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Article du 02/09/2008

francebourse.com
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L'euro au plus bas depuis six mois face à un dollar requinqué par l'OCDE

L'euro restait en baisse mardi en fin d'après-midi sur le marché des changes, après être tombé pour la première fois depuis six mois sous 1,45 dollar, alors que le billet vert était auréolé des espoirs portés par un rapport de l'OCDE et la glissade des cours du pétrole.

Vers 16h00 GMT, l'euro s'échangeait à 1,4524 dollar contre 1,4606 dollar lundi vers 16h00 GMT.

L'euro est passé sous 1,45 dollar mardi peu après 09h30 GMT, tombant à 1,4467 dollar, un plus bas depuis le 8 février.

La monnaie unique européenne renoue ainsi avec un niveau qu'elle n'avait plus atteint depuis plus de six mois, début de son escalade face au dollar qui avait culminé en avril puis en juillet, au-dessus de 1,60 dollar pour un euro, avant de prendre le chemin inverse: depuis son dernier record, le 15 juillet, à 1,6038 dollar pour un euro, la devise a ainsi perdu près de 10% de sa valeur contre le billet vert.

"La rhétorique haussière des membres de la BCE la semaine dernière n'a pas eu d'effet à long terme sur les taux de change", commentaient les analystes de Commerzbank.

De récentes déclarations émanant de responsables de la Banque centrale européenne (BCE), qui se réunit jeudi pour rendre son jugement de politique monétaire mensuel, avaient suggéré que l'inflation demeurait une inquiétude pour la banque centrale et qu'une baisse des taux n'était pas encore à l'ordre du jour.

Mais elles n'ont pas convaincu des marchés qui spéculent de plus en plus, au-delà du statu quo attendu jeudi, sur l'inéluctabilité d'un futur assouplissement monétaire, destiné à redynamiser l'économie alors qu'ils misent, au contraire, sur un relèvement des taux aux Etats-Unis dans les prochains mois.

Vers 14h00 GMT, l'euro a brièvement redressé la tête après la publication de chiffres montrant une baisse des dépenses de construction aux Etats-Unis en juillet, mais il est resté bien tassé sous son niveau de clôture de la veille, oscillant autour d'1,45 dollar.

Il avait déjà pâti, au début des échanges européens, de la prise de connaissance par les marchés d'un rapport de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) selon lequel l'Europe est désormais plus proche de la récession que les Etats-Unis.

L'OCDE a relevé ses prévisions de croissance américaine pour cette année mais abaissé celles de la zone euro et surtout celles de la Grande-Bretagne.

La livre britannique s'est encore effritée mardi matin, touchant, à la baisse, un nouveau record face à l'euro, à 1,2248 euro pour une livre, et un plus bas face au billet vert, à 1,7783 dollar pour une livre, niveau qu'elle n'avait pas atteint depuis avril 2006.

Par ailleurs, le dollar trouvait des motifs de regain dans la nouvelle baisse du pétrole, qui est descendu jusqu'à 104,14 dollars le baril à Londres mardi matin, l'ouragan Gustav semblant avoir épargné les infrastructures pétrolières du golfe du Mexique, selon des analystes.

"Le retour des traders américains après une journée de congés n'a pas donné une impulsion décisive aux cours du pétrole", résumait James Hughes, de CMC Markets.

"Certes, l'euro s'est partiellement repris contre le dollar (en fin d'échanges européens, ndlr), mais il est encore trop tôt pour signer la fin de la hausse du dollar, que pourrait relancer toute nouvelle reculade du pétrole" ajoutait-il.



 
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