Dans le cadre de l’enquête sur l’affaire Clearstream, les juges du pôle financier de Paris Jean-Marie d’Huy et Henri Pons se sont à nouveau rendus au domicile de Dominique de Villepin pour y poursuivre leur perquisition, en présence de l’intéressé. Ils avaient quitté l’appartement de l’ancien chef du gouvernement jeudi soir vers 21h20 après avoir perquisitionné celui-ci pendant plus de six heures.
L’ex-Premier ministre serait mis en cause dans l’affaire par une expertise judiciaire de l’ordinateur du général Philippe Rondot, ex-conseiller spécial du ministre de la Défense, figure centrale du dossier interrogé mercredi comme témoin assisté.
Une expertise qui apporterait une lumière nouvelle sur certains éléments non encore versés au dossier et désignerait l’ex-chef du gouvernement comme étant à l’origine de la rencontre secrète en 2004 entre Jean-Louis Gergorin, ancien vice-président d’EADS, et le juge Renaud van Ruymbeke qui devait recevoir des listings Clearstream truqués.
Les poursuites judiciaires contre Dominique de Villepin dans l'affaire Clearstream semblent désormais inévitables. « Désormais, les deux juges sont en situation de poursuivre l’ex-chef du gouvernement », expliquait dès mercredi soir une source proche du dossier citée par l’AFP. Selon plusieurs autres sources proches du dossier, l’interrogatoire pourrait avoir lieu « cet été ».
Autre perquisition menée ce matin par les juges dans des bureaux annexes du ministère des Affaires étrangères avenue Kléber.