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Article du 19/10/2018

Interview de Jean-Claude Bourdon, PDG de DIETSWELL

Jean-Claude Bourdon, le PDG de Dietswell, a donné une interview à JDH, dans un contexte de forte baisse de son titre en bourse!

JDH : Monsieur Bourdon, je suis ravi que vous puissiez vous exprimer auprès des lecteurs de Francebourse qui connaissent bien votre société.

JCB : Tout le plaisir est pour moi et pour Dietswell.

JDH : Pouvez-vous rapidement présenter votre société ?

JCB : Dietswell est une société de services dans le domaine para-pétrolier et experte sur tout ce qui touche aux puis et appareils de forage. Nous avons une capacité d’ingénierie sur tout ce qui touche aux appareils de forage en terre et en mer.

JDH : Dans quelle mesure le krach pétrolier de 2015/2016 a-t-il eu un impact sur la définition de votre métier ? Y a-t-il eu une recomposition de ce dernier ?

JCB : Oui, totalement. Pour survivre, nous avons été obligés de mettre notre expertise et compétence en off-shore pétrolier au service des énergies renouvelables et en particulier de l’éolien off-shore flottant.

JDH : Pouvez-vous expliquer ?

JCB : Nous sommes en train de finaliser l’ingénierie de détail d’un flotteur pour éolienne flottante de grosse capacité.

JDH : Eoliennes flottantes… Est-ce l’avenir ?

JCB : Oui car on peut mettre des éoliennes de très grosse capacité très au large, qu’on ne pourrait pas mettre près des côtes.

JDH : Cette crise a donc modifié le paysage de vos activités ?

JCB : Elle a permis d’étendre notre champ de compétences aux énergies renouvelables.

JDH : Tout ce qui ne me tue pas me renforce. N’est-ce pas ?

JCB : Absolument ! Dietswell a aujourd’hui des capacités de rebond techniques et humaines propres à profiter au dynamisme renaissant de notre secteur !

JDH : Pouvez-vous expliquer en quelques mots la donne actuelle de votre secteur para-pétrolier ?

JCB : Entre 2014 et 2016, avec la chute du prix du baril, les opérateurs pétroliers ont stoppé net tout investissement dans l’exploration.
Naturellement la déplétion naturelle des réserves est de 5 à 7% par an sans investissement. Depuis 4 ans, les capacités ont donc diminué de 20 à 30%, ce qui a entrainé une hausse des cours du pétrole (moins d’offre, autant de demande). Aujourd’hui, ils ont l’obligation de réinvestir sur le redéveloppement de leurs champs.

JDH : Vous êtes donc optimiste…

JCB : Oui, sous réserve que ces investissements soient confirmés (NDLR : il ne faut pas que les cours du pétrole se remettent à fortement baisser). Je suis optimiste à double titre :
-Nous sommes toujours vivants, donc plus forts, renforcés par la crise.
-Nous pensons que nos opérateurs vont avoir besoin de sociétés de services compétentes comme la nôtre.

JDH : De ce fait, visez-vous le point mort en 2019 ?

JCB : Largement ! Nous espérons un retour progressif vers un chiffre d’affaires d’avant la crise, et une rentabilité positive dès 2019.

JDH : Dans l’historique de Dietswell, quelle a été votre meilleure année en terme de résultat net ?

JCB : En 2015 nous avons réalisé près de 1.4Me de résultat net.

JDH : La question qui fâche : envisagez-vous une augmentation de capital pour pouvoir mener à bien ce redressement de la rentabilité ?

JCB : Dietswell aura besoin d’assurer des financements adéquats en partie pour le développement de son activité d’éolien off-shore.

JDH : Donc… augmentation de capital ?

JCB : Toutes options envisagées, dont celle-ci. Si la capitalisation de la société le permet.

JDH : Question habituelle pour un chef d’entreprise que j’interviewe pour la première fois… Y a-t-il un patron que vous admirez, auquel vous aimeriez vous identifier ?

JCB : J’admire plus les vrais entrepreneurs que les managers. Je citerai Hubert Perrodo, assez mal connu, un industriel et viticulteur issu d’une famille de pêcheurs, qui a monté la société Perenco et a laissé une très belle postérité !

JDH : Merci beaucoup pour cet entretien !

Francebourse.com

 
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