Le passge suivant est extrait, pour vous, en avant-première, du prochain livre de JDH (à paraitre en férvier/mars), "100 pages pour comprendre le trading".
Acheter et vendre des actions permet, pour qui se débrouille bien, de s'enrichir, de gagner de l'argent. Et tout gain est fiscalement imposé. Le trader est donc soumis à une fiscalité. Schématiquement, on peut dire que cette fiscalité est la même que celle de l'investisseur. A ce jour le fisc ne fait pas de distinction entre
ceux qui conservent leurs actions ou leurs instruments financiers plus ou moins longtemps. Il y a certes des aménagements au delà de 5 ans de détention mais ils sont aujourd'hui contestés.
En gros, l’imposition sur la totalité de vos plus-values se fait depuis le 1er janvier 2011 au taux de 31,30 % (19 % d'impot sur le revenu + 12,30 % de prélèvements sociaux). La ponction se fait à partir du premier euro de cession afin de contribuer au restriction budgétaire gouvernementale (le seuil des 25830€ de cessions ayant été aboli, mais de toutes façons le propre d'un trader est de faire tourner très vite le compteur des achats/ventes).
Les moins-values réalisées sur les ventes sont imputables sur les ventes réalisées la même année et sur les dix années suivantes. Ainsi, si l’investisseur a réalisé des plus-values en début d’année, par exemple, il peut avant la fin d’année réaliser des pertes en vendant des lignes perdantes de son portefeuille pour réduire sa fiscalité sur ses plus-values.
Le problème qui va se poser au trader est le suivant : si son activité devient trop régulière, trop importante eu égard à ses revenus (par exemple pour un retraite), si elle nécessite l'achat de logiciels, l'accès à des sources d'information privilégiées, l'administration fiscale peut considérer que cette activité est désormais une activité professionnelle. Et à ce titre elle peut taxer le trader au taux marginal d'imposition de 50% (62% si l'on inclut les prélèvements sociaux). Cette pratique de requalification demeure encore rare mais elle peut concerner tout particulièrement les day traders et scalp traders qui passent leur journée devant leur écran, ce qui en fait de facto une activité professionnelle. C'est une des raisons pour lesquelles on observe une fuite des day traders vers des pays moins fiscalisés comme la Suisse. Ce que nous allons voir avec les portraits de traders dans le chapitre suivant.
Quant au PEA, c’est une enveloppe fiscale intéressante mais peu appropriée pour un trader : on ne peut pas prendre d’effet de levier, ni d’instruments dérivés, les mises de départ sont limitées, etc. Le PEA pourrait convenir à un « petit » core trader voire à un « petit » swing trader mais en aucun cas au day trader ou au scalper.