France Bourse : actualité de la bourse de Paris
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Pressions sur Renault: Bruxelles attend toujours une réponse de la France
La Commission européenne a indiqué mardi être toujours dans l'attente d'une réponse de la France concernant des pressions sur le lieu où Renault produit ses voitures, mais a cherché dans le même temps à calmer le jeu après de nouvelles déclarations de Nicolas Sarkozy."Nous attendons toujours une réponse des autorités françaises", a indiqué le porte-parole de la Commission pour les questions de concurrence, Jonathan Todd.
Le gouvernement français a mis la pression sur Renault ces dernières semaines pour l'empêcher de produire la future Clio 4 en Turquie.
Bruxelles, qui veille au respect d'une saine concurrence en Europe, avait demandé des explications il y a une dizaine de jours à Paris, après des déclarations gouvernementales selon lesquelles les voitures françaises vendues en France devaient aussi y être produites.
La Commission demandait à la France de s'assurer qu'elle ne remettait pas en cause des engagements pris l'an dernier lors de la mise en place de prêts à conditions préférentielles pour aider le secteur automobile en crise. Ces prêts ne devaient en particulier être assortis d'aucune condition sur la localisation des activités.
Bruxelles a toutefois refusé de jeter de l'huile sur le feu. Elle s'est refusée en particulier à commenter mardi de nouvelles déclarations du chef de l'Etat français Nicolas Sarkozy. Ce dernier a réaffirmé lundi soir lors d'une émission télévisée qu'il "n'accepte pas que des voitures qui sont vendues en France soient construites à l'étranger".
"La Commission peut intervenir sur la base de faits, pas sur la base de déclarations politiques", a souligné Jonathan Todd. "Si par exemple la France bloquait les importations de voitures d'autres Etats membres (de l'UE), alors là clairement il y aurait un problème et la Commission interviendrait", a-t-il ajouté.
Le porte-parole a relevé que la demande d'explications formulée par Bruxelles intervenait "dans un cadre très spécifique", à savoir celui d'une entreprise ayant reçu des aides publiques dans le cadre d'un plan temporaire lié à la crise financière.
"Si par exemple l'Etat français agit en tant qu'actionnaire d'une entreprise, par exemple Renault, ça ne serait pas couvert par ces engagements" faits par Paris l'an dernier dans le cadre de ce plan temporaire d'aide, a-t-il ajouté.
Paris s'est justement défendu en faisant valoir que l'Etat français, en tant qu'actionnaire à 15% de Renault, avait son mot à dire dans les choix stratégiques du constructeur.

