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Le G7 publie un plan d'action en 5 points pour faire face à la crise
Le Groupe des Sept (G7) pays les plus industrialisés a publié vendredi à Washington un "plan d'action" en cinq points pour faire face à la crise financière internationale, dans lequel ses membres s'engagent à empêcher toute faillite de banque importante."Le G7 a convenu aujourd'hui que la situation actuelle appelle une action urgente et exceptionnelle", indique un communiqué publié au nom du G7 par le Trésor américain.
"Nous nous engageons à continuer à travailler ensemble pour stabiliser les marchés financiers et restaurer le flot du crédit pour soutenir la croissance économique mondiale", ajoute le texte.
Nous sommes d'accord pour "prendre des mesures décisives et utiliser tous les outils à notre disposition pour soutenir les institutions financières d'importance systémique (c'est-à-dire dont la chute entraînerait d'autres faillites en cascade, ndlr) et empêcher qu'elles ne fassent faillite".
Le G7 s'engage aussi a prendre "toutes les mesures nécessaires pour débloquer le crédit et les marchés monétaires afin d'assurer que les banques et les institutions financières aient un accès large aux liquidités et aux capitaux".
La décision des autorités américaines de laisser la banque d'affaires Lehman Brothers déposer son bilan mi-septembre a été fortement critiquée en Europe. La chute de la troisième banque d'affaires de Wall Street a effectivement provoqué une brusque aggravation de la crise financière.
Les ministres du G7 avaient fort à faire pour rétablir la confiance alors que les crédits interbancaires se sont taris et que les Bourses mondiales se sont effondrées.
Le président américain George W. Bush a appelé vendredi à rejeter l'"incertitude et la peur". Les inquiétudes sont compréhensibles, a-t-il estimé, mais "l'anxiété peut alimenter l'anxiété et occulter les efforts qui sont entrepris", a-t-il averti. "Nous pouvons résoudre la crise et nous le ferons", a-t-il estimé.
La réunion du G7 était prévue de longue date dans le cadre des assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale dans la capitale américaine, mais a pris une importance grandissante dans le contexte de la crise actuelle.
La priorité est d'"arrêter de prendre des solutions au cas par cas", a affirmé le ministre allemand, Peer Steinbrück, pour qui "nous avons besoin de règles mondiales pour les marchés".
Si les Etats-Unis ont adopté le plan Paulson qui prévoit d'accorder jusqu'à 700 milliards de dollars pour racheter les actifs dépréciés des banques et leur permettre d'assainir leur bilan, les Européens n'ont pour l'instant pris aucune disposition commune de ce genre, privilégiant les plans de soutien nationaux.
Pour le ministre britannique, Alistair Darling, la situation s'améliorera "quand les gens réaliseront que l'ensemble des crédits interbancaires, qui atteignent un montant astronomique, est soutenu par les banques centrales et les gouvernements dans le monde entier".
Interrogé sur la radio américaine NPR, il a souligné que "dans un cas comme celui-ci, on peut constater que les marchés mondiaux ne peuvent résoudre le problème par eux-mêmes et que les gouvernements doivent être prêts à intervenir pour le compte de ceux qui les ont élus".
L'un des objectifs de la réunion du G7 sera également d'engager la réflexion sur la refondation du système financier mondial après sa pire crise depuis celle de 1929.
M. Steinbrück s'est prononcé en faveur de la mise en place d'une instance internationale de contrôle des marchés dotée "d'un pouvoir d'intervention". Cette tâche pourrait être dévolue, selon lui, au Fonds monétaire international, qui devra, pour ce faire, être considérablement restructuré.

