France Bourse : actualité de la bourse de Paris
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Ouverture du 19 nov 2008
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Bourse de Paris : Août commence en berne
Mnemo : PXI
La Bourse de Paris a terminé sur une note négative hier, le CAC cédant 0,19 %, dans un marché pris entre une pléthore de publications d’entreprises et des indicateurs macroéconomiques mitigés en zone euro et aux Etats-Unis. L’indice vedette a abandonné 8,19 points à 4 392,36 points, dans un volume d’échanges de 5,3 milliards d’euros.
En léger repli dans la matinée, il était reparti en progression à la mi-séance, porté notamment par de bons résultats de Kellogg et Motorola, avant de retomber dans le rouge à l’annonce de la croissance américaine (en hausse de 1,9 % en rythme annuel au deuxième trimestre). En revanche, le chiffre de l’inflation en zone euro, qui a atteint un record de 4,1 % en juillet, n’a pas inquiété les investisseurs, qui s’attendaient à ce pic.
L’indice a ensuite réduit ses pertes avec le reflux des cours du pétrole, qui reste le grand ressort de l’orientation des marchés.
Ce matin, la Bourse de Paris a ouvert en baisse de 0,98 % à 4 349,60 points
Hier, Londres a baissé de 0,16 % tandis que Francfort a pris 0,30 % et l’Eurostoxx 50 est resté stable.
« L’Eurostoxx est en légère hausse, le S&P en légère baisse. En terme de résistance sur le Dow Jones, on arrive à des niveaux intéressants. Pareil sur l’Eurostoxx. Il faut voir si on casse ou si on repart en arrière », a observé Yves Marçais, vendeur institutionnel chez Global Equities, constatant l’hésitation de l’indice vedette parisien une heure avant la clôture.
La Bourse de New York a elle clôturé en baisse, à la suite de chiffres décevants sur la croissance américaine et au bond des demandeurs d’emplois. Des chiffres qui ont relancé les craintes sur la santé de l’économie. Le Dow Jones a perdu 1,78 % et le Nasdaq 0,18 %. Le Dow Jones Industrial Average (DJIA) a lâché plus de 200 points (205,67 exactement) à 11 378,02 points et l’indice Nasdaq, à forte composante technologique, 4,17 points, à 2 325,55 points, selon les chiffres définitifs de clôture. L’indice élargi Standard & Poor’s 500 a pour sa part reculé de 16,88 points à 1 267,38 points (- 1,31 %).
« Les inquiétudes sur l’état de l’économie ont refait surface », a résumé Al Goldman, analyste à la maison de courtage Wachovia Securities.
Le Produit Intérieur Brut américain a certes accéléré au deuxième trimestre à 1,9 % (en rythme annuel), comparé au trimestre précédent mais il est ressorti en deçà des attentes des marchés (+ 2,3 %), qui comptaient sur les chèques de remise d’impôt distribués dans le cadre du plan de relance gouvernemental pour doper l’activité économique.
En outre, le PIB du premier trimestre a été révisé en baisse, à + 0,9 % (au lieu de + 1 %). Pis, celui du quatrième trimestre 2007 a été révisé à - 0,2 %, marquant le premier passage dans le rouge pour l’économie américaine depuis la récession de 2001.
Le nombre des demandeurs d’emplois a bondi de 44 000 la semaine dernière aux Etats-Unis, avec 448 000 inscriptions au chômage, alors que les analystes prévoyaient un recul de 9 000. C’est la plus forte progression en 5 ans. Ces chiffres, qui sont tombés à la veille des statistiques officielles sur l’emploi et le taux de chômage en juillet, ont douché l’optimisme des investisseurs. Ceux-ci avaient commencé à anticiper une reprise du marché du travail, l’une des mesures de la vitalité de l’économie américaine.
Ces données « reflètent une économie qui est très proche de la récession. Elles sont décevantes », a commenté Peter Cardillo, analyste chez Avalon Partners.
Pour Lindsey Piegza de FTN Financial, la question est désormais de savoir quel catalyseur va changer la dynamique, alors que le pessimisme a repris le dessus.
A suivre aujourd’hui :
- aux Etats-Unis : le taux de chômage et le nombre de demandeurs d’emploi en juillet, les dépenses de construction en juin et l’indice ISM manufacturier du mois précédent
- en zone euro : l’indice IDA manufacturier de juillet
- en France : l’indice IDA manufacturier en juillet également
- au Royaume-Uni : l’indice PMI manufacturier pour juillet
Francebourse.com, avec AFP
