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Voici deux titres d'appoint spéculatifs pour parier sur une belle performance (plus de 50%) à moyen terme Ce sont des smallcaps, sur lesquels il y a ...
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EDF s'implante en Belgique en y rachetant le 2e producteur d'électricité
EDF va devenir le deuxième producteur d'électricité de Belgique, derrière son compatriote GDF Suez, en prenant le contrôle de SPE, une accélération de sa d'expansion à l'étranger après ses récentes acquisitions au Royaume-Uni notamment.Le groupe français a annoncé lundi l'achat pour 1,3 milliard d'euros de 51% de SPE (Luminus), deuxième société de production et de commercialisation d'électricité et de gaz en Belgique avec 1,6 million de clients.
Avec l'arrivée d'EDF, les groupes français auront de fait la mainmise sur l'électricité belge. GDF Suez contrôle en effet déjà 90% de la production, via sa filiale Electrabel.
L'entrée d'EDF sur le marché belge intervient dans le cadre d'un accord global avec le groupe britannique de gaz et d'électricité Centrica.
Le Français négociait depuis plus de sept mois sur une entrée de Centrica au capital de l'opérateur nucléaire British Energy (BE), sur lequel EDF a mis la main en septembre pour 13,5 milliards d'euros. Une façon d'alléger le coût de cette acquisition, la plus grosse de son histoire.
Selon un accord préliminaire, Centrica était censé débourser quelque 3 milliards de livres (3,3 milliards d'euros) pour racheter un quart de BE. Mais le britannique souhaitait revoir ce montant à la baisse, arguant notamment de la chute des prix de l'énergie depuis septembre.
Finalement, Centrica paiera seulement 1,2 milliard d'euros.
Il a obtenu un rabais de 6% sur le prix payé par EDF en septembre et ne rachètera que 20% de BE au lieu de 25%.
Ce rabais, qualifié de "symbolique" par Pierre Gadonneix, PDG d'EDF, est lié au fait que Centrica n'est qu'actionnaire minoritaire dans BE, assure le groupe français.
Pour alléger encore la somme à payer, Centrica a par ailleurs accepté de céder le contrôle de SPE.
Le britannique était entré au capital de l'énergéticien belge en 2005 en partenariat avec Gaz de France.
Lors de sa fusion avec Suez en juin 2008, Gaz de France avait été contraint de se délester de cette participation pour des raisons de concurrence.
EDF lui avait alors proposé 515 millions d'euros pour racheter sa part, mais Centrica lui était passé devant en usant de son droit de préemption.
"A l'époque, Centrica s'intéressait déjà à British Energy et n'a usé de son droit de préemption que pour disposer d'une monnaie d'échange avec EDF", affirme un industriel sous couvert de l'anonymat.
De fait, EDF n'en était pas sa première tentative pour entrer sur le marché énergétique belge. Il avait déjà échoué en mai 2008 à racheter Distrigaz, raflé par Enel.
"Pour qu'ils achètent à ce prix-là, c'est que la Belgique constitue un marché clé pour eux, un axe stratégique entre la France et l'Allemagne", estime le même industriel.
Contrairement au Royaume-Uni, la Belgique n'est pourtant pas engagée dans la relance du nucléaire, le pays ayant décidé de fermer ses centrales entre 2015 et 2025.
Mais "c'est un marché adjacent à la France qui peut permettre à EDF de faire des économies d'échelle", remarque un connaisseur du dossier.
Qualifiant l'opération de "très astucieuse", Patrice Lambert, analyste au CM-CIC, souligne toutefois le prix élevé payé par EDF: si l'acquisition est finalisée, la valeur de SPE aura en effet été multipliée par 2,6 entre 2005 et 2009.
"Industriellement, c'est une bonne opération: on a un partenaire en Grande-Bretagne et on s'implante en Belgique", remarque Philippe Pesteil, administrateur CFDT chez EDF.
"Mais ça ne résout pas le problème initial: on a payé trop cher en septembre pour British Energy", ajoute-t-il.

