La fin de ce premier trimestre 2013 est l'occasion de faire l'état des lieux d'une crise qui s'éternise, mais qui ne concerne pas tout le monde... Déjà faut-il s'entendre sur la notion de crise. Sur un plan strictement économique, il s'agit de la contraction soutenue du PIB, autrement dit d'une récession qui dure. Mais sur un plan plus large, on entend par crise, cet état de morosité, à la fois constatable par des indicateurs comme le taux de chômage, mais aussi par une ambiance, un climat, un état d'esprit, des propos de dirigeants politiques, etc
Il est clair que la crise en concerne plus les USA qui sont en croissance économique depuis 2009, dont le taux de chômage baisse régulièrement désormais, et dont le Dow Jones est à des records historiques. Non, la crise concerne la vieille Europe. A ce sujet, les projections faites par le FMI en janvier (nous n'en n'avons pas de plus récentes) montrent que les grands pays qui devraient être en récession en 2013 sont l'Espagne (-1.5% de croissance du PIB), et l'Italie (-1%). Le Royaume-Uni, après une année 2012 de crise, devrait s'en sortir, tandis que la France resterait sur son 0% (0.2% en 2012 et 0.3% en 2013, autant dire rien). La Zone Euro dans son ensemble devrait passer de -0.4% en 2012 à -0.2% en 2013.
2013 s'annonce encore comme une année de crise en Zone Euro. Une crise qui est aussi celle d'une Europe qui cherche sont modèle d'intégration... Et les statistiques publiées hier en témoignent : hausse du chômage en Espagne et baisse du pouvoir d'achat en France pour la première fois depuis bien longtemps. La croissance devrait rester vigoureuse dans les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine) et devrait être correcte en Amérique du Nord.
Quant au marché du luxe, comme je l'ai déjà expliqué à plusieurs reprises, il devrait rester vigoureux cette année encore (lire à ce sujet le verbatim de mon intervention du 17 octobre 2012 sur http://www.économie.net/n/interventions)
La crise, oui, mais ce n'est pas la crise pour tous!