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Audiotel
0899 70 24 42
Ouverture du 10 fév 2012
Tarif : 1€35/appel puis 0€34/min
Université d'été du PS sous le signe de l'unité et l'apaisement
Requinqué par des sondages favorables, le PS a ouvert vendredi sa traditionnelle grand-messe de La Rochelle sous le signe de l'unité, dans un climat apaisé, mais également travaillé par les ambitions présidentielles rivales, à vingt mois de l'élection majeure."Unis nous sommes, unis nous demeurerons, nous resterons unis quoi qu'il arrive, face aux obstacles", a lancé Ségolène Royal inaugurant l'université d'été en tant que présidente de Poitou-Charentes, région d'accueil.
Symbole de ce rassemblement : Martine Aubry et l'ex-candidate à la présidentielle ont fait une entrée en scène côte à côte, dans une ambiance survoltée où chacune avait ses supporters. "Ségolène, Ségolène", scandaient des militants, certains juchés sur des chaises, tandis que les partisans de la première secrétaire entonnaient "et Martine", avant que le slogan "Tous ensemble socialistes !", repris en choeur, mettent fin au brouhaha.
Dans un discours offensif, devant des ténors socialistes assis au premier rang - Martine Aubry, Bertrand Delanoë, Harlem Désir, François Hollande...- , Mme Royal a lancé une violente charge contre Nicolas Sarkozy : "Les mises en scène, les visites, ça suffit !", a-t-elle lancé, en allusion aux déplacements du chef de l'Etat, leitmotiv repris par la salle.
Elle a donné ses coups les plus rudes à la politique sécuritaire du gouvernement, - "cet échec est l'échec d'un homme et de sa politique, Nicolas Sarkozy" - appelant à "un combat frontal" avec la droite.
Dénonçant "la crise morale", la "société du précariat et de l'insécurité sociale", elle a pris soin à rendre hommage à plusieurs reprises, à sa "chère Martine".
De son côté, le maire de Lille, qui clôturera dimanche cette 18e édition, a assuré sur TF1 que les socialistes étaient désormais "unis" pour répondre aux préoccupations des Français face à la crise et les convaincre qu'une "autre France est possible".
A son arrivée à La Rochelle, elle avait insisté sur la "gravité" qui anime les socialistes. Avis partagé par Manuel Valls, qui parle de "responsabilité" des socialistes.
55% des Français souhaitent en effet que la gauche gagne la présidentielle mais 57% estiment qu'elle ne ferait pas mieux que la droite. L'essentiel est donc de convaincre.
Le PS fera des "propositions d'ici la fin de l'année", a promis Mme Aubry. Sortant de son quasi-silence estival, elle avait donné jeudi soir le la, dénonçant "l'été de la honte", une "vaste opération de manipulation qui bafoue les valeurs de la République".
Mais derrière la façade unitaire, les écuries des présidentiables manoeuvrent déjà en coulisse où le nom d'un absent de taille, Dominique Strauss-Kahn, personnalité politique préférée des Français, tenu par son devoir de réserve de patron du FMI, est sur toutes les lèvres.
"Foin de petits calculs, cultivons la zénitude !", propose le strauss-kahnien Jean-Christophe Cambadélis, saluant "une gauche requinquée et un PS rassemblé".
Mais le sénateur-maire de Lyon, Gérard Collomb, se veut moins zen, fustigeant ceux qui cherchent "à piéger Dominique Strauss-Kahn en avançant par exemple le calendrier". Une pierre dans le jardin de Mme Aubry, qui devrait se déterminer avant début 2011.
François Hollande, qui se prépare pour les primaires, n'est, lui, pas contre une "accélération du calendrier".
"Les primaires ne doivent pas être vécues comme un moment de désunion, bien au contraire", temporise Manuel Valls, candidat déclaré à la course aux primaires.

