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Article du 28/04/2017

Interview d'Olivier Gualdoni, Directeur Général de Drone Volt

Une société, pour se développer, a besoin d'un entrepreneur visionnaire et d'un bon manager. Après avoir à plusieurs reprises interviewé Dimitri Batsis, le Président du Conseil d'Administration de Drone Volt, Jean-David Haddad interroge dans le cadre d'une publi-interview, Olivier Gualdoni, le manager référent de cette entreprise.

JDH : Mr Gualdoni, bonjour. Habituellement nos lecteurs ont pour habitude de lire des interviews de Dimitri Batsis, le PDG de Drone Volt. J’ai souhaité aujourd’hui leur apporter un éclairage différent en vous interviewant. Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur vos fonctions, et votre historique dans Drone Volt ?

OG : Bonjour. Avec plaisir. Je suis Directeur Général depuis fin décembre 2015.

JDH : Comment avez-vous connu Drone Volt ?

OG : J’ai connu par l’intermédiaire de Jerôme Marsac, anciennement Président du Conseil d'Administration de Cybergun. J’étais son Directeur Général. Et Jerôme m’a demandé si je voulais occuper le poste de Directeur Général pour pousser la société.

JDH : Et avez-vous eu l’impression d’avoir poussé la société en un an et demi?

OG : Pas mal de choses ont été accomplies. Aussi bien dans l’organisation que dans la stratégie. Mr Batsis voulait depuis des années que Drone Volt construise des drones. C’est bien beau de vouloir construire mais encore faut-il mettre en place une organisation pour ce faire. Et j’ai aidé à mettre en place cette organisation. Mr Batsis, notre PDG, m’a donné son plan à 5 ans et à moi de mettre en place ce qui permettra d’atteindre les objectifs. A ce jour, nous ne sommes plus juste un bureau d’études ni un importateur qui fait du négoce, comme cela était le cas fin 2015, mais aussi un fabricant.

JDH : Vous dites que Mr Batsis avait un plan à 5 ans. Ce plan, à côté de l’aspect développement, prévoyait-il un break even (atteinte du seuil de rentabilité) et si oui, à partir de quand ?

OG : Oui, bien sur que ce plan prévoyait un break even. Pour 2019 environ, et comme nous avons pu l’annoncer récemment, nous devrions atteindre le break even dès la fin 2018, donc en avance sur le plan. Il faut bien comprendre que l’activité de fabrication et la partie services sont les plus rentables. A ce jour elles représentent un quart de notre chiffre d’affaires (à fin 2016) et à horizon 2020 elles devraient en représenter les trois quarts. Il faut bien comprendre que c’est cette métamorphose qui aura pour vocation à nous rendre bénéficiaires.

JDH : Pensez-vous que le cours de bourse ne décolle pas parce que ces activités ne représentent encore qu’un quart du CA ?

OG : Pas forcément. Je pense très sincèrement que l’image de Drone Volt est associée à celle d’autres sociétés qui représentent dans l’esprit des gens l’image du drone.

JDH : Vous en avez trop dit… ou pas assez ! A quelle société pensez-vous ?

OG : Je pense à Parrot. Et vous connaissez aussi bien que moi la situation de Parrot, le leader français du drone. Il y a un amalgame qui se fait. Alors que nous ne sommes pas du tout sur le même secteur.

JDH : Bien que nos lecteurs connaissent Drone Volt, pouvez-vous leur réexpliquer la différence de métier qu’il y a entre Parrot et vous ?

OG : Parrot fait du drone de loisir pour grand public. Nous faisons du drone civil professionnel. Nous fabriquons des drones pour ceux qui nous les commandent.

JDH : Des drones sur mesure en quelque sorte ?

OG : Oui, exactement. Des drones sur mesure. Et souvent modulaires.

JDH : C’est-à-dire ?

OG : Qu’un même drone peut servir à filmer, à pulvériser, ou à d’autres applications. En changeant des modules.

JDH : Je veux bien une démonstration en vidéo pour nos lecteurs.

OG : Avec plaisir. Venez voir…
www.youtube.com

JDH : Superbe ! Nos lecteurs, grâce à cette vidéo, comprendront mieux ce que fait Drone Volt. C’est effectivement différent de ce que fait Parrot.

OG : Oui mais Parrot va aussi venir sur notre métier.

JDH : Cela va vous faire de la concurrence !

OG : Oui, mais la concurrence est saine ! Nous l’appelons de nos vœux ! Nous avons besoin qu’un leader incontestable comme Parrot fasse ce genre d’activité. Nous en avons besoin pour valider nos produits, notre stratégie. Plus nous serons nombreux plus nous serons crédibles. Etre précurseur n’est pas toujours bien vu. Parfois ça décrédibilise. Je ne dis pas qu’il faut qu’il y a ait quinze Parrot, mais la présence d’un leader va nous crédibiliser.
JDH : Pouvez-vous citer des clients ?

OG : Bien sur. Point P, Veolia, Total, TF1, France 2, le Ministère de l’intérieur, les forces spéciales de la police ou de la gendarmerie, la RAI en Italie… Nous travaillons avec tous ceux qui nous demandent de développer des drones sur mesure. Par exemple on nous a demandé de développer un drone pour aller larguer des explosifs afin de déclencher des avalanches. C’est mieux de le faire par drone que par hélicoptère ou en envoyant des skieurs. C’est moins risqué et moins couteux.

JDH : Puisque vous m’amenez sur le terrain du ski… Une action que j’ai recommandé à mes abonnés qui a été multiplié par 3 en quelques mois c’est MND, une société spécialisée dans l’équipement des stations de ski. Ils viennent de décrocher d’énormes contrats en Chine par rapport aux nouvelles stations de ski qui sont créées là-bas en vue des JO 2024. Avez-vous pensé à vendre des drones en Chine pour ces fameuses stations de ski ?

OG : Honnêtement non, mais pourquoi pas à l’avenir. A l’international, nous misons essentiellement sur les Etats-Unis qui devraient décoller fortement cette année, et nous sommes aussi présents en Amérique de Sud. Nous répondons à la demande. Nous n’allons pas fabriquer des drones pour les vendre si on ne nous les demande pas.

JDH : C’est assez rare dans le business mais on peut dire que vous êtes plus keynesiens que néo-classiques dans votre approche !

OG : Exactement ! L’économie de la demande !

JDH : Drone Volt double son chiffre d’affaires tous les ans. Est-ce que cela va continuer ?

OG : Clairement non. Doubler de chiffre d’affaires tous les ans engendre des couts très importants. Aujourd’hui nous avons l’intention de continuer de réaliser une croissance à deux chiffres, mais en priorisant notre objectif de rentabilité. Notre but est de continuer à pousser la marge en sachant que le gros de nos investissements a été fait en 2016. A présent nous allons pousser sur des efforts de gestion et de profitabilité. Je le répète, car j’y tiens, notre objectif c’est d’être rentables d’ici un an et demi. Et un an et demi ça vient vite !

JDH : Merci beaucoup de cet entretien et bonne chance à Drone Volt !

OG : Avec plaisir !

Francebourse.com

NB : DRONE VOLT NE FAIT PAS APPEL PUBLIC A L'EPARGNE

 
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