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		<title>Bourse, Finance</title>
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		<copyright>Copyright 2005-2007 France Bourse. Tous droits réservés.</copyright>
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		<pubDate>Fri, 4 Sep 2026 19:43:43 +0000</pubDate>
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			<title>Bourse, Finance</title>
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			<item>
				<title><![CDATA[Londres, Madrid, Monaco, Zurich... leurs prix vus depuis Paris! ]]></title>
				<description>
				 				<![CDATA[Il existe une différence fondamentale entre lire une étude Numbeo depuis son bureau et arpenter réellement les rues, les restaurants, les supermarchés et les agences immobilières de quatre grandes villes européennes en l’espace de quelques semaines. C’est cet exercice que je viens de mener, au terme d’un périple estival qui m’a conduit de Zurich à Londres, de Madrid à Monaco. Ce qui suit n’est pas une base de données statistique — c’est une observation de terrain, subjective par nature, mais nourrie par des dizaines de comparaisons directes, poste par poste. Paris sert ici de point de référence, non par chauvinisme, mais parce que c’est le référentiel que la majorité de mes lecteurs connaît intimement.

Zurich : la ville où tout coûte, structurellement, deux à trois fois plus cher

Zurich est, sans conteste, la ville la plus chère de ce périple, et l’écart avec Paris est saisissant sur pratiquement tous les postes de dépense.

Les taxis y coûtent environ trois fois le prix parisien. Les VTC de type Uber, en revanche, restent dans des fourchettes comparables à celles de Paris — signe que la concurrence entre plateformes numériques nivelle davantage les prix que le marché traditionnel du taxi, largement protégé par des réglementations locales.

La restauration frappe particulièrement l’observateur : une pizza simple ou un plat de pâtes basique s’y négocie autour de 30 francs, quand un steak tartare-frites grimpe à 50 ou 60 francs — pratiquement le double des tarifs parisiens pour une prestation équivalente. Les hôtels affichent une prime de l’ordre de 50% par rapport à la capitale française.

Mais c’est sur les courses quotidiennes que le choc est le plus rude pour le voyageur : un pack d’eau minérale à 10 francs, un kilogramme de côte de bœuf entre 100 et 120 francs, un œuf bio qui frôle l’euro pièce. On est ici dans un doublement quasi systématique des prix parisiens pour les produits du quotidien.

Sur l’immobilier enfin, Zurich rejoint Londres dans la catégorie des marchés extrêmes : deux à quatre fois les prix parisiens en location, et une à trois fois en achat au mètre carré, à quartier comparable.

Londres : le milieu entre deux mondes, sauf sur l’immobilier

Sur l’immobilier, Londres se situe exactement dans les mêmes eaux que Zurich — deux à quatre fois Paris en location, une fois et demie à trois fois en achat au mètre carré selon les quartiers. C’est le point commun le plus frappant entre les deux villes : l’immobilier y obéit à une logique de rareté et de statut international qui dépasse largement les fondamentaux économiques locaux.

En revanche, sur la vie courante — restauration, courses, sorties — Londres se positionne à mi-chemin entre Paris et Zurich selon les postes observés. Ni le choc tarifaire suisse, ni la relative modération parisienne, mais un entre-deux cohérent avec le statut de la capitale britannique, ville mondiale mais dont le coût de la vie courante reste, paradoxalement, plus contenu que celui de la petite Confédération helvétique.

Madrid : la respiration budgétaire de l’Europe occidentale

Madrid offre un contraste saisissant après Zurich et Londres. La capitale espagnole évolue globalement autour de 70 à 80% des prix parisiens, et ce de manière remarquablement homogène sur l’ensemble des postes de dépense observés. C’est, en substance, le niveau de prix d’une grande ville de province française — à ceci près que Madrid conserve, dans ses quartiers de prestige et sur son immobilier haut de gamme, des pointes tarifaires comparables à celles que l’on connaît à Paris.

Cette observation confirme et enrichit ce que je développe depuis des mois dans mes analyses sur les valeurs latines : l’Espagne combine un dynamisme économique et social réel avec un coût de la vie qui reste, pour l’instant, nettement plus accessible que celui des grandes capitales du nord et du centre de l’Europe. C’est un facteur qui alimente directement l’attractivité du pays pour les investisseurs, les entreprises et les nouveaux résidents internationaux.

