Dans le cadre de l'introduction en bourse de la société Tekka, spécialisée dans les implants chirurgicaux, notre Rédacteur en Chef Jean-David Haddad a rencontré le PDG de la société, Thierry Rota.
Une interview exclusive pour les lecteurs de Francebourse.com.
JDH : Mr Rota, pouvez-vous en quelques mots présenter votre activité et votre société? Thierry Rota : Je suis tombé très jeune dans la passion pour les implants chirurgicaux et j'y ai créé ma société! Tekka existe depuis 10 ans, et son chiffre d'affaires n'a fait que croitre, à un rythme annuel moyen de 55%. Nous sommes passés de 200.000€ en 2000/2001 à 12.2M€ en 2009/2010. Sur les premières années, nous ne faisions que des produits pour la chirurgie maxillo-faciale puis à partir de 2005 le dentaire a commencé à prendre une place dans notre activité, et en occupe
aujourd'hui la place essentielle avec 9.1M€ de CA sur l'exercice passé. Soit plus de 75% du chiffre d'affaires du groupe. JDH : Pourquoi aller en bourse aujourd'hui? TR : Pour lever des fonds afin de financer notre développement et élargir encore notre gamme de produits, et aussi pour accroitre notre notoriété dans le but de conquérir des marchés étrangers, comme l'Italie où nous sommes déjà positionnés et qui représente une part importante du marché mondial en implants dentaires JDH : Avez-vous conscience du fait qu'il ne suffit pas d'aller en bourse mais ensuite de savoir ensuite bien communiquer? TR : Bien sur. Nous ne voyons pas cette introduction en bourse comme une contrainte, bien au contraire. Nous avions la possibilité de lever des fonds en private equity, mais nous avons choisi la bourse pour être plus visibles. Et pour que l'opération soit une réussite sur le long terme, je suis parfaitement conscient qu'il nous faudra informer régulièrement le marché et nos actionnaires sur l'évolution de Tekka. Mais cela me parait parfaitement compréhensible et normal. JDH : A ce jour vous êtes en déficit. Prévoyez-vous des bénéfices prochainement? TR : Nous ne faisons pas de prévisions chiffrées, mais notre banquier introducteur Bryan&Garnier en a fait : il prévoit un résultat opérationnel positif dès mars 2012 pour un résultat net à l'équilibre JDH : Dans le passé, avez-vous fait des bénéfices? TR : Oui, nous étions bénéficiaires en 2004/2005 et 2005/2006. Nous sommes même montés à 15% de marge nette. Nous savons donc faire du résultat! Notre situation de perte aujourd'hui résulte simplement de notre volonté de conquérir rapidement le marché que nous pensons à fort potentiel des implants dentaires. Ce qui est d'ores et déjà un succès! Nous sommes devenus numéro 2 en volume en seulement 5 ans en France dans les implants dentaires. JDH : Avec les fonds levés, comptez-vous procéder à des acquisitions? TR : Non, nous pensons prioritairement nous focaliser sur la croissance interne. JDH : Et pensez-vous vendre votre société dans les années qui viennent? TR : Nous avons eu une proposition en ce sens l'an dernier. Si nous
avons décidé de ne pas y donner suite, c'est que nous n'avons pas
l'intention de nous vendre mais au contraire de poursuivre notre bout
de chemin! Le marché des implants dentaires a un vrai potentiel, nous avons un vrai savoir-faire, nous avons encore beaucoup de choses à faire! JDH : Merci de cette interview