Affaire Clearstream : de Villepin interrogé pendant 17 heures pour innocenter Chirac
Article du 23/12/2006
Deux quotidiens ont publié l'audition du Premier Ministre Dominique de Villepin devant les juges : L'Est Républicain, qui l'a publiée en intégralité et le Monde en partie.
On y apprend que Dominique de Villepin a affirmé que le président Chirac était resté hors de l'affaire Clearstream.
Une cadence folle : une question toutes les 6 minutes...
Le Premier Ministre a subi un interrogatoire de 17 heures et pres de 170 questions lui ont été posées, soit une moyenne de 10 questions par heure, ce qui fait pas moins d'une question toutes les 6 minutes!
"Je regrette l'instrumentalisation politique et médiatique qui a été faite, qui a modifié en profondeur la perception que l'on pouvait avoir du rôle de certains acteurs en en particulier du mien", peut-on lire entre autres concernant ses propos.
Chirac hors de cause
Tandis que le Général Rondot avait affirmé que Villepin obéissait, dans l'affaire Clearstream, à des ordres venant de l'Elysée, le Premier Ministre a pour sa part assuré n'avoir jamais communiqué avec Jacques Chirac à ce sujet.
Une phrase qu'aurait dite Villepin selon le Général Rondot avait suscité l'attention des média : "si nous apparaissons, le Président de la République et moi, nous sautons".
Interrogé sur cette phrase, Dominique de Villepin dit qu'elle serait la déformation d'une menace que Nicolas Sarkozy lui aurait proférée en octobre 2004. Sarkozy lui aurait alors dit : "Si vous apparaissez le président et vous-même comme cachant un rapport, vous sautez".