C’est un créneau encore peu saisi par les constructeurs nautiques qui pourtant connaît une demande croissante : la « grande plaisance » qui rassemble les bateaux, à voile ou à moteurs, d’au moins 24 mètres de long. Le segment a été multiplié par cinq en dix ans en volume.
Dans cette niche de produits, le constructeur français Couach entend bien percer et se tailler une belle part du marché.
Couach s’est imposé sur le marché comme le constructeur de yachts sur-mesure. Son savoir-faire et ses équipes lui permettent de proposer des bateaux uniques, adaptés à la demande de ses clients. Couach dispose pour ceci de services et de corps de métiers qui lui permettent de tout réaliser en interne, de la coque aux rideaux, en passant par l’ébénisterie, et les quelques sous-traitants qui travaillent pour le groupe sont soigneusement sélectionnés.
Couach possède une équipe propre de recherche et développement divisée en deux pôles : une cellule avant-projet/Design et un bureau d’études.
Enfin, Couach met à disposition de ses clients toute une gamme de services, du Yacht Couach Center, basé en Méditerranée, pour répondre aux besoins de maintenance et d’assistance technique des navigants, ainsi que des services financiers (carte de financement en partenariat avec une grande banque d’affaires internationales, offre d’assurance à tarif privilégié …).
De sérieux atouts pour le constructeur nautique qui souhaite désormais commercialiser des bateaux de taille supérieure. Le positionnement de Couach sur le segment des grands yachts remonte à 2005-2006 avec le lancement du 2 800 open (longueur : 28 mètres) et du 3 300 fly (33 mètres). De nouveaux bateaux sont en développement de 30 et 37 mètres.
Sur ce segment, Couach affrontera moins de concurrence que sur sa gamme historique (des bateaux d’une vingtaine de mètres, qui continueront d’être construits pour Couach mais par des sous-traitants principalement). Leur fabrication en interne devrait offrir à Couach les avantages d’une intégration déjà effective par rapport aux autres producteurs ainsi qu’un taux de marge supérieur à celui réalisé sur les unités plus petites.
Prix d’un bateau de 30 mètres : plus de 5 millions d’euros et il faut prévoir des délais de livraison de 11 à 15 mois.
Enfin, Couach a présenté en mai dernier, lors de sa réunion annuelle pour les comptes 2005-2006, son nouveau bébé : un méga-yachts transatlantique de 50 mètres entièrement construit en Kevlar et en carbone pour lui conférer légèreté et vitesse (32 nœuds). Commercialisation prévue en 2009. Prévoir plus de 20 millions d’euros pour l’acquérir.
Sur l’exercice 2005-2006 (15 mois), Couach a enregistré un chiffre d’affaires en hausse à 69,8 millions d’euros, marqué notamment par la croissance soutenue de l’activité Services. La marge nette ressort à 7,2 % dans un contexte de « croissance importante de l’activité combinée à un effort d’investissement soutenu au cours de l’exercice », expliquaient alors les dirigeants de Couach. Le BFR est de 0, signifiant une « meilleure maîtrise de la croissance ». Selon les mots de son président du Conseil de Surveillance, Didier Cazeaux, l’exercice précédent a constitué un « exercice stratégique pour Couach » lors duquel « toutes les promesses ont été tenues et même dépassées ».
Au 16 mai 2007, le carnet de commandes de Couach était plein sur deux ans environ, majoritairement centré sur des bateaux d’une longueur supérieure à 30 mètres.
Francebourse.com – Alexandra Voinchet
Retrouvez dans notre flux d’actualités une étude des principales valeurs concernées : Arcoa, Béneteau, Fountaine Pajot, Poncin Yachts, Rodriguez Group et Zodiac.