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Article du 26/05/2009

Dassault Aviation rejette l'idée d'être un partenaire passif dans Thales

Le patron de l'avionneur français Dassault Aviation, Charles Edelstenne, a rejeté l'idée d'être un "partenaire passif" au sein du groupe électronique de défense français Thales, dont il vient d'entrer au capital, dans un entretien mardi au quotidien britannique Financial Times.

"Je n'ai pas l'intention d'être un partenaire passif. Nous devons nous parler fréquemment afin de pouvoir suivre ce qui se passe", a-t-il dit au journal.

"Nous sommes le partenaire industriel. Cela veut dire que nous devons apporter le savoir que nous avons de l'industrie dans le pacte", a ajouté M. Edelstenne, qui donne très rarement des interviews.

L'avionneur français est lié à un pacte d'actionnaires avec le gouvernement français, premier actionnaire de Thales avec 27% de son capital. Dassault en détient 26%.

"Nous serons en total harmonie avec le pacte. Nous (Dassault) ne prenons pas le contrôle. Les deux actionnaires prennent le contrôle", a-t-il ajouté.

Le 20 mai dernier, Dassault Aviation a annoncé la finalisation de l'acquisition des 20,8% du capital de Thales détenus par le groupe franco-américain de télécoms Alcatel-Lucent et des 5% détenus par sa holding Groupe industriel Marcel Dassault.

Un haut responsable du ministère français de l'Economie avait récemment déclaré que l'Etat voulait rester "très présent" et suivre de près l'évolution du groupe Thales, rappelant que Dassault n'en avait pas pris le contrôle.

Dans son entretien au Financial Times, M. Edelstenne s'est dit prêt à apporter son soutien à des acquisitions si ces dernières faisaient sens.

Dans une interview au Monde à paraître mercredi, il a balayé l'idée de fusionner Thales et Dassault. "Il n'en est pas question", a-t-il dit, soulignant que "les deux sociétés échangeront le plus possible leurs compétences".

L'entrée dans Thales "consiste à faire de Dassault Aviation un des grands opérateurs de la défense en Europe", a-t-il ajouté.

M. Edelstenne a par ailleurs estimé qu'il "faudra poursuivre la stratégie" de Denis Ranque remplacé mardi dernier par Luc Vigneron et précisé qu'il avait "donné son accord pour intensifier la coopération dans le naval".



 
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