Monaco : le paradoxe d’une vie quotidienne raisonnable dans un océan d’immobilier hors norme

Monaco mérite un traitement à part, tant le contraste y est spectaculaire entre deux réalités totalement déconnectées l’une de l’autre.

Sur l’immobilier, la Principauté dépasse toutes les autres villes de ce périple et atteint des niveaux de prix à l’achat qui confinent à la folie pure — des sommets sans commune mesure avec quoi que ce soit d’observé ailleurs en Europe. La location, en revanche, reste comparable à ce qui se pratique à Londres, ce qui est déjà considérable, mais nettement moins vertigineux que l’acquisition.

Ce qui surprend davantage, c’est que la vie quotidienne à Monaco — restaurants, courses, sorties — se situe finalement au niveau d’un arrondissement parisien huppé, disons un septième arrondissement version monégasque. Pas plus cher que cela, et donc nettement moins onéreux que ce que l’on observe à Londres ou à Zurich sur ces mêmes postes.

Il faut ajouter à cette lecture un phénomène sociologique et géographique passionnant : la porosité totale entre Monaco et Beausoleil, la commune française mitoyenne, qui pratique des prix de petite ville provençale sur la restauration et les courses. Cette continuité urbaine sans frontière tarifaire réelle permet à un grand nombre de Monégasques de faire baisser considérablement leur coût de la vie quotidienne, simplement en traversant une rue. C’est un mécanisme d’ajustement économique informel, mais terriblement efficace, qui n’apparaît dans aucune statistique officielle de coût de la vie à Monaco et qui pourtant en dit long sur la réalité vécue par les résidents.

Ce que cette enquête nous apprend

Au-delà de l’anecdote de voyage, cette tournée européenne illustre une réalité que les statistiques macroéconomiques agrègent trop souvent de façon trompeuse : le coût de la vie n’est jamais un chiffre unique, il est une mosaïque de postes de dépenses qui n’évoluent pas de manière homogène d’une ville à l’autre. Zurich écrase sur le quotidien autant que sur l’immobilier. Londres écrase sur l’immobilier mais respire sur le quotidien. Madrid offre un équilibre général favorable avec des pointes ciblées. Monaco combine l’immobilier le plus fou d’Europe avec une vie courante étonnamment raisonnable, adoucie par un territoire voisin complice.

Pour l’investisseur et pour l’observateur des dynamiques territoriales, ces différentiels ne sont jamais anodins : ils dessinent les flux migratoires de capitaux et de population, ils orientent les stratégies patrimoniales, et ils racontent, mieux que n’importe quel indice, la hiérarchie réelle des puissances économiques européennes.

Plusieurs vidéos sont à découvrir sur ces villes : 

LONDRES : www.youtube.com/watch?v=wrv_0ipKss0
MADRID : www.youtube.com/watch?v=_xoBn891s4g
MONACO : www.youtube.com/watch?v=zTqKyffRVOs
ZURICH : www.youtube.com/watch?v=CNNfKk3xYzM

Jean-David Haddad
Économiste et sociologue
Francebourse.com]]>
				</description>
				<link>https://www.francebourse.com/fiche_news_161086.fb</link>
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				<author>contact@francebourse.com (France Bourse)</author>
				<pubDate>Fri, 21 Aug 2026 21:50:42 +0000</pubDate>
				<category>Bourse, Finance</category>
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			<item>
				<title><![CDATA[Le retour de l'inflation : le narratif que les marchés ne peuvent plus ignorer]]></title>
				<description>
				 				<![CDATA[Pendant deux ans, le marché a vécu dans l'espoir des baisses de taux. Cet espoir est mort.

La Fed a relevé ses prévisions d'inflation à 3,6% pour 2026. Neuf gouverneurs sur dix-huit anticipent désormais au moins une hausse de taux avant la fin de l'année. La BCE, qui avait timidement amorcé un assouplissement en 2025, a fait marche arrière avec une remontée actée au premier semestre et une seconde probable au second. Les obligations souveraines américaines et européennes se retendent. Le mot "transitoire", qui avait servi de mantra en 2022, ne fait plus rire personne.

