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Article du 24/09/2007

Chiens dangereux : Une nouvelle attaque mortelle


La mort de la fillette de 18 mois mordue au visage le 19 août à Epernay par un chien de race American Staffordshire avait relancé la polémique sur la détention de chiens de combat. Et la ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie avait annoncé une série de mesures « pour prévenir de tels drames ».
Malheureusement, trois nouveaux récents impliquant des chiens, dont l’un mortel samedi dans l’Oise, sont à déplorer alors que le gouvernement doit finaliser cette semaine le nouveau dispositif présenté fin août.
Samedi à Auteuil (Oise), une petite fille de 10 ans a été tuée par des chiens appartenant à sa famille, deux dogues allemands non soumis à la réglementation sur les chiens dangereux.
Le même jour, un septuagénaire a été grièvement blessé par l’un des rottweilers de son fils à Saint-Louis (Haut-Rhin).
La veille, à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis), une jeune femme de 27 ans a été grièvement mordue au niveau du crâne par deux rottweilers appartenant à sa famille.
Depuis 1989, 28 personnes ont tuées par des chiens, la plupart des victimes étant des enfants ou des personnes âgées. Amenant une renforcement de la législation en janvier 1999 de manière à encadrer la possession de chiens jugés dangereux et créant deux catégories.

Renforcer la législation

Mais face à la « multiplication des cas d’agressions », Michèle Alliot-Marie a annoncé samedi la présentation « dès cette semaine » de projets de textes législatifs et réglementaires étudiés depuis la réunion du 27 août. Le nouvel arsenal législatif devrait être présenté « courant octobre » au Parlement, a précisé dimanche une source gouvernementale.
Ces textes prévoient notamment « l’instauration d’une formation obligatoire » pour les propriétaires de chiens dangereux, « la production obligatoire d’un certificat » vétérinaire « au moment de la déclaration en mairie » et le « renforcement des pouvoirs » des préfets « pour ordonner l’euthanasie des chiens en cas d’atteinte ou de menace d’atteinte grave » aux personnes.
Ils visent aussi l’interdiction des « croisements susceptibles de produire des chiens dangereux », celle de la « détention des chiens de première catégorie (chiens d’attaque comme les pitbulls, ndlr) » nés après la loi de 1999 et le « renforcement du contrôle des importations de chiens de deuxième catégorie (chiens de garde ou de défense, comme les rottweilers, ndlr) ».
Aujourd’hui, c’est au tour du ministre de l’Agriculture Michel Barnier d’évoquer la création d’un « permis de détention » pour les chiens dangereux, dans le quotidien Le Parisien paru lundi. Les propriétaires doivent aussi être incités à « acheter leur chien auprès de professionnels certifiés et pas sous le manteau », poursuit-il.
Par ailleurs, le ministre rappelle que « les propriétaires ont l’obligation de déclarer leur chiens » mais que « 60 % seulement sont inscrits au fichier de la Société centrale canine ». Il a donc lancé une campagne pour « inciter » les propriétaires à effectuer cette déclaration.

Le bémol de la SPA

Dès samedi soir, la Société protectrice des animaux (SPA) a déploré une « stigmatisation de certaines races de chiens ».
« Bien malin celui qui pourra dire que les chiots issus de tels croisements seront ou pas dangereux ! Que faire des chiens de première catégorie qui vivent paisiblement dans une famille qui a su correctement les éduquer ? »
, a souligné la SPA.
De plus, les dogues impliqués dans le drame d'Auteuil n’appartiennent « ni à la première, ni à la deuxième catégorie », fait valoir l’association, en demandant en priorité la « professionnalisation » du commerce d'animaux de compagnie et l’ « éducation et la responsabilisation » des propriétaires.
« Aucune réglementation ne donnera la clé du problème. La seule solution, c’est l'information du public », rappelait fin août Jean-François Courreau, professeur d’ethnologie et de génétique canines à l’Ecole vétérinaire de Maisons-Alfort (Val-de-Marne). « Règle numéro un » selon lui : « on ne laisse jamais un enfant seul avec un chien ».


Francebourse.com – Alexandra Voinchet, avec AFP

 
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