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		<title>Bourse, Finance</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 23:15:58 +0000</pubDate>
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			<title>Bourse, Finance</title>
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				<title><![CDATA[Bulle spatiale : bientôt la fin? ]]></title>
				<description>
				 				<![CDATA[Voici l'article :

Il existe, dans l'histoire des marchés, un schéma qui se répète avec une régularité presque mécanique. Ce schéma, théorisé par l'économiste Charles Kindleberger et repris par Hyman Minsky, découpe la vie d'une bulle spéculative en trois phases distinctes. Le graphique de Rocket Lab (RKLB), l'un des titres emblématiques du secteur spatial, en offre aujourd'hui une illustration si parfaite qu'on la dirait tirée d'un manuel.

La première phase est celle du déplacement. Le marché identifie un changement structurel — en l'occurrence, la privatisation de l'accès à l'espace et l'émergence d'une économie orbitale. Les investisseurs les plus avisés se positionnent. Le titre double. La hausse est régulière, ordonnée, presque discrète. La foule ne regarde pas encore. Sur Rocket Lab, cette phase s'étend de 2023 à mi-2024 — un +100% que personne ou presque n'a remarqué dans le grand public.

La deuxième phase est celle de l'accélération. Le narratif s'installe dans la presse financière, les premiers analystes publient des objectifs de cours ambitieux, les flux entrants grossissent. Le titre double à nouveau, mais cette fois plus vite, avec des volumes en expansion et des corrections de plus en plus courtes. Sur Rocket Lab, c'est la séquence mi-2024 à début 2025 : encore +100%, mais avec une pente nettement plus agressive. Le boom est là.

La troisième phase est celle que nous vivons en ce moment. C'est la phase d'euphorie. Le titre ne monte plus — il décolle verticalement. La pente du graphique change de nature : ce n'est plus une tendance, c'est une éjection. Les gains ne se comptent plus en mois mais en séances. Les valorisations perdent tout ancrage avec les fondamentaux. Et surtout, le secteur tout entier bascule dans une logique de contagion narrative : tout ce qui porte le mot « space », « orbital » ou « aerospace » monte, indépendamment de la réalité de chaque entreprise. On achète un mot, plus un business.

Le catalyseur de cette phase terminale est identifié et daté : l'introduction en Bourse de SpaceX, prévue le 12 juin, pour une valorisation comprise entre 1 750 et 2 000 milliards de dollars. C'est l'événement boursier de la décennie. Chaque jour qui nous en rapproche intensifie le flux acheteur sur l'ensemble du secteur spatial coté. Les ETF spatiaux collectent massivement. Des titres sans revenus bondissent de 15 à 20% par séance. Des sociétés qui n'ont plus rien à voir avec le spatial mais dont le nom contient « Astro » voient leur cours exploser. Nous sommes, pour utiliser un terme clinique, en phase maniaque.

La question que pose le graphique est inscrite en orange : « ?% ». Personne ne sait quelle sera l'amplitude de cette dernière jambe haussière. Elle peut être spectaculaire — c'est d'ailleurs presque toujours dans la phase d'euphorie que se réalisent les gains les plus rapides et les plus importants en valeur absolue. C'est aussi dans cette phase que les pertes qui suivront seront les plus dévastatrices pour ceux qui seront entrés les derniers.

Jean-David HADDAD
Francebourse.com]]>
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				<author>contact@francebourse.com (France Bourse)</author>
				<pubDate>Thu, 28 May 2026 20:01:43 +0000</pubDate>
				<category>Bourse, Finance</category>
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			</item>
		
			<item>
				<title><![CDATA[Portefeuille Rendement depuis création]]></title>
				<description>
				 				<![CDATA[Il y a des questions qui reviennent régulièrement dans les messages des abonnés. Celle-ci, en particulier : est-ce que vous avez changé votre façon de gérer le Portefeuille Rendement ?
La réponse courte est non. La réponse longue mérite quelques lignes.

