
Le candidat avait provoqué la colère des Palestiniens en juin quand il avait qualifié Jérusalem de capitale indivisible de l'Etat hébreu.
M. Obama a par ailleurs soutenu le refus d'Israël de négocier directement avec le mouvement islamiste Hamas, qui contrôle la bande de Gaza depuis juin 2007.
"Si quelqu'un tirait des roquettes sur ma maison où mes deux filles dorment chaque soir, je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour faire cesser cela", a poursuivi le candidat, soulignant que le Hamas devait reconnaître l'existence d'Israël.
Un porte-parole du Hamas, Ismaïl Radwane, a condamné ces déclarations depuis Gaza et promis que son mouvement ne reconnaîtra jamais "l'usurpateur" israélien.
Les médias israéliens ont jugé que la venue d'Obama en Israël avait avant tout pour but de séduire les électeurs juifs américains, une frange de la population traditionnellement acquise aux Démocrates, mais qu'il n'a pas encore réussi à rallier derrière lui.
Il est crédité de 50% d'intentions de vote contre 42% pour son adversaire républicain John McCain, selon un récent sondage publié par le Washington Post.
M. Obama, qui devait rencontrer le Premier ministre israélien Ehud Olmert à Jérusalem dans la soirée, effectue une tournée internationale, qui l'a déjà mené en Afghanistan, Koweït, Irak et Jordanie.

