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Article du 22/09/2006

Désaccord israélo-palestinien

Si le prochain gouvernement palestinien d'union nationale ne reconnaîtra pas l'Etat hébreu, il est prêt à une "trêve de 10 ans" avec Israël. C’est ce qu’a déclaré Ismaïl Haniyeh, le principal conseiller politique du Premier ministre issu du Hamas. Une proposition immédiatement rejetée par le porte-parole du gouvernement Avi Pazner.

"Le gouvernement d'union nationale n'a pas dans son programme politique une reconnaissance d'Israël. Le gouvernement et le mouvement Hamas seront contre la reconnaissance d'Israël", a affirmé le conseiller, Ahmed Youssef.

La proposition palestinienne

Et d’ajouter, "Notre position pour résoudre la crise est une trêve de 10 ans qui est profitable à la stabilité et la prospérité" en indiquant que les "Israéliens doivent se retirer des territoires palestiniens occupés en 1967".

Pour M. Youssef "Une tierce partie" doit endosser le rôle de médiateur pour aboutie à cette trêve. Toutefois, le conseiller n’a pas préciser quel pays pourrait être impliqué dans d'éventuelles négociations.

Le conseiller de M. Haniyeh réagissait aux déclarations du président Mahmoud Abbas. Quelques heures auparavant, M. Abbas avait assuré à la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU, à New York, que tout nouveau gouvernement reconnaîtrait le droit à l'existence de l'Etat juif.

Quant à la communauté internationale, elle a gelé le versement de ses aides directes à l'Autorité palestinienne, en posant trois conditions pour reprendre leur versement: reconnaissance du droit à l'existence de l'Etat juif, reconnaissance des accords passés et renonciation à la violence.

M. Youssef a souligné cependant que le prochain cabinet "respectera les accords (signés avec Israël) s'ils ne vont pas à l'encontre des droits et des principes palestiniens".

La réponse d’Israël

Avi Pazner, porte-parole du gouvernement israélien, a exigé de tout cabinet qu'il respecte les conditions posées par la communauté internationale et a rejeté l'idée d'une trêve de longue durée.

"Cela ne nous intéresse pas. Ce que nous exigeons de tout gouvernement palestinien pour pouvoir reprendre le dialogue c'est qu'il se plie aux conditions fixées par la communauté internationale", a déclaré à l'AFP Avi Pazner, porte-parole du gouvernement israélien.

Le conseiller de M. Haniyeh a assuré que "Abou Mazen (Mahmoud Abbas) viendra à Gaza demain soir ou après demain et rencontrera Aboul Abed (Ismaïl Haniyeh) pour compléter les discussions sur le gouvernement d'union nationale".

Aucune confirmation n'a pu être obtenue dans l'immédiat de cette visite auprès du bureau de M. Abbas, qui avait gelé toute discussion avec le Hamas après avoir été irrité par des déclarations du Premier ministre.

Ce dernier avait contesté l'inscription dans le programme politique du futur gouvernement d'union, sur lequel les deux dirigeants sont parvenus à un accord le 11 septembre, la reconnaissance d'Israël ou des accords israélo-palestiniens passés .

FranceBourse.com avec AFP


 
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