Le Portefeuille Rendement existe depuis janvier 2012. Depuis cette date, il n'a jamais changé de nature. Sa logique fondamentale est restée identique : on n'achète que du rendement, on ne vend que quand le rendement n'est plus au rendez-vous, et on laisse le temps faire son travail. Pas de stops, pas d'objectifs de cours, pas de paris directionnels. Une structure. Une discipline. Une morphologie — celle du sumo (www.francebourse.com/fiche_news_160682.fb)

Ce que les chiffres confirment

Le graphique ci-joint le dit mieux que n'importe quelle explication. Depuis janvier 2012, le portefeuille affiche un CAGR de 12,2% par an. La droite noire représente exactement 12% de croissance annuelle composée depuis le capital initial. La courbe bleue s'en écarte — parfois au-dessus, parfois en dessous — mais elle y revient, elle la longe, elle la suit. C'est la définition même d'une méthode qui tient.

+422% depuis l'origine. 
261 000€ au 30 avril 2026 pour un capital de départ de 50 000€. 
La pire année enregistrée : -7.5%. 
La méthode n'a pas évité toutes les baisses — elle ne le prétend pas. Elle les a amorties, puis elle a repris.

Ce qui a évolué et ce qui n'a pas changé

Une précision s'impose. Depuis fin 2024, nous avons affiné notre approche avec ce que nous appelons la Narrative Morphology — une grille de lecture des marchés qui intègre les récits collectifs, les flux narratifs, les rotations thématiques et la morphologie. Cette dimension existait déjà dans notre travail de façon intuitive. Elle est aujourd'hui plus formalisée, plus systématique.
Mais le morphotype du portefeuille n'a pas changé. Le Portefeuille Rendement reste un sumo. Il ne court pas après la performance. Il n'ajuste pas ses positions au gré des humeurs du marché. Il encaisse, il distribue, il capitalise. Ce qu'on a ajouté, c'est une meilleure lecture du contexte macro-narratif pour identifier les secteurs les plus solides en matière de dividende — et éviter les faux sumos, ces valeurs à rendement élevé sur le papier mais structurellement fragiles.

Le curseur d'exigence s'est affiné. La boussole, elle, est la même depuis 2012.

Pourquoi c'est important de le dire

Parce que la tentation est grande, en finance comme ailleurs, de tout réinventer. De changer de méthode après une mauvaise année. De courir après la dernière stratégie à la mode. Nous avons traversé le Covid (-7,5% en 2020, seule vraie perte annuelle en 14 ans), des crises géopolitiques, des cycles de taux, des krachs sectoriels. La méthode n'a pas bougé. Les résultats sont là.
La droite à 12% sur le graphique n'est pas un objectif. C'est un constat. Et un sumo qui tient sa ligne depuis 14 ans, ça mérite d'être dit.

Contrairement au portefeuille Croissance dont la méthode a été revue à 50% au moins fin 2024, sur le portefeuille Rendement elle n'a été revue que très marginalement (moins de 10%)

Jean-David Haddad — FranceBourse.com]]>
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				<link>https://www.francebourse.com/fiche_news_160830.fb</link>
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				<author>contact@francebourse.com (France Bourse)</author>
				<pubDate>Sun, 3 May 2026 01:08:40 +0000</pubDate>
				<category>Bourse, Finance</category>
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			</item>
		
			<item>
				<title><![CDATA[Quadrimestre 2026 : le palmarès des indices boursiers et ce qu'il raconte]]></title>
				<description>
				 				<![CDATA[Les compteurs du premier tiers de l'année sont arrêtés. Les voici.

