Retour sur les bancs d’école pour des millions d’élèves français. Comme chaque année, les mêmes thèmes reviennent sur le devant des médias en septembre : le coût de la rentrée et améliorations politique à apporter au système scolaire français. Détail des devoirs 2007.
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C’est le coût moyen de la rentrée d’un élève de 6e, selon le calcul de l’association Familles de France. Un coût en hausse de 2,06 % par rapport à l’an passé.
Pour son étude, Familles de France a pris en compte un panier moyen composé de 16 fournitures papetières et de classement (feuilles, classeurs…), 26 non papetières (trousse, stylos…) et de quatre articles de sports (un jogging, un short, une paire de chaussures de sports et deux paires de chaussettes). Et les prix peuvent varier de 1 à 8 selon les produits et les canaux de distribution.
Ainsi, le panier revient dans des magasins spécialisés à 93,98 euros pour les plus bas prix et grimpe jusqu’à plus de 600 euros. Dans les supermarchés, il varie entre 91,54 euros et 453,91 euros. Enfin, dans les hypermarchés, le panier peut coûter de 58,38 euros à 495,44 euros.
Des distorsions qui ne sont pas sans impact sur les budgets des familles. A cela s’ajoutent des frais annexes que chiffre Familles de France. 430 euros annuels pour payer les activités culturelles ou sportives du jeune collégien, ses livres scolaires, la coopérative, la cotisation à l’association des parents d’élèves et l’assurance scolaire – bien que non obligatoire.
Les dépenses courantes annuelles se montent à près de 1 000 euros selon le rapport. Elles comprennent le paiement des transports, de la cantine, de l’étude mais aussi des sorties scolaires. Enfin, la note peut être encore plus salée si l’on tient compte des communications mobiles estimées à 23 euros par mois.
De son côté, la Confédération syndicale des familles (CSF) établit une évaluation plus fine, classe par classe. Elle obtient des moyennes de 127,38 euros pour une rentrée en CP (mêmes fournitures et articles de sport, auxquels elle ajoute l’assurance scolaire, les photos ou la coopérative) et de 318,12 euros pour une rentrée en 4e.
Le coût pour une rentrée au lycée représente un investissement de 569,09 euros, selon la CSF, pour un élève rentrant en seconde générale, de 719,49 euros en 1e année de BEP industriel 719,49 euros et jusqu’à 806,39 euros en seconde technologique.
Les prix des fournitures en question
La hausse moyenne du panier de Famille de France de 2,06 % - supérieure à l’inflation (+ 1,1 %) - trouve trois explications, selon l’étude. Primo, la hausse du prix de certains produits, comme les sacs à dos et stylos (+ 1,65 %, à 96,46 euros), et celle du papier (+ 2,27 % pour une dépense moyenne de 50,89 euros), qui a suivi le mouvement de hausse des prix des matières premières. Ensuite, la hausse du prix des articles de sports (+ 2,5 % à 59,52 euros en moyenne). Enfin, l’évolution des prix dans les hypermarchés (+ 2,23 %) supérieur à celle dans les supermarchés.
C’est d’ailleurs cette question de hausse des prix dans les hypermarchés qui a fait monter Xavier Darcos, ministre de l’Education nationale, au créneau. Le ministre et les principales enseignes de la grande distribution ont finalement établi une liste de 30 fournitures scolaires de première nécessité dont les prix baisseront ou resteront inchangés. « Sur une liste de trente produits essentiels (...), les distributeurs ont pris l’engagement qu’on pourrait les trouver soit au même prix qu’à la rentrée 2006, soit à prix coûtant », a expliqué Xavier Darcos à l’issue d’une réunion au ministère avec les représentants des distributeurs. « Si les familles veulent faire des achats plus dispendieux, c’est leur affaire. Nous respectons la liberté d’achat mais on ne pourra pas dire que le gouvernement n’est pas intervenu pour qu’il n’y ait pas d’inflation sur les produits scolaires de première nécessité », a ajouté le ministre.
Des fournitures de marque à tous les rayons
La demande de baisser les prix au regard des évolutions de tarif générales était en effet forte de la part des associations de famille. Néanmoins, chaque année, le même discours revient : nombreuses sont les familles à profiter de la rentrée – et parfois de l’allocation de rentrée scolaire (ARS) – pour céder aux caprices des adolescents d’avoir des produits de marque ou griffés.
L’allocation de rentrée scolaire (ARS), qui s’adresse sous conditions de ressources aux foyers avec au moins un enfant écolier, apprenti ou étudiant âgé de 6 à 18 ans, a été fixée à 272,57 euros par enfant pour la rentrée 2007-2008.
Les deux associations, CSF et Familles de France, ainsi que les parents d’élèves FCPE, réclament la modulation de l’allocation de rentrée scolaire en fonction du niveau de formation ou d’études des enfants. Ainsi qu’un versement échelonné qui pourrait atténuer les dépenses dispendieuses des parents soucieux d’adoucir la rentrée des plus jeunes en achetant également des fournitures gadget.
Des dépenses qui augmentent avec l’âge
Enfin, si le cartable du collégien peut revenir cher, il ne faut pas oublier les dépenses de rentrée d’autres élèves. En université, ce ne sont plus les stylos ou les feuilles qui pèsent sur le budget mais les frais de scolarité, les livres, de nombreux droits d’accès payants – certaines universités font désormais payer l’accès à leur bibliothèque…
Le syndicat étudiant Fage estime même que le coût de la rentrée universitaire « va augmenter deux fois plus vite que l’inflation » et ce « pour la cinquième année consécutive ».
Selon ses calculs, un étudiant parisien devra débourser 2 869,57 euros le mois de la rentrée et un étudiant en province 2 325,57 euros soit une hausse moyenne de 3,36 % pour les familles. « La rentrée devient un peu plus tous les ans à elle seule un élément de sélection à l’entrée de l’enseignement supérieur », déplore l’organisation qui réclame la mise en place d’une « véritable allocation de rentrée étudiante ».
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