France Bourse : actualité de la bourse de Paris
L'actualité de la bourse de Paris vous intéresse ? Rejoignez les membres de France Bourse et découvrez les judicieux conseils de Jean-David Haddad pour optimiser vos placements boursiers. Avec France Bourse, le Cac 40 et toute la bourse de Paris n'auront plus aucun secret pour vous ! Bourse et Cac 40 : c'est sur France Bourse que cela se passe.
Recherche |
Mon panier  
Actuellement
Que penser d'Alcatel?
Un rappel s'impose pour commencer : en 2011, nous sommes restés à l'écart d'Alcatel, ce qui a évité à nos abonnés de vivre une descente aux enfers par...
Un rappel s'impose pour commencer : en 2011, nous sommes restés à l'écart d'Alcatel, ce qui a évité à nos abonnés de vivre une descente aux enfers par...
Nos publications
Quinzaine
P€PITES
Performances*
actualisées
le 01/02/2012
actualisées
le 01/02/2012
| Portefeuille Quinzaine* |
CAC 40 |
|
| Depuis le 01/01/2012 | +17.56% | +6.57% |
| Depuis sa création | +285.8% | % |
|
* Déposés à la Bibliothèque Nationale de France
Abonnez-vous à la 'QF' ! Sommaire de la dernière lettre |
||
CAC 40 |
Portefeuille P€PITES |
|
| +6.57% | +2.27% | Depuis le 01/01/2012 |
| % | +2.27% | Depuis sa création |
|
* Déposés à la Bibliothèque Nationale de France
Abonnez-vous à la 'Pépites' ! Sommaire de la dernière lettre |
||
CAC 40
Palmarès
-
0.04
+33.33
-
1.682
+12.13
-
0.26
+8.33
-
1.769
+5.93
-
9.83
+4.35
-
2.603
-13.00
-
23.250
-7.48
-
2.72
-7.17
-
1.96
-6.22
-
2.19
-6.01
Audiotel
0899 70 24 42
Ouverture du 10 fév 2012
Tarif : 1€35/appel puis 0€34/min
Internet, tremplin et laboratoire pour les jeunes auteurs de bande dessinée
En offrant une publication gratuite et entièrement libre, internet permet aux jeunes auteurs de bande dessinée de se faire connaître, mais aussi d'inventer de nouvelles pratiques et de s'organiser face aux éditeurs."L'immense majorité des auteurs qui aspirent à vivre de la bande dessinée a aujourd'hui un blog", constate Mathieu Diez, directeur du Lyon BD Festival, qui s'est déroulé samedi et dimanche et intègre nombre de dessinateurs venus d'internet, invités à élaborer en direct un blog collectif.
Parmi les têtes d'affiche du festival figurent notamment Gilles Roussel dit "Boulet", 35 ans, dessinateur prolifique dont la notoriété a explosé avec la publication de son blog chez Delcourt, et Pénélope Bagieu, illustratrice de 28 ans, dont le "Ma vie est tout à fait fascinante" est déjà édité en poche.
"Dessinateur de BD est un métier d'abruti", plaisante Boulet. "On travaille seul dans son bureau toute la journée, pour un album qu'on ne verra que plusieurs mois plus tard. Avec le blog, les retours sont immédiats et on touche un autre public que celui des amateurs de BD".
Et la liste de blogueurs passés au papier est longue, de Lisa Mandel ("Libre comme un poney sauvage") à l'instituteur-dessinateur Martin Vidberg ("Le journal d'un remplaçant"), en passant par les oeuvres conjugales ("Loveblog", d'Obion et Gally) et collectives ("Chicou-Chicou", cinq dessinateurs).
Témoin de cette effervescence, le prix de la "révélation blog" du festival d'Angoulême, principal rendez-vous de la BD en France, a vu depuis 2008 le nombre d'inscrits "passer de 180 à 390", explique son créateur, l'auteur et éditeur Wandrille Leroy, qui offre à chaque lauréat une publication.
Pour Yannick Lejeune, responsable du numérique chez Delcourt, la multiplication des blogs offre non seulement un immense vivier d'auteurs mais permet aussi la publication "à partir d'une matière très fournie, ce qui représente un risque éditorial moindre".
Plus surprenant, une fois la consécration "papier" obtenue, la plupart de ces dessinateurs ne délaissent pas internet mais y conservent une publication autonome, faite de billets courts et souvent humoristiques, de présentation en avant-première de leurs travaux ou d'oeuvres plus expérimentales.
Etoile montante de la bande dessinée, Bastien Vivès, 26 ans, cumule ainsi huit albums chez plusieurs éditeurs, son blog et celui de son atelier, tout en contribuant au projet internet "les autres gens", un feuilleton BD lancé et animé par une vingtaine d'auteurs reconnus.
Au-delà de la sphère créative, les liens tissés au sein de cette génération font progressivement émerger, sur fond de tensions historiques sur la rémunération de la bande dessinée, l'envie de peser collectivement face aux éditeurs.
"On a parfois le sentiment d'être comme les producteurs de lait face à Carrefour, d'essayer de récupérer les fruits de notre travail", explique Olivier Jouvray, scénariste de la série "Lincoln" et responsable du numérique au Groupement des auteurs de BD, syndicat créé il y a trois ans.
S'il reconnaît que la bande dessinée "n'a pas encore trouvé son modèle économique" hors du papier, le succès des blogs renforce à ses yeux la position des auteurs. "Qui peut nous garantir que, dans cinq ans, la BD ne sera pas entièrement numérique? Qui nous garantit qu'on aura encore besoin d'intermédiaires?".