Le Nasdaq mène la danse à +8,11 % (25 095 points), porté par les résultats stratosphériques des semi-conducteurs et le retour en grâce des méga-caps technologiques dont les publications du Q1 ont balayé les doutes. 
Le Dow Jones suit à +3,31 % (49 865 points), tiré par les industrielles et les pétrolières américaines qui profitent à plein du choc énergétique. 
L'Euro Stoxx progresse modestement de +1,56 % (5 881 points), reflet d'une Europe qui résiste mais ne convainc pas. 
L'IBEX affiche +2,73 % (17 781 points), loin de sa surperformance de 2025 : le double top sur les 18 500 pèse. Voir notre analyse technique : www.francebourse.com/fiche_news_160819.fb
Surprise du tableau : le CAC Mid & Small reprend +3,95 % (14 992 points), premier signe de vie des petites capitalisations françaises après des mois de souffrance.
Et puis il y a le CAC 40.
CAC 40 : dernier de la classe à -0,43 % (8 114 points). Le seul indice majeur en territoire négatif sur le quadrimestre.

Ce classement dit trois choses.

-Premièrement, la domination américaine reste intacte. Le Nasdaq à +8 % prouve que le marché continue de payer la rareté technologique — et en particulier l'infrastructure IA. Le différentiel avec l'Europe est de six points en quatre mois. C'est considérable.
-Deuxièmement, le CAC 40 est structurellement pénalisé par sa composition. L'indice parisien est lourd en luxe (LVMH, Kering, Hermès), un secteur que la conjoncture chinoise et la hausse de l'euro fragilisent. Il est lourd en bancaires, dont le narratif s'essouffle avec la fin du cycle de hausse des taux. Et il manque cruellement de pure players technologiques capables de capter le flux IA. Le CAC est un indice du XXe siècle dans un marché du XXIe.
-Troisièmement, le réveil des Mid & Small (+3,95 %) est un signal à ne pas négliger. Après des mois de désaffection, les petites capitalisations françaises surperforment discrètement le CAC 40 de plus de quatre points. Ce n'est pas encore un mouvement de foule — les volumes restent faibles — mais c'est le type de divergence qui précède historiquement les rotations durables.

Pour nos lecteurs : nos deux portefeuilles affichent chacun environ +9,2 % sur la période. C'est mieux que le Nasdaq. Sans valeur US! C'est dix points au-dessus du CAC 40. Et c'est fait sans effet de levier, dans un marché que personne ne qualifierait de facile. Le travail de sélection et de diversification — mêler l'énergie européenne, les semi-conducteurs asiatiques, les foncières décotées, les ETF matières premières — produit exactement ce pour quoi il est conçu : de la surperformance décorrélée de l'indice domestique.
En route vers le bilan semestriel... Mais... Mai sera le mois des dividendes, pas celui des bilans. Nous y entrons avec confiance.
Vidéos sur ce mois de mai : 
www.youtube.com/watch?v=ijYnugaop50
www.youtube.com/watch?v=zAJDqGHxmm0

par Jean-David Haddad — 1er mai 2026]]>
				</description>
				<link>https://www.francebourse.com/fiche_news_160824.fb</link>
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				<author>contact@francebourse.com (France Bourse)</author>
				<pubDate>Fri, 1 May 2026 17:07:11 +0000</pubDate>
				<category>Bourse, Finance</category>
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			<item>
				<title><![CDATA[Action ATOS : ce qui se passe vraiment]]></title>
				<description>
				 				<![CDATA[ATOS :  le sujet est suivi, attendu, parfois même vécu avec passion par beaucoup d’entre vous.

J’ai publié aujourd’hui une vidéo complète sur le dossier, et je vous invite évidemment à la regarder :
www.youtube.com/watch?v=OLYnOqJE8JU

Mais je voudrais déjà vous en livrer ici l’essentiel.

Le titre baisse. C’est un fait. Mais la vraie question est la suivante : cette baisse signifie-t-elle que l’entreprise dévie de son plan Genesis ? Ma réponse, à ce stade, est clairement non.

