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ETA: Txeroki, chef militaire présumé, mis en examen et écroué

Article du 21/11/2008
Le chef militaire présumé de l'ETA Miguel de Garikoïtz Aspiazu Rubina, alias "Txeroki", a été mis en examen jeudi soir à Paris notamment pour "direction d'une association de malfaiteurs à visée terroriste" et écroué, a annoncé vendredi une source judiciaire.

"Txeroki" a notamment été mis en examen par la juge antiterroriste Laurence Le Vert dans le cadre de l'information judiciaire sur l'assassinat de deux gardes civils espagnols à Capbreton (Landes), le 1er décembre 2007.

Pour ces faits, il est également poursuivi par la justice française pour "recel de vol, de vol d'armes et de faux en bande organisée et détention et transport de substance entrant dans la confection d'engins explosifs".

Mais la magistrate n'a pas retenu contre lui le chef d'assassinat, aucun élément à ce stade de l'enquête permettant d'affirmer que le chef militaire de l'ETA était le troisième homme du commando qui avait tiré sur les militaires espagnols à la sortie d'une cafétéria, alors qu'ils effectuaient une mission de renseignement, a précisé une source judiciaire.

"Txeroki" est mis en examen dans ce dossier pour sa participation aux actes préparatoires du commando, la location d'appartement ou des vols de véhicules, a-t-on précisé de même source.

Présenté à un juge des libertés et de la détention (JLD), il a été placé en détention provisoire conformément aux réquisitions du parquet.

Le chef militaire présumé de l'Etat avait été arrêté lundi à Cauterets (Hautes-Pyrénées) par des policiers de la Sous-direction antiterroriste (SDAT), de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), de la PJ de Bayonne et du Raid, sur commission rogatoire de la juge Le Vert.

Il était alors en compagnie de Leire Lopez Zurrutuza, 31 ans, membre présumée de l'ETA, en fuite depuis 2005, qui a également été mise en examen jeudi soir par la juge antiterroriste pour "association de malfaiteur en relation avec une entreprise terroriste".

Dans son appartement, les enquêteurs ont trouvé des armes de poings, de faux documents administratifs et un ordinateur.

Pour ces faits, le parquet de Paris a ouvert jeudi une nouvelle information judiciaire pour "usage de fausses plaques d'immatriculation, détention de faux documents administratifs, détention d'armes sans autorisation et recel de vols, le tout en relation avec une entreprise terroriste".

Cette instruction a été confiée à la juge Le Vert qui a également mis en examen le chef présumé de l'ETA pour ces chefs et pour "direction d'une association de malfaiteurs à visée terroriste", dans ce nouveau volet.


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