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Voici deux titres d'appoint spéculatifs pour parier sur une belle performance (plus de 50%) à moyen terme Ce sont des smallcaps, sur lesquels il y a ...
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Fin de séance du 03 fév 2012
Tarif : 1€35/appel puis 0€34/min
La Russie doit conserver son indépendance économique, prévient Poutine
Le Premier ministre russe, Vladimir Poutine, a prôné mardi une politique financière "responsable" afin de garantir l'indépendance économique et la souveraineté de la Russie, durement touchée en 2009 par la crise mondiale.S'exprimant à la Douma (chambre basse du Parlement russe), M. Poutine, qui rendait compte de son bilan économique annuel, a rappelé que 2009 avait été une année "très difficile" pour le pays et souligné que la situation était toujours "loin d'être idéale".
Dans ce contexte, "il est important pour tous (...) de mener une politique économico-financière responsable pour ne pas avoir ensuite à venir avec la main tendue, et perdre (notre) souveraineté économique et ensuite politique", a-t-il plaidé, dans un discours qui a duré près d'une heure et demie suivi de questions des différentes fractions parlementaires.
La Russie, qui a connu une lourde chute de son Produit intérieur brut (PIB) en 2009 de 7,9% en raison de la crise mondiale et du plongeon du cours des hydrocarbures, n'a pas demandé au Fonds monétaire international (FMI) d'aide financière, à la différence de l'Ukraine voisine, qui a obtenu de l'institution un prêt total de 16,4 milliards de dollars.
Le pays, qui avait accumulé un confortable matelas de devises grâce à ses ventes d'hydrocarbures, représentant 60% du total de ses exportations, a en effet préféré puiser dans ses réserves plutôt que de demander une aide à l'étranger.
Le budget est ainsi passé en 2009 dans le rouge pour la première fois depuis 10 ans, avec un déficit de 5,9% du PIB. Pour 2010, le ministère russe des Finances avait indiqué tabler sur un déficit de 6,8% du PIB et en 2011, il devrait se réduire à 4% du PIB.
Malgré ces prévisions, M. Poutine a souligné que la Russie était sortie de récession.
"De plus, nous avons commencé à avoir de très bonnes conditions pour aller de l'avant. Cela ne signifie pas que la crise est terminée, mais la récession l'est", a-t-il dit.
Le chef du gouvernement a rappelé que la Russie tablait sur une hausse de son PIB de "3,1%" en 2010 et ajouté que les probabilités étaient fortes que "le rythme de croissance soit plus élevé que ce chiffre".
Un peu plus tard, le ministre des Finances Alexeï Koudrine a estimé qu'il était "possible" que la croissance atteigne "environ 4%", selon l'agence russe Interfax.
Par conséquent, à mesure que l'économie se rétablit, le budget doit revenir à l'équilibre.
"En 2012, le déficit doit être inférieur à 3%" du PIB, a dit M. Poutine, ajoutant: "Après, il est indispensable de revenir à un budget sans déficit".
Ces déclarations interviennent alors que la Russie est sur le point d'emprunter à l'étranger, une première depuis 1998, année au cours de laquelle le pays avait subi un défaut sur sa dette.
Au total, le volume d'euro-obligations que le pays pourrait émettre atteint 17,8 milliards de dollars, mais les analystes s'accordent pour dire qu'il sera sans doute nettement inférieur.
A la fin de l'intervention de M. Poutine, le chef de file des communistes, Guennadi Ziouganov, a exigé, une fois de plus, la démission du gouvernement.
"On peut prendre des mesures mais il faut une volonté politique. Avec l'équipe clanique qui s'est formée autour de vous, résoudre (les problèmes du pays) est impossible. Si les choses se poursuivent ainsi, la démission du gouvernement sera inévitable", a-t-il tempêté.