Rien, dans les éléments que nous avons aujourd’hui, ne permet d’affirmer qu’Atos est en train de sortir de la trajectoire qu’elle s’est fixée. Le narratif produit par l’entreprise elle-même, celui d’un redressement progressif, d’une reconstruction industrielle et stratégique, demeure intact. C’est d’ailleurs ce narratif qui, selon moi, peut conduire le titre à plus de 100 euros à l’horizon 2028 si le plan est exécuté avec sérieux jusqu’au bout.

En revanche, il existe aujourd’hui autour de l’entreprise un narratif externe, toxique, parasite, corrosif, qui empoisonne le marché sans nécessairement remettre en cause les fondamentaux de la trajectoire. Il y a d’abord, depuis plusieurs semaines, le bruit créé par les actionnaires qui attaquent le commissaire aux comptes. Et désormais s’ajoute le narratif syndical, en particulier celui de la CGT, qui laisse entendre qu’Atos dilapiderait l’argent du groupe, notamment à travers la rémunération de son dirigeant.

J’explique dans la vidéo pourquoi cette lecture me paraît profondément biaisée.

Quand on remet les chiffres à leur place, on voit très vite que ce qui est présenté comme un scandale est, à l’échelle d’un groupe de cette taille, loin d’être aussi extravagant qu’on veut le faire croire. Mais le vrai sujet n’est même pas là. Le vrai sujet, c’est que les investisseurs internationaux, et en particulier les fonds étrangers, détestent ce type d’environnement. Ils détestent quand l’entreprise devient le théâtre d’un conflit politico-syndical à la française. Ils le lisent non pas comme un simple débat social, mais comme un signal de perturbation, d’hostilité, d’instabilité culturelle. Et cela pèse, forcément, sur un titre comme Atos qui a encore besoin de reconstruire sa crédibilité dans la durée.

Autrement dit : le poison ne vient pas nécessairement du plan Genesis lui-même. Il vient de l’atmosphère qui se forme autour de lui.

C’est un point qu’il faut absolument comprendre, parce que c’est tout le drame de certaines recoveries : une entreprise peut être sur le bon chemin sans que le marché lui laisse, dans l’immédiat, le bénéfice du doute. Le marché ne réagit pas seulement à des chiffres. Il réagit aussi à des récits, à des climats, à des signaux périphériques. Et c’est exactement ce qui se passe ici.

Je vous invite donc vraiment à regarder cette vidéo sur Atos, car j’y développe ce conflit de narratifs de manière beaucoup plus précise !

Jean-David Haddad
Rédacteur en chef de Francebourse.com
Auteur de "l'avenir d'ATOS"

 ]]>
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				<link>https://www.francebourse.com/fiche_news_160783.fb</link>
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				<author>contact@francebourse.com (France Bourse)</author>
				<pubDate>Wed, 15 Apr 2026 20:09:03 +0000</pubDate>
				<category>Bourse, Finance</category>
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			</item>
		
			<item>
				<title><![CDATA[Vallourec en tete : les parapetrolieres prennent le relais! ]]></title>
				<description>
				 				<![CDATA[
Après la première phase du mouvement énergétique, celle des grandes pétrolières, nous entrons probablement dans une deuxième phase : celle des parapétrolières. 
Et cette phase est souvent extrêmement intéressante, parce qu’elle repose sur un mécanisme plus discret, mais très puissant. Les cours du brut se sont détendus ces derniers jours, mais les prix à la pompe, eux, ne refluent pas avec la même rapidité. 
Ce décalage nourrit des marges importantes dans la chaîne énergétique, et ces marges finissent ensuite par alimenter de nouveaux investissements. C’est exactement là que certaines parapétrolières commencent à être recherchées. Et c'est pourquoi VALLOUREC a explosé à la hausse aujourd'hui et gagne près de 50% depuis le début d'année.
J'explique ce mécanisme (Pétrole/Prix à la pompe/Vallourec) dans une vidéo immersive sur le terrain tournée ce jour :
www.youtube.com/watch?v=KbdmY1FWEIA
J’y étudie sur le terrain le prix à la pompe, je le compare à l’évolution récente du Brent, et je montre pourquoi ce décalage peut précisément favoriser certaines valeurs parapétrolières. Vous y verrez aussi pourquoi Vallourec s’inscrit pleinement dans cette logique. Une vidéo de lecture du réel, qui débouche sur des stratégies boursières, ce qui est ma signature.

Et une nouvelle valeur, espagnole, plus petite que Vallourec, est étudiée ce jour en détails : 
www.francebourse.com/fiche_news_160764.fb

Jean-David Haddad
Francebourse.com]]>
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				<link>https://www.francebourse.com/fiche_news_160766.fb</link>
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				<author>contact@francebourse.com (France Bourse)</author>
				<pubDate>Thu, 9 Apr 2026 19:59:10 +0000</pubDate>
				<category>Bourse, Finance</category>
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			<item>
				<title><![CDATA[Cessez-le-feu USA/iran ! Hausse attendue en bourse ]]></title>
				<description>
				 				<![CDATA[Il s’est passé quelque chose de majeur cette nuit. Un événement que les marchés attendaient sans vraiment y croire.

Un cessez-le-feu a été conclu entre les États-Unis et l’Iran, quelques minutes à peine avant l’expiration de l’ultimatum lancé par Donald Trump. Un accord fragile, limité à deux semaines, conditionné à la réouverture du détroit d’Ormuz — par où transite près de 20% du pétrole mondial — mais suffisant pour provoquer un véritable électrochoc sur les marchés.  

Et la réaction a été immédiate.

Brutale même.

Dans la nuit, les futures sur le pétrole se sont effondrés : le Brent a chuté de près de 14%, revenant autour de 93–95 dollars le baril.  
Dans le même temps, les marchés actions ont bondi : en Asie, les indices ont gagné entre 3% et 6%, tandis que les futures américains progressaient fortement.  

Côté européen, les futures du CAC 40 se sont immédiatement envolés, avec des anticipations de hausse proches de +3% à l’ouverture.

En quelques heures, tout a basculé.

Ce qui était perçu comme un risque systémique — une escalade militaire durable au Moyen-Orient — devient soudainement un scénario de désescalade. Et avec lui, disparaît une partie de la prime de risque accumulée ces dernières semaines.

C’est un cas d’école.

Un marché ne réagit pas seulement à des faits. Il réagit à un récit. Et cette nuit, le récit a changé.

Hier encore, le marché intégrait un scénario de guerre prolongée : pétrole durablement élevé, inflation importée, tension sur les taux, pression sur les marges des entreprises.
Ce matin, il réintègre l’hypothèse inverse : fluidification des flux énergétiques, détente sur les coûts, respiration des économies.

Mais attention.

Ce que nous vivons est un soulagement. Pas une résolution.

Le cessez-le-feu est temporaire. Conditionnel. Fragile. Et le marché le sait parfaitement.

C’est précisément pour cela que la réaction est aussi violente.

Car elle n’est pas une conviction. Elle est un ajustement.

Un ajustement brutal d’un excès de peur.

Dans ce type de configuration, il faut éviter deux erreurs symétriques.

La première consiste à croire que tout est réglé.
La seconde consiste à ne voir dans ce mouvement qu’un simple rebond technique.

La réalité est plus subtile.

Nous sommes face à un changement de régime à court terme, mais pas encore à une stabilisation structurelle.

Et c’est là que la lecture sociologique du marché devient essentielle.

Le pétrole, en chutant de 14%, ne fait pas que baisser. Il perd temporairement son statut de valeur dominante du narratif.
Les actifs défensifs, survalorisés par la peur, peuvent être délaissés.
Les actifs plus cycliques, ou plus sensibles à la croissance, peuvent redevenir désirables.

Mais cette rotation ne sera ni linéaire, ni durable sans confirmation politique.

Car derrière ce soulagement immédiat, une autre inquiétude reste intacte.

Et elle est probablement plus importante encore.

Les taux.

Si la pression géopolitique retombe, les banques centrales — et notamment la BCE — redeviennent le centre de gravité des marchés. Or, la question est désormais claire : le cycle de baisse des taux est-il réellement assuré ?

C’est là que se situe aujourd’hui la véritable ligne de fracture.

Autrement dit, nous passons d’un marché dominé par la guerre… à un marché à nouveau dominé par la monnaie.

Et cela change tout.

Dans ce contexte, notre approche reste inchangée.

D’un côté, une stratégie défensive, incarnée par le portefeuille Rendement, qui continue de jouer son rôle de socle dans un environnement incertain.

De l’autre, une stratégie adaptative, avec un portefeuille Croissance construit selon une logique morphologique rare : une structure multi-directionnelle, capable de capter plusieurs narratifs simultanément.

C’est précisément dans ces phases de transition — entre peur et soulagement — que ce type de structure devient décisif.

Le marché change de direction.
Notre portefeuille, lui, n’en dépend pas.

Il s’y adapte.

Jean-David Haddad 
Auteur de "L'Iran" (Pulsabooks)
https://amzn.to/3O38b0H]]>
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				<link>https://www.francebourse.com/fiche_news_160759.fb</link>
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				<author>contact@francebourse.com (France Bourse)</author>
				<pubDate>Wed, 8 Apr 2026 04:52:28 +0000</pubDate>
				<category>Bourse, Finance</category>
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			</item>
		
			<item>
				<title><![CDATA[Bourses mondiales : un trimestre qui a basculé d'un coup. ]]></title>
				<description>
				 				<![CDATA[Le premier trimestre de l’année 2026 est déjà derrière nous.
Il avait pourtant très bien commencé. Les marchés évoluaient dans une dynamique constructive, avec une lecture relativement rationnelle des données économiques et des perspectives. Puis, en quelques semaines, tout a basculé.
La guerre a pris une ampleur qui n’était pas envisagée initialement. Et avec elle, un changement brutal de perception. Les marchés financiers se sont retournés.

Aujourd’hui, la plupart des grands indices boursiers affichent une performance négative depuis le début de l’année. Mais il faut le souligner : il ne s’agit pas d’un rouge profond. Nous sommes globalement sur des replis contenus, de l’ordre de 4 à 5%.

Nos portefeuilles, quant à eux, terminent ce trimestre dans le vert. Le portefeuille CROISSANCE affiche une performance proche de +2% depuis le 1er janvier. Le portefeuille RENDEMENT, pour sa part, dépasse les +3%.
Et cela, dans un trimestre qui n’était pas encore celui de la distribution de dividendes — contrairement à celui qui s’ouvre.

Mais au-delà de ces performances, ce qu’il faut réellement comprendre, c’est la violence du retournement intervenu au mois de mars. Le CAC 40, par exemple, était monté à plus de +7% en cours de trimestre, avant de terminer à environ -4%. Cela représente une dégringolade extrêmement rapide, concentrée sur quelques semaines.
Ce mois de mars restera probablement comme l’un des plus marquants de ces dernières années. En dehors de mars 2020 et du choc du Covid, les mois de mars sont habituellement plus équilibrés. Celui-ci a été tout autre.

Un nouveau trimestre commence désormais.
Le marché, progressivement, semble s’habituer à cette guerre. C’est un phénomène classique : les marchés intègrent les conflits dans leurs représentations. Mais certains points restent critiques.
Le détroit d’Ormuz en fait partie. La situation y demeure très tendue, même si, à ce stade, les flux ne sont pas totalement bloqués. C’est un élément clé pour la suite.
Nous espérons évidemment une désescalade rapide — d’abord pour les drames humains que ce conflit engendre, ensuite pour éviter un choc économique plus profond.

Jean-David Haddad
Rédacteur en chef
Francebourse.com
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				<author>contact@francebourse.com (France Bourse)</author>
				<pubDate>Wed, 1 Apr 2026 02:47:37 +0000</pubDate>
				<category>Bourse, Finance</category>
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