Vendredi, l’action Atos Origin était suspendue à la demande de la société. Ce matin, la société fait part du bilan des discussions menées en vue d’un rachat et de ses résultats trimestriels. Une journée bien chargée.
Atos Origin aurait mis fin aux dites discussions, n’ayant pas reçu d’offre ferme. Les fonds d’investissement. Permira-Eurazeo, associé à Centaurus, et PAI Partners étaient notamment cités comme repreneurs potentiels, par Reuters. D’autres noms avaient circulé comme CapGermini.
C’est la deuxième fois en neuf mois que le numéro deux européen du secteur se retrouve dans une telle situation. En octobre dernier, Blackstone, un autre fonds d'investissement, avait envisagé de lancer une offre sur Atos Origin. « (.) Le Conseil de Surveillance et le Directoire ont décidé unanimement que l’intérêt de toutes les parties prenantes était que le groupe poursuive et accélère sur la base actuelle la stratégie de création de valeur annoncée en février de cette année », justifie la SSII dans un communiqué. « Nous avons pris une décision très claire hier soir de stopper toutes les discussions (...) dans le processus très strictement encadré, dans le timing comme dans les règles, nous n'avons pas trouvé d’offre en face de nous qui convienne », a précisé Bernard Bourigeaud, président du directoire de la société, lors d’une conférence téléphonique.
Selon la presse, la cession du groupe aurait capoté pour une question de prix. Depuis le début des rumeurs, à la mi-mars, certains analystes jugeaient le prix évoqué trop élevé, même si le projet paraissait crédible.
Le titre de la SSII avait pris 35 % depuis le 15 mars dernier, date à laquelle la presse anglo-saxone avait fait état d’un possible rachat d’Atos par des fonds d’investissement. L’action a atteint un plus haut 2007 à 55,29 euros le 10 avril dernier.
Objectifs annuels sont confirmés
Par ailleurs, la société a publié un chiffre d’affaires de 1,43 milliard d’euros au premier trimestre. Le groupe enregistre une croissance courante de + 6,9 % et une croissance organique de + 2,5 % (à périmètre constant et hors effets de change).
Atos se redresse même si la situation en Italie reste plus difficile.
Ces chiffres confortent l’objectif d’une croissance courante de 8,5 % pour 2007 et un doublement de la marge opérationnelle en valeur absolue d’ici 2009. Il s’agit là des objectifs fixés par le « plan de transformation » sur trois ans, lancé en février dernier et qui vise à doubler le résultat opérationnel, à plus de 500 millions d’euros d’ici 2009.
Ce plan prévoit également la mondialisation du fonctionnement d’Atos à un horizon de trois ans. L’intégration de Banksys, société belge spécialisée dans l’exploitation de systèmes de paiement sécurisés, se déroule plus rapidement que prévu ». Atos entend donc poursuivre sa croissance et n’exclue pas, selon Bernard Bourigeaud, de faire des acquisitions notamment en Asie.