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Voici deux titres d'appoint spéculatifs pour parier sur une belle performance (plus de 50%) à moyen terme Ce sont des smallcaps, sur lesquels il y a ...
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Ouverture du 10 fév 2012
Tarif : 1€35/appel puis 0€34/min
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ETA : Retour de la violence en Espagne
Le terrorisme basque se rappelle aux autorités espagnoles alors que l’organisation séparatiste basque ETA a annoncé la fin de son cessez-le-feu permanent. Celui-ci était en vigueur depuis mars 2006. A partir de mardi minuit, le mouvement armé affirme qu’ « il il défendra Euskal Herria (ndlr: la terre de ceux qui parlent Euskera, la langue basque) avec les armes et sur tous les fronts ». L’organisation justifie cette décision, dans un communiqué transmis aux journaux indépendantistes basques Berria et Gara, par le fait que « les conditions minimales ne sont pas réunies pour poursuivre le processus de négociations » engagé par le gouvernement socialiste espagnol.C’est un dur revers pour le gouvernement socialiste de Jose Luis Zapatero qui, à son arrivée en avril 2004, avait fait de la recherche de la paix avec l’ETA l’une de ses priorités.
« Le caractère de Zapatero s’est transformé en un fascisme qui a dépourvu des partis et des citoyens de droits », peut-on lire dans le communiqué de l’organisation. En mai dernier, le gouvernement avait interdit aux candidats supposés liés au parti interdit Batasuna, aile politique de l’ETA, de se présenter aux élections locales.
Selon les médias espagnols, cette rupture, largement anticipée par les services de sécurité, pourrait augurer d’une attaque d’envergure imminente de la part des séparatistes basques. Hier, le journal espagnol El Pais écrivait que les etarras pourrait commettre un attentat avant le mois d'août.
En quarante années d’existence, l’organisation clandestine a tué près de 8200 personnes au nom de sa lutte pour l’obtention de l’indépendance du Pays basque. Le 30 décembre dernier, l’ETA avait perpétré un attentat à l’aéroport de Madrid - Barajas, qui a tué deux Equatoriens.
Les réactions
En Espagne, le premier à réagir a été le vice-président du gouvernement et ministre espagnol de l’Economie, Pedro Solbes, pour qui ce message « est indubitablement une mauvaise nouvelle ». « Il est sûr que nous allons devoir vivre avec cette réalité et il faudra travailler à partir de cette base », a-t-il déclaré depuis Bruxelles.
Dans une courte allocution télévisée, José Luis Rodriguez Zapatero a jugé qu’ « aujourd’hui, comme à l’époque, l’ETA refait une erreur. » « La décision de l’ETA va dans la direction totalement opposée à celle souhaitée par la société basque et espagnole : le chemin de la paix », a-t-il déploré. Tout en promettant de rester ferme. De quoi alimenter les divisions.
En France, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères français, Jean-Baptiste Mattéi, a rapidement réagi. « Le gouvernement français regrette l’annonce par l'ETA de la fin du cessez-le-feu permanent mis en place le 24 mars 2006 », a-t-il déclaré. « Cette annonce de l’organisation terroriste est une mauvaise nouvelle. Elle confirme le refus de mettre fin à la violence tragiquement exprimé par l’attentat du 30 décembre 2006 à l’aéroport de Madrid qui avait coûté la vie à deux personnes. »
Francebourse.com – Alexandra Voinchet