Ce qui frappe, c'est la nature de cette inflation. Ce n'est pas un choc ponctuel. C'est une sédimentation. Trois mois de pétrole au-dessus de 90 dollars pendant la crise d'Ormuz ont infiltré toute la chaîne de prix — transport, logistique, alimentation, énergie industrielle. L'accord iranien a mis fin à la phase aiguë, mais les dégâts inflationnistes sont dans les tuyaux et ils mettront des mois à se résorber. Les prix montent par l'ascenseur et redescendent par l'escalier — c'est une loi économique que les banques centrales connaissent parfaitement, et c'est pour cela qu'elles durcissent le ton aujourd'hui.

Et par-dessus cette inflation importée, un risque supplémentaire se profile à l'horizon. Les élections de mi-mandat américaines de novembre approchent. L'administration Trump évoque des mesures de relance — chèques aux ménages, baisses d'impôts ciblées — pour soutenir la consommation et la popularité du parti au pouvoir avant le scrutin. Si ces mesures se concrétisent, elles ajouteront de l'huile sur un feu inflationniste qui n'est pas encore éteint. Les analystes de Crédit Agricole Indosuez sont explicites sur ce point : le principal risque pour les marchés au second semestre ne viendra pas du résultat politique des élections mais d'une relance budgétaire qui pousserait les taux encore plus haut.
Pour l'investisseur, ce changement d'environnement n'est pas abstrait. Il a des conséquences très concrètes sur la construction d'un portefeuille.

En environnement inflationniste, toutes les actions ne se valent pas. Certaines résistent naturellement — celles dont les entreprises possèdent ce que Warren Buffett appelle le "pricing power", la capacité à répercuter la hausse des coûts dans les prix de vente sans perdre de clients. L'énergie, la santé, les matières premières, les concessions, certaines financières — ces secteurs traversent l'inflation sans la subir, parfois même en en profitant.
Voir la vidéo explicative : 
www.youtube.com/watch?v=YEUJ2gmI24o

D'autres, en revanche, sont structurellement vulnérables. Les valeurs de croissance à multiples élevés voient leur valorisation se comprimer mécaniquement quand les taux montent — parce que la valeur actualisée de bénéfices lointains diminue quand le taux d'actualisation augmente. Les distributeurs à faibles marges subissent la hausse des coûts sans pouvoir la transmettre intégralement. Les utilities régulées sont prises en tenaille entre des coûts qui montent et des tarifs encadrés par le régulateur. Et les valeurs les plus endettées souffrent doublement — le coût de leur dette augmente au moment même où leurs marges se contractent.
C'est dans ce contexte que nous avons décidé de consacrer l'ensemble du mois de juillet à un travail systématique de cartographie de notre portefeuille et de la cote européenne au prisme de l'inflation.
Tout au long de ce mois, nous publierons une série de shortlists thématiques.
Les premières couvriront les valeurs anti-inflation — celles qui possèdent le pricing power, la récurrence des revenus, l'indexation naturelle des tarifs, ou la capacité à bénéficier directement de la hausse des prix. Nous les classerons par secteur et par mécanisme de protection : énergie et parapétrolières, santé et pharma, matières premières, concessions et infrastructures, financières. Pour chaque shortlist, nous expliquerons pourquoi ces valeurs résistent, à quel prix elles deviennent intéressantes, et comment elles s'intègrent dans une morphologie de portefeuille adaptée à l'environnement actuel. Notre première shortlist sur la santé vient d'être publiée — les suivantes arriveront dans les jours qui viennent.
Mais nous publierons également des shortlists de vigilance — les valeurs les plus fragiles dans un contexte de hausse des taux et d'inflation persistante. Celles qu'il faut surveiller avec une prudence renforcée, celles dont la position en portefeuille mérite d'être réduite ou au minimum plafonnée, et celles qui pourraient constituer des pièges pour les investisseurs qui ne voient pas le changement d'environnement. Ce travail est tout aussi important que le premier : savoir ce qu'il ne faut pas détenir est parfois plus précieux que savoir ce qu'il faut acheter.
Car le retour de l'inflation n'est pas une parenthèse. C'est probablement le narratif dominant du second semestre 2026 — celui qui va dicter les rotations sectorielles, les arbitrages des institutionnels, et la hiérarchie des valorisations pour les mois à venir. Les portefeuilles qui ne s'y adaptent pas subiront l'érosion. Ceux qui s'y préparent la traverseront — et en sortiront renforcés.

C'est tout l'objet de notre travail ce mois-ci. Restez connectés.
Jean-David Haddad
Éditeur — Francebourse.com]]>
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				<link>https://www.francebourse.com/fiche_news_161011.fb</link>
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				<author>contact@francebourse.com (France Bourse)</author>
				<pubDate>Tue, 7 Jul 2026 03:29:44 +0000</pubDate>
				<category>Bourse, Finance</category>
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			<item>
				<title><![CDATA[Bulle spatiale : bientôt la fin? ]]></title>
				<description>
				 				<![CDATA[Voici l'article :

Il existe, dans l'histoire des marchés, un schéma qui se répète avec une régularité presque mécanique. Ce schéma, théorisé par l'économiste Charles Kindleberger et repris par Hyman Minsky, découpe la vie d'une bulle spéculative en trois phases distinctes. Le graphique de Rocket Lab (RKLB), l'un des titres emblématiques du secteur spatial, en offre aujourd'hui une illustration si parfaite qu'on la dirait tirée d'un manuel.

La première phase est celle du déplacement. Le marché identifie un changement structurel — en l'occurrence, la privatisation de l'accès à l'espace et l'émergence d'une économie orbitale. Les investisseurs les plus avisés se positionnent. Le titre double. La hausse est régulière, ordonnée, presque discrète. La foule ne regarde pas encore. Sur Rocket Lab, cette phase s'étend de 2023 à mi-2024 — un +100% que personne ou presque n'a remarqué dans le grand public.

La deuxième phase est celle de l'accélération. Le narratif s'installe dans la presse financière, les premiers analystes publient des objectifs de cours ambitieux, les flux entrants grossissent. Le titre double à nouveau, mais cette fois plus vite, avec des volumes en expansion et des corrections de plus en plus courtes. Sur Rocket Lab, c'est la séquence mi-2024 à début 2025 : encore +100%, mais avec une pente nettement plus agressive. Le boom est là.

La troisième phase est celle que nous vivons en ce moment. C'est la phase d'euphorie. Le titre ne monte plus — il décolle verticalement. La pente du graphique change de nature : ce n'est plus une tendance, c'est une éjection. Les gains ne se comptent plus en mois mais en séances. Les valorisations perdent tout ancrage avec les fondamentaux. Et surtout, le secteur tout entier bascule dans une logique de contagion narrative : tout ce qui porte le mot « space », « orbital » ou « aerospace » monte, indépendamment de la réalité de chaque entreprise. On achète un mot, plus un business.

Le catalyseur de cette phase terminale est identifié et daté : l'introduction en Bourse de SpaceX, prévue le 12 juin, pour une valorisation comprise entre 1 750 et 2 000 milliards de dollars. C'est l'événement boursier de la décennie. Chaque jour qui nous en rapproche intensifie le flux acheteur sur l'ensemble du secteur spatial coté. Les ETF spatiaux collectent massivement. Des titres sans revenus bondissent de 15 à 20% par séance. Des sociétés qui n'ont plus rien à voir avec le spatial mais dont le nom contient « Astro » voient leur cours exploser. Nous sommes, pour utiliser un terme clinique, en phase maniaque.

La question que pose le graphique est inscrite en orange : « ?% ». Personne ne sait quelle sera l'amplitude de cette dernière jambe haussière. Elle peut être spectaculaire — c'est d'ailleurs presque toujours dans la phase d'euphorie que se réalisent les gains les plus rapides et les plus importants en valeur absolue. C'est aussi dans cette phase que les pertes qui suivront seront les plus dévastatrices pour ceux qui seront entrés les derniers.

Jean-David HADDAD
Francebourse.com]]>
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				<author>contact@francebourse.com (France Bourse)</author>
				<pubDate>Thu, 28 May 2026 20:01:43 +0000</pubDate>
				<category>Bourse, Finance</category>
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			</item>
		
			<item>
				<title><![CDATA[Portefeuille Rendement depuis création]]></title>
				<description>
				 				<![CDATA[Il y a des questions qui reviennent régulièrement dans les messages des abonnés. Celle-ci, en particulier : est-ce que vous avez changé votre façon de gérer le Portefeuille Rendement ?
La réponse courte est non. La réponse longue mérite quelques lignes.

Le Portefeuille Rendement existe depuis janvier 2012. Depuis cette date, il n'a jamais changé de nature. Sa logique fondamentale est restée identique : on n'achète que du rendement, on ne vend que quand le rendement n'est plus au rendez-vous, et on laisse le temps faire son travail. Pas de stops, pas d'objectifs de cours, pas de paris directionnels. Une structure. Une discipline. Une morphologie — celle du sumo (www.francebourse.com/fiche_news_160682.fb)

Ce que les chiffres confirment

Le graphique ci-joint le dit mieux que n'importe quelle explication. Depuis janvier 2012, le portefeuille affiche un CAGR de 12,2% par an. La droite noire représente exactement 12% de croissance annuelle composée depuis le capital initial. La courbe bleue s'en écarte — parfois au-dessus, parfois en dessous — mais elle y revient, elle la longe, elle la suit. C'est la définition même d'une méthode qui tient.

+422% depuis l'origine. 
261 000€ au 30 avril 2026 pour un capital de départ de 50 000€. 
La pire année enregistrée : -7.5%. 
La méthode n'a pas évité toutes les baisses — elle ne le prétend pas. Elle les a amorties, puis elle a repris.

Ce qui a évolué et ce qui n'a pas changé

Une précision s'impose. Depuis fin 2024, nous avons affiné notre approche avec ce que nous appelons la Narrative Morphology — une grille de lecture des marchés qui intègre les récits collectifs, les flux narratifs, les rotations thématiques et la morphologie. Cette dimension existait déjà dans notre travail de façon intuitive. Elle est aujourd'hui plus formalisée, plus systématique.
Mais le morphotype du portefeuille n'a pas changé. Le Portefeuille Rendement reste un sumo. Il ne court pas après la performance. Il n'ajuste pas ses positions au gré des humeurs du marché. Il encaisse, il distribue, il capitalise. Ce qu'on a ajouté, c'est une meilleure lecture du contexte macro-narratif pour identifier les secteurs les plus solides en matière de dividende — et éviter les faux sumos, ces valeurs à rendement élevé sur le papier mais structurellement fragiles.

Le curseur d'exigence s'est affiné. La boussole, elle, est la même depuis 2012.

Pourquoi c'est important de le dire

Parce que la tentation est grande, en finance comme ailleurs, de tout réinventer. De changer de méthode après une mauvaise année. De courir après la dernière stratégie à la mode. Nous avons traversé le Covid (-7,5% en 2020, seule vraie perte annuelle en 14 ans), des crises géopolitiques, des cycles de taux, des krachs sectoriels. La méthode n'a pas bougé. Les résultats sont là.
La droite à 12% sur le graphique n'est pas un objectif. C'est un constat. Et un sumo qui tient sa ligne depuis 14 ans, ça mérite d'être dit.

Contrairement au portefeuille Croissance dont la méthode a été revue à 50% au moins fin 2024, sur le portefeuille Rendement elle n'a été revue que très marginalement (moins de 10%)

Jean-David Haddad — FranceBourse.com]]>
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				<link>https://www.francebourse.com/fiche_news_160830.fb</link>
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				<author>contact@francebourse.com (France Bourse)</author>
				<pubDate>Sun, 3 May 2026 01:08:40 +0000</pubDate>
				<category>Bourse, Finance</category>
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			</item>
		
			<item>
				<title><![CDATA[Quadrimestre 2026 : le palmarès des indices boursiers et ce qu'il raconte]]></title>
				<description>
				 				<![CDATA[Les compteurs du premier tiers de l'année sont arrêtés. Les voici.

Le Nasdaq mène la danse à +8,11 % (25 095 points), porté par les résultats stratosphériques des semi-conducteurs et le retour en grâce des méga-caps technologiques dont les publications du Q1 ont balayé les doutes. 
Le Dow Jones suit à +3,31 % (49 865 points), tiré par les industrielles et les pétrolières américaines qui profitent à plein du choc énergétique. 
L'Euro Stoxx progresse modestement de +1,56 % (5 881 points), reflet d'une Europe qui résiste mais ne convainc pas. 
L'IBEX affiche +2,73 % (17 781 points), loin de sa surperformance de 2025 : le double top sur les 18 500 pèse. Voir notre analyse technique : www.francebourse.com/fiche_news_160819.fb
Surprise du tableau : le CAC Mid & Small reprend +3,95 % (14 992 points), premier signe de vie des petites capitalisations françaises après des mois de souffrance.
Et puis il y a le CAC 40.
CAC 40 : dernier de la classe à -0,43 % (8 114 points). Le seul indice majeur en territoire négatif sur le quadrimestre.

Ce classement dit trois choses.

-Premièrement, la domination américaine reste intacte. Le Nasdaq à +8 % prouve que le marché continue de payer la rareté technologique — et en particulier l'infrastructure IA. Le différentiel avec l'Europe est de six points en quatre mois. C'est considérable.
-Deuxièmement, le CAC 40 est structurellement pénalisé par sa composition. L'indice parisien est lourd en luxe (LVMH, Kering, Hermès), un secteur que la conjoncture chinoise et la hausse de l'euro fragilisent. Il est lourd en bancaires, dont le narratif s'essouffle avec la fin du cycle de hausse des taux. Et il manque cruellement de pure players technologiques capables de capter le flux IA. Le CAC est un indice du XXe siècle dans un marché du XXIe.
-Troisièmement, le réveil des Mid & Small (+3,95 %) est un signal à ne pas négliger. Après des mois de désaffection, les petites capitalisations françaises surperforment discrètement le CAC 40 de plus de quatre points. Ce n'est pas encore un mouvement de foule — les volumes restent faibles — mais c'est le type de divergence qui précède historiquement les rotations durables.

Pour nos lecteurs : nos deux portefeuilles affichent chacun environ +9,2 % sur la période. C'est mieux que le Nasdaq. Sans valeur US! C'est dix points au-dessus du CAC 40. Et c'est fait sans effet de levier, dans un marché que personne ne qualifierait de facile. Le travail de sélection et de diversification — mêler l'énergie européenne, les semi-conducteurs asiatiques, les foncières décotées, les ETF matières premières — produit exactement ce pour quoi il est conçu : de la surperformance décorrélée de l'indice domestique.
En route vers le bilan semestriel... Mais... Mai sera le mois des dividendes, pas celui des bilans. Nous y entrons avec confiance.
Vidéos sur ce mois de mai : 
www.youtube.com/watch?v=ijYnugaop50
www.youtube.com/watch?v=zAJDqGHxmm0

par Jean-David Haddad — 1er mai 2026]]>
				</description>
				<link>https://www.francebourse.com/fiche_news_160824.fb</link>
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				<author>contact@francebourse.com (France Bourse)</author>
				<pubDate>Fri, 1 May 2026 17:07:11 +0000</pubDate>
				<category>Bourse, Finance</category>
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			</item>
		
			<item>
				<title><![CDATA[Action ATOS : ce qui se passe vraiment]]></title>
				<description>
				 				<![CDATA[ATOS :  le sujet est suivi, attendu, parfois même vécu avec passion par beaucoup d’entre vous.

J’ai publié aujourd’hui une vidéo complète sur le dossier, et je vous invite évidemment à la regarder :
www.youtube.com/watch?v=OLYnOqJE8JU

Mais je voudrais déjà vous en livrer ici l’essentiel.

Le titre baisse. C’est un fait. Mais la vraie question est la suivante : cette baisse signifie-t-elle que l’entreprise dévie de son plan Genesis ? Ma réponse, à ce stade, est clairement non.

Rien, dans les éléments que nous avons aujourd’hui, ne permet d’affirmer qu’Atos est en train de sortir de la trajectoire qu’elle s’est fixée. Le narratif produit par l’entreprise elle-même, celui d’un redressement progressif, d’une reconstruction industrielle et stratégique, demeure intact. C’est d’ailleurs ce narratif qui, selon moi, peut conduire le titre à plus de 100 euros à l’horizon 2028 si le plan est exécuté avec sérieux jusqu’au bout.

En revanche, il existe aujourd’hui autour de l’entreprise un narratif externe, toxique, parasite, corrosif, qui empoisonne le marché sans nécessairement remettre en cause les fondamentaux de la trajectoire. Il y a d’abord, depuis plusieurs semaines, le bruit créé par les actionnaires qui attaquent le commissaire aux comptes. Et désormais s’ajoute le narratif syndical, en particulier celui de la CGT, qui laisse entendre qu’Atos dilapiderait l’argent du groupe, notamment à travers la rémunération de son dirigeant.

J’explique dans la vidéo pourquoi cette lecture me paraît profondément biaisée.

Quand on remet les chiffres à leur place, on voit très vite que ce qui est présenté comme un scandale est, à l’échelle d’un groupe de cette taille, loin d’être aussi extravagant qu’on veut le faire croire. Mais le vrai sujet n’est même pas là. Le vrai sujet, c’est que les investisseurs internationaux, et en particulier les fonds étrangers, détestent ce type d’environnement. Ils détestent quand l’entreprise devient le théâtre d’un conflit politico-syndical à la française. Ils le lisent non pas comme un simple débat social, mais comme un signal de perturbation, d’hostilité, d’instabilité culturelle. Et cela pèse, forcément, sur un titre comme Atos qui a encore besoin de reconstruire sa crédibilité dans la durée.

Autrement dit : le poison ne vient pas nécessairement du plan Genesis lui-même. Il vient de l’atmosphère qui se forme autour de lui.

C’est un point qu’il faut absolument comprendre, parce que c’est tout le drame de certaines recoveries : une entreprise peut être sur le bon chemin sans que le marché lui laisse, dans l’immédiat, le bénéfice du doute. Le marché ne réagit pas seulement à des chiffres. Il réagit aussi à des récits, à des climats, à des signaux périphériques. Et c’est exactement ce qui se passe ici.

Je vous invite donc vraiment à regarder cette vidéo sur Atos, car j’y développe ce conflit de narratifs de manière beaucoup plus précise !

Jean-David Haddad
Rédacteur en chef de Francebourse.com
Auteur de "l'avenir d'ATOS"

 ]]>
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				<author>contact@francebourse.com (France Bourse)</author>
				<pubDate>Wed, 15 Apr 2026 20:09:03 +0000</pubDate>
				<category>Bourse, Finance</category>
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				<title><![CDATA[Vallourec en tete : les parapetrolieres prennent le relais! ]]></title>
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Après la première phase du mouvement énergétique, celle des grandes pétrolières, nous entrons probablement dans une deuxième phase : celle des parapétrolières. 
Et cette phase est souvent extrêmement intéressante, parce qu’elle repose sur un mécanisme plus discret, mais très puissant. Les cours du brut se sont détendus ces derniers jours, mais les prix à la pompe, eux, ne refluent pas avec la même rapidité. 
Ce décalage nourrit des marges importantes dans la chaîne énergétique, et ces marges finissent ensuite par alimenter de nouveaux investissements. C’est exactement là que certaines parapétrolières commencent à être recherchées. Et c'est pourquoi VALLOUREC a explosé à la hausse aujourd'hui et gagne près de 50% depuis le début d'année.
J'explique ce mécanisme (Pétrole/Prix à la pompe/Vallourec) dans une vidéo immersive sur le terrain tournée ce jour :
www.youtube.com/watch?v=KbdmY1FWEIA
J’y étudie sur le terrain le prix à la pompe, je le compare à l’évolution récente du Brent, et je montre pourquoi ce décalage peut précisément favoriser certaines valeurs parapétrolières. Vous y verrez aussi pourquoi Vallourec s’inscrit pleinement dans cette logique. Une vidéo de lecture du réel, qui débouche sur des stratégies boursières, ce qui est ma signature.

Et une nouvelle valeur, espagnole, plus petite que Vallourec, est étudiée ce jour en détails : 
www.francebourse.com/fiche_news_160764.fb

Jean-David Haddad
Francebourse.com]]>
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				<author>contact@francebourse.com (France Bourse)</author>
				<pubDate>Thu, 9 Apr 2026 19:59:10 +0000</pubDate>
				<category>Bourse, Finance</category>